Myõ Sushi Bar, Lausanne

Ouvert en 1996, Le Myõ Sushi Bar est le premier restaurant japonais de Lausanne. J’ai probablement mangé pour la première entre 2005 et 2010. Il a toujours eu une bonne réputation dans la région avec une clientèle d’habitués, des connaisseurs ou amateurs. Il est mentionné au Guide Michelin et noté 15/20 au Gault et Millau en 2022. Réservation conseillée les midis et les soirs en fin de semaine, surtout quand la terrasse est fermée, car ce n’est pas très grand.

L’établissement est situé au centre-ville, dans un parc, proche de la Place Saint-François, à moins de cinq minutes à pied des bus et du métro. Places de parking à proximité, juste à côté du tribunal et également en dessous, celui de Montbenon.

Le cadre est sympathique, simple et très lumineux avec ses grandes baies vitrées. C’est petit avec seulement 36 places, tables étroites, style comptoir et chaises hautes, un confort un peu particulier, assez bruyant quand c’est plein avec un certain manque d’intimité, car l’espace est petit. Gros point positif avec une très grande et jolie terrasse ombragée de cent places avec vue sur le parc, le lac et les montagnes. Ils sont ouverts du mardi au samedi, midis et soirs, fermés les dimanches et les lundis, Vente à l’emporter.

La carte propose surtout des sushis et sashimis avec quelques entrées, plats et un petit choix de desserts. Un choix de poissons assez varié mais néanmoins classique. Ils mettent en avant l’utilisation de poissons sauvages et des vins biodynamiques.

Exemples de prix :
– soupe miso (8 chf)
– poulet teriyaki (42 chf)
– fondant au chocolat (15 chf)
– thé vert (6.50 chf)
– Coca Cola 33 cl. (5 chf)
– San Pellegrino 100 cl. (9.50 chf).

Myo Sushi Bar, Lausanne

Pour résumer, c’est pour moi l’un des tops japonais de la région lausannoise, une très jolie terrasse, une superbe équipe et une ambiance décontractée. Bien que leur cuisine soit bonne et généreuse, je mange surtout les sushis, car ils sont à mon goût : pas trop gros et assez légers. De plus le maquereau qui est l’une de mes garnitures préférées en sushis est mariné maison. Comparer aux tops genevois, les prix sont un peu plus doux, mais restent assez onéreux pour Lausanne.

Le MYO
Esplanade de Montbenon
Allée Ernest–Ansermet 1
1003 Lausanne
+41 21 323 22 88
www.myo.ch

Crédit photo : foodaholic

7 décembre 2022

Mercredi, 12h00, en solo avec réservation.

Une belle journée claire et froide. Un restaurant qui me semble s’est vite rempli, même peut-être complet.

Deux personnes au service, comme d’habitude, c’était sympa, décontracté et attentionné. Deux aux sushis, deux en cuisine, pas trop d’attente.

Comme souvent, une première commande pour jauger la qualité : saumon ventrèche (11 chf), seiche (10 chf), maquereau (10 chf), loup de mer (12 chf) et aujourd’hui il y avait en plus à la carte, de la sériole (14 chf) et de la daurade (12 chf), des poissons qui ne sont pas toujours à la carte.

C’était bien, c’était bon. Les poissons étaient tops, surtout le loup de mer qui était délicieux, il était au-dessus des autres aujourd’hui. Le maquereau était bon également, bien qu’une teinte légèrement jaunâtre m’a fait un peu peur avec un goût rance, mais au final, c’était bon, même très fondant. La seiche était bien ferme.

En dessert, un mochi glacé au thé vert. Simple, bon et fraîchissant.

24 nigiris, 1 dessert, 1 thé : ~ 145 chf pour une personne.

Ce repas confirme sa position dans le haut du classement en sushis de qualité dans la région lausannoise, surtout avec la prochaine fermeture définitive du Palace Sushizen au 31 décembre 2022.

Myo Sushi Bar, Lausanne

11 octobre 2022

Mardi midi, seul avec réservation. Je suis arrivé vers 12h30 et c’était déjà bien rempli avec passablement du monde sur la terrasse, car il faisait beau et pas trop froid.

C’est mon deuxième repas avec des sushis préparé par leur nouveau chef qui a commencé juste après leur retour de vacance en août et j’avais donc fait un repas le 4 août pour tester, mais malheureusement, ce n’était pas aussi bon que d’habitude. Un riz pas très bien formé, une apparence un peu « triste » et surtout un maquereau sec. Disons que c’était le retour de vacance et le manque d’habitude du nouveau chef.

Aujourd’hui, c’était nettement mieux. L’apparence et le dressage manquait un petit peu d’élégance, les nigiris étaient bons, pas trop gros, ni trop petits, mais il manquait aussi un petit quelque chose pour être « beau », peut-être à cause du stress lors du service, le manque de temps, de mains, car il faut le dire, ils n’étaient que deux pour préparer les sushis.

En tout cas, la qualité du poisson était bien, bon, j’ai adoré le maquereau (10 chf) d’aujourd’hui, peu mariné, très lisse, fondant, il était délicieux. le chinchard (12 chf), la seiche (10 chf), le loup de mer (12 chf), la ventrèche de saumon (11 chf).

Le service était comme à son habitude, attentionné et sympathique dans une ambiance décontractée.

22 nigiris, 2 minérales : ~ 120 chf pour une personne.

23 septembre 2022

Le Myo a un nouveau chef sushi depuis août 2022, j’étais déjà venu une fois quelques jours après sa prise d’emploi juste après leur pause estivale, mais faut avouer que ce n’était pas vraiment top, une baisse de qualité, le maquereau était sec et le riz un peu mal tenu. Disons que c’était pas de chance, le retour des vacances, un nouveau chef …

Aujourd’hui, vendredi midi, je reviens tester, seul avec réservation. Pas de chance, le chef n’était pas présent, renvoyé chez lui, car c’était calme, bon, ce sera les sushis du chef Tim qui possède une bonne technique.

Un midi très calme, deux personnes en salle, deux aux sushis et trois en cuisine. Une ambiance sympathique et décontractée, un service souriant. Comme a mon habitude, je pris place au bar.

Première commande avec du maquereau (10 chf), saumon ventrèche (11 chf), seiche (10 chf) et loup de mer (12 chf). Les poissons étaient bons dans l’ensemble, mais aujourd’hui, rien qui sortait de l’ordinaire, de plus, problèmes de communication, je me suis retrouvé avec des maquereaux grillés au chalumeau, argh, quelle horreur.

Lors de la seconde commande, j’ai repris de la seiche, du maquereau et de l’anguille (12 chf) en plus. L’anguille était froide avec peu de sauce et le maquereau était encore grillé, pourtant demandé non-grillé, une chance dans mon malheur, il ne l’était que légèrement grillé.

Myo Sushi Bar, Lausanne
Myo Sushi Bar, Lausanne

27 mai 2022

Retour au Myo un vendredi soir de ce long weekend de l’Ascension. Réservation pour 19 heures, petite balade avant par le parc de Montbenon où avait lieu un rassemblement de vélos « critical mass » (tous les derniers vendredis du mois). Je me serais plutôt cru à un concert de techno, heureusement la manifestation a bougé vers le centre peu avant 19 heures.

Tous les clients étaient installés sur la terrasse, car il faisait très beau, mais il y avait aussi beaucoup de vent, petit à petit, vers 21 heures, nous étions presque tous à l’intérieur.

Chouette ambiance ce soir, c’était souriant, convivial et décontracté. Peu d’attente entre mes commandes.

je prends quasiment toujours le même trio de nigiris que j’adore : maquereau, seiche et ventrèche de saumon, puis quelques autres, histoire de vérifier s’ils ne sont pas, particulièrement bons ce soir.

Le maquereau (10 chf) que je préfère non flambé est mon péché mignon, est un poisson aux goûts prononcés à chair grasse. Il est mariné dans  un mélange de vinaigre, sucre et sel. Il était fondant, la marinade était équilibrée. Par contre, attention, ça donne une de ces haleines !

La seiche (10 chf) avait une chair ferme au début qui requiert de mâcher un peu pour libérer son goût, la chair devient visqueuse, il faut aimer ce genre de texture.

La ventrèche de saumon (11 chf) avait une coupe assez épaisse, je le demande toujours flambé.

Parmi ceux que je prends de manière aléatoire, il y a l’omelette (8 chf). Elle n’était pas trop sucrée, ferme, assez spongieuse et humide. On y sentait bien le goût des oeufs.

Le loup de mer (12 chf) avait une texture assez ferme, une légère mâche pas désagréable, c’était plutôt bon, mais malheureusement, il n’avait pas le même niveau que celui j’ai mangé à Genève récemment.

J’ai aussi testé l’anguille (12 chf). Je ne suis pas sur à 100%, mais je pense que le chef le prépare lui-même, il avait vraiment une texture différente, moins sucré, moins de sauce, une couleur plus claire, une chair plus ferme. Si c’est vraiment le cas, il est le seul qui le prépare.

C’est rare, mais pour une fois, j’ai pris du crabe (12 chf). C’était correct, sans plus, juste de la chair émiettée, pas spécialement intéressant pour moi.

Pour finir le repas en beauté, une petite boule de glace yuzu (4 chf). Elle était assez sucrée, mais j’avais besoin d’un peu d’acidité pour « alléger » tout ses sushis que j’avais avalé.

Bon ben, je me suis surpassé ce soir avec trente nigiris, une boule de glace, 1 litre de flotte et un café. La petite balade pour prendre le bus de retour ne sera pas superflue.

Myo, Lausanne

Crédit photo : foodaholic

Myo, Lausanne
Myo, Lausanne

Chinatown, Lausanne

Le Chinatown est un très ancien restaurant chinois à Lausanne qui a ouvert en 1985, il y a de fortes chances que le patron actuel soit celui d’origine, mais je n’en suis pas certain. C’est un établissement très bien situé dans l’hypercentre, accessible, joli cadre asiatique propre et bien entretenu, une carte classique, des prix moyens supérieurs.

Le restaurant est assez grand avec au moins soixante couverts et une jolie terrasse. Le cadre est assez typé, très chinois, des tons sombres en bleu, rouge et noir, bien entretenu au fil des ans, c’est propre. Ils sont ouverts du lundi au samedi, horaires coupés, fermés les dimanches.

La carte met en avant une cuisine fait maison avec des vins de la région. Plats du jour, assiettes de la semaine, menu lunch à composer.

Exemple de prix :
– rouleaux de printemps  (7 chf)
– poulet basilic (27 chf)
– nouilles sautées aux légumes (19 chf)
– Coca Cola 50 cl. (5.50 chf)
– café (3.70 chf)

6 décembre 2022.

Mardi midi, en solo, 12h45, sans réservation.

Sans savoir pourquoi, je ne suis pas venu souvent chez eux, c’est pourtant très bien placé et j’avais beaucoup, mais vraiment beaucoup l’opportunité d’y aller.

Un service asiatique, sympathique, parlant francophone, c’était correct,

En entrée, une entrée du jour,  un nem (5 chf). Il était petit avec une farce un peu sèche, mais aussi moins gras, probablement fait maison. Feuille de salade iceberg bien fraîche, feuilles de menthe,

Il était vraiment petit, moité moins volumineux que les industriels. Pour une thune, certains diront que c’est extrêment cher, certains diront être prêts à payer plus pour du fait maison.

Chinatown, Lausanne

Parmi les entrées, j’ai remarqué les seiches à l’ail et piment (14 chf) qui m’ont donné envie. Je pensais qu’ils seraient frits, mais c’était un peu idiot, car ce n’était pas écrit. Un peu déçu, mais ce n’était pas mauvais, sans être particulier, les seiches qui étaient il me semble des supions, étaient sautés avec un peu d’ail et du piment, mais ce n’était pas du tout piquant.

Chinatown, Lausanne

Surprise avec le boeuf croustillant (30 chf) qui était préparé différemment de la concurrence. D’habitude, ce sont des fils de boeuf presque secs et très croquants. La recette du Chinatown est beaucoup moins croquante, un peu croustillant, parfois un peu trop mou, mais on sent plus le boeuf qui faut un peu mâcher.

Le riz nature (2.50 chf) était plutôt bon, peut-être légèrement sec, une portion correcte.

Chinatown, Lausanne

Pour résumer, je le trouve pas mal, ce n’est pas mon chinois favori, mais il est assez satisfaisant pour y retourner et tester plus profondément le reste de la carte.

2 entrées, 1 plat, 2 riz, 1 minérale, 1 café : ~ 60 chf. pour une personne.

Chinatown
Rue Grand-Saint-Jean 1
1003 Lausanne
+41 21 312 39 34
www.restaurantchinatown.ch

Crédit photo : foodaholic

Au Canard Pékinois, Lausanne

Au Canard Pékinois est un très ancien restaurant chinois de Lausanne qui a ouvert en 1996 et qui n’a jamais changé de tenanciers. Un vieux de la vieille qui sait mener sa barque, car il est toujours là, malgré la pléthore de restaurants chinois existants. Il est aussi l’un des rares restaurants asiatiques à bénéficier du Label Fait Maison.

Le restaurant est situé au centre, à la place Chauderon, facilement accessible à pied, en bus et même en train, la gare est à moins de dix minutes en bus. En voiture, il n’est pas évident de trouver une place à proximité mais au pire, il y a le parking payant de Chauderon.

L’établissement est très grand avec une terrasse donnant sur une cour intérieure. Il y a facilement au moins huitante couverts, voire cent. Le cadre est sympathique, chic, richement décoré, très typé, à la façon des « vieux » chinois comme le Fook Moon, l’Empire du Dragon ou le Dun Huang par exemple. Mobilier en bois, petites tables, grandes tables rondes, chaises ou banquettes, ambiance tamisée, couleurs rouge sombre et dorée. Il y a bien sûr un aquarium comme tout restaurant chinois qui se respecte mais ici, il est sous nos pieds !

La carte est longue, le choix vaste, ce qui n’est pas surprenant pour un chinois. Il y a un très bon choix de dim sum, des plats classiques et particuliers comme la sole entière vapeur, porc rôti « cha shao rou ». le poulet basilic « chiew chow » et leur fameux canard laqué. Il y a un joli choix de plats végétariens et une carte de thés très fournie. Au niveau prix, c’est aussi l’un des plus chers de Lausanne.

Exemple de prix :
– potage aigre-piquant (13 chf)
– boeuf croustillant (34 chf)
– bière pression 50 cl. (8.50 chf)
– Coca Cola 33 cl. (5.30 chf)
– Henniez 75 cl. (9.50 chf)
– café (4 chf)

1er décembre 2022

Jeudi, 12h30, en solo, sans réservation. C’était loin d’être complet, mais il y avait un peu de monde. Je remarque souvent qu’ils ont une clientèle assez agée.

Le service était rapide, souriant, très, très attentionné, toujours prêt à remplir votre verre ou votre théaire, c’était presque gênant.  Il y avait beaucoup de monde au service, cinq ou six personnes ce qui est pas mal compte tenu de l’affluence

En entrée, des rouleaux sam si (15 chf). Ce sont des nems, Des rouleaux à base de farine de riz, farci aux porc et légume.

Ils étaient bons, croustillants, pas trop gras. Feuilles de salade iceberg bien fraîches, pas de menthe. Dommage pour la sauce qui allait avec, liquide, mais surtout fade.

Au Canard Pékinois, Lausanne

En plat, une assiette du jour, du poulet au basilic (22.50 chf).

J’aime beaucoup leur recette. La viande était bien tendre, bien qu’ils utilisent un peu de bicarbonate pour attendrir, car il y a toujours cet aspect un peu lisse en bouche, trop lisse pour être une viande 100% naturel. Quoi qu’il en soit, le goût est excellent, je pense la meilleure recette du coin, un goût bien équilibré, parfois doux, desfois salé, un peu amère.

J’adore également leur sauce piquante. Un mélange de piment et d’ail frit avec de l’huile. Il est croustillant, parfumé, pas trop piquant, ça relève bien les plats sans arraché la gueule ou mettre en sueur.

Désolé pour la photo, elle est dégueulasse, mais elle peut donner une idée de la quantité d’un plat du jour.

Au Canard Pékinois, Lausanne

En dessert, rien de spécial, deux boules de glaces (4 chf), parfums : noix de coco et mocca.

Au Canard Pékinois, Lausanne

Repas du 28 juin 2022

Repas entre amis, 4 personnes, un mardi soir, 19 heures avec réservation. Il y avait un peu de monde à l’ouverture du service, mais loin de la capacité maximum.

En entrée, nous avons pris des rouleaux sam si, 4 pièces (14 chf) et des raviolis vapeur « siu mai » au porc et crevette, 4 pièces (14 chf). Comme d’habitude, c’était très bon.

Au Canard Pékinois, Lausanne
Au Canard Pékinois, Lausanne

En plat, nous avons pris des travers de porc à la pékinoise (30 chf) que j’ai trouvé un peu sec, mais c’est le pêché mignon d’un de mes amis. Le poulet au basilic (33 chf) est l’un des plats favoris de mes deux autres amis et qui est aussi l’une des spécialités de la maison, j’aime beaucoup le goût cette sauce, un mélange équilibré entre un peu d’amertume, sucré et salé, en même temps corsé. Moi, j’ai pris la seiche frite au sel de piment (31 chf) qui est bon, mais pas autant qu’il y a une dizaine d’années. Nous avons accompagné nos plats de riz nature (4.20 chf) et de riz cantonais (5.50 chf). mention spéciale pour leur sauce piquante très parfumée qui n’est pas trop forte et avec beaucoup d’ail frit.

Au Canard Pékinois, Lausanne
Au Canard Pékinois, Lausanne
Au Canard Pékinois, Lausanne

Pour résumer, Au Canard Pékinois reste une excellente alternative au très grand nombre de restaurants chinois actuel qui proposent tous un peu la même chose, vous allez payer un peu plus, mais vous aurez un service, un cadre et une cuisine que je pense mieux que la moyenne.

Au Canard Pékinois
Place Chauderon 16
1003 Lausanne
+41 21 329 03 23
www.au-canard-pekinois.ch

Crédit photo : foodaholic

Canard Pékinois, Lausanne
Canard Pékinois, Lausanne
Canard Pékinois, Lausanne
Canard Pékinois, Lausanne

Nagomi, Genève

La Nagomi à Genève est un restaurant japonais situé dans le quartier des Pâquis, à deux minutes de la gare de Cornavin. C’est un vieux de la veille, réputé, parmi les tops japonais de Genève. Pour ceux qui s’en souviennent, il s’appelait avant Uchino. En 2022, Le nagomi est noté 14/20 au Gault & Millau et est mentionné au Guide Michelin.

L’établissement est minuscule, il n’y a que deux tables de deux couverts et sept places au sushi bar pour un total de onze couverts, si on met de côté la cuisine et le WC, il reste peut-être 16 m2 pour les clients et le coin sushi. Le cadre est minimaliste, intime, intimiste pour certains, trop serré pour d’autres, un léger fond musical de jazz.

Au début, il n’y avait que le Nagomi Sushi, mais maintenant, il existe aussi le Nagomi Tempura à la même adresse qui fait cuisine commune avec le côté sushi, mais ce sont deux salles distinctes avec leurs propres entrées et menu. Il existe aussi le Nagomi Ramen qui est situé à une dizaine de minutes, près de la gare, à la rue de la Servette.

La carte est assez traditionnelle, pas très étoffée, mais il y a les grands classiques. Les prix sont assez onéreux, peut-être un poil plus cher, mais relativement dans la même fourchette que la concurrence à qualité équivalente, mis à part pour les plats où parfois, les prix s’envolent un peu. Attention aux prix affichés sur leur site web, ils ne sont pas à jour.

Exemple de prix :
– rouleaux d’été, 2p. (10 chf)
– salade de papaye (10 chf)
– parfait au thé vert (12 chf)
– thé vert, tasse (2 chf)
– café (4 chf)

30 novembre 2022.

Mercredi, 12h00, en solo avec une réservation faite 10 minutes avant.

Je suis arrivé à la gare de Cornavin dans l’idée d’aller manger au Kozan, mais malheureusement, au téléphone, c’était soi-disant complet, j’ai hésité à réserver la veille, mais je n’étais pas sûr d’être assez motivé pour bouger jusqu’à Genève et il ne répond que très rarement hors heures de service. J’ai téléphoné au Kakinuma qui sonnait occupé, vraiment pas de chance. Le Shibata c’était trop loin, Miyako bof, Kirin, hmmm, Wasabi, Fuji, non merci, Kakinuma Temaki Bar ? Sachi ? Puis je me suis souvenu du Nagomi.

Le Nagomi a été l’un de mes premiers japonais à Genève, il s’appelait même encore Uchino, je n’étais plus revenu depuis 2008 et il ne prenait que du cash, ce qui a maintenant changé, mais pas les anciennes Postcard.

Le chef derrière son comptoir, un peu sérieux, fermé au début, un peu plus souriant après coup. Un service sympathique, souriant et décontracté. Une ambiance un peu oppressante au début, mais une fois la nourriture servie, on l’oublie vite.

En amuse-bouche, une escabèche de saumon. C’est du saumon cuit servi dans une petite sauce douce et légèrement acidulée. Un classique dans les japonais pour utiliser les chutes de saumon.

Nagomi, Genève

Une première commande de sushis. Les nigiris sont par pièce, pratique. Thon rouge (7 chf), thon gras (11 chf), bar (6 chf), maquereau (6 chf), sériole (8 chf), seiche (4 chf), negitoromaki (17 chf).

Les sushis avaient une bonne forme, pas trop gros, mais un riz peu trop serré à mon goût. Dans l’ensemble, la qualité des poissons était excellente. J’ai beaucoup aimé le bar avec une chair très ferme. Le thon gras d’un rose très pâle était très fondant. Le thon rouge manquait un peu de goût, il n’y avait pas ce petit goût fort, sauvage, un peu sanguin. Le maquereau était fondant, bien gras, mais avec un très léger goût rance. La seiche m’a un peu décu, il avait une forme, une texture qui ressemblait beaucoup aux toppings. Le negitoromaki, coupé en huit, était très bon.

Nagomi, Genève
Nagomi, Genève

Le ikauniae (15 chf) était top. C’est de la seiche coupée en vermicelles et mélangée avec de l’oursin. C’était bon, texture élastique, souple, légère amertume. La texture de la seiche était différente de celle en nigiri.

Nagomi, Genève

Les classiques brochettes de poulet (14 chf) étaient bonnes, bien cuites, tendres.

Nagomi, Genève

Les kakifurai (42 chf), des huîtres panées, six pièces, servies avec une petite salade, un quartier de citron et une sauce tonkatsu, c’est une sauce épaisse, brune, douce et acidulée.

C’était très bon, une friture légère. pas trop grasse, croustillante, un goût iodé. Je n’ai pas trop aimé la sauce à salade, un peu sésame, un peu vinaigrette, trop liquide, fade.

Nagomi, Genève

Pour finir, une deuxième commande de sushis avec à nouveau du maquereau et du bar, ainsi que pour tester, une omelette (4 chf) et une anguille (8 chf).

L’omelette est faite maison, pas trop sucrée, spongieuse, moelleuse. L’anguille était bonne, mais pas trop à mon goût, le chef utilise une variété d’anguille que je trouve un peu cartonneuse.

Nagomi, Genève
Nagomi, Genève

Pour résumer, ça m’a fait plaisir d’avoir retester le Nagomi après toutes ces années, il est bon, mais même si le service était sympathique, il est pour moi en peu en dessous des autres en qualité et un peu plus cher au niveau des prix.

2 entrées, 1 plat, 12 nigiris, 1 maki, 1 thé, 1 café : ~ 170 chf. pour une personne.

Nagomi
Rue Zurich 47
1201 Genève
+41 22 732 38 28
www.nagomi.restaurant

Crédit photo : foodaholic

Coup de Soleil, Lausanne

Le Coup de Soleil est le nouveau nom du restaurant de l’hôtel La Paix à Lausanne. Anciennement La Paix Restaurant, c’est un restaurant bistrot lounge qui a été rénové durant cet été : un nouveau bar, mobilier, les murs ont été rafraichis, les baies vitrées ont été changées ainsi que les stores. Il est situé en plein centre-ville, à deux pas de la Place Saint-François, bus à cinq minutes, métro et train à dix minutes. Le parking de Bellefontaine (payant) est juste en face de l’hôtel.

Il fait partie de l’hôtel de La Paix à Lausanne, un établissement 4* inauguré en 1910 qui abrite aussi Le Benjamin Bistro Bar, La Terrasse de La Paix et La Paix Blue qui est un bar. Le restaurant a déjà été rénové en 2004, mais je n’ai aucun souvenir de comment c’était avant, même si je passais presque tous les jours devant quand j’étais adolescent, mon premier repas doit dater entre 2010 et 2015.

Le restaurant et le bistrot font salle commune avec chacun son côté, la terrasse est située au 1er étage. Un cadre élégant dans des tons blancs marbre, dorés, jaune pâle, de beaux volumes, lumineux avec de grandes baies vitrées qui offrent une superbe vue panoramique. L’ambiance fait assez chic depuis l’extérieur, mais c’est au final assez décontracté.

Les différents lieux sont ouverts tous les jours, mais chaque endroit possède ses horaires propres. des horaires continus pour certains, coupés pour d’autres. Un brin compliqué cette histoire.

Le restaurant, le bistrot, la terrasse et le bar proposent la même carte, une cuisine de terroir privilégiant les produits de la région. Le bistrot propose une carte snack durant l’après-midi et la terrasse propose des cocktails.

Exemple de prix :
– planchette Swiss style (28 chf)
– risotto aux champignons (38 chf)
– poisson du marché (45 chf)
– dessert du jour (14 chf)
– eau filtrée 50 cl. (5 chf)
– Coca Cola 33 cl. (6 chf)
– café (4.20 chf)

2 novembre 2022.

Mercredi midi, seul, sans réservation, 13h00. C’était passablement bondé, probablement à cause du Festival TheFork.

Le service était sympathique, ils étaient trois en salle, plus une personne au bar et un manager. C’était rapide, attentionné, pro et décontracté, un style comme j’apprécie.

Pour débuter, un petit amuse bouche composé de lentilles.

Coup de Soleil, Lausanne

En entrée,  un tataki de cerf en vinaigrette de fruits secs au balsamique (27 chf), courge spaghetti à l’huile de noisettes.

Je m’attendais à quelques chose de plus cru, mais c’était pas si mal en fait, la viande était tendre avec un assaisonnement assez vif. acidulé, doux.

Coup de Soleil, Lausanne

Pour suivre, j’ai pris en portion entrée, le tartare de veau à la fleur de sel (28 chf). stracciatella parfumée à l’huile de truffe blanche.

Un plat simple et bon. Le tartare était taillé assez finement, peut-être pas au couteau, car la texture était un peu hachée. La stracciatella était onctueuse, fraîche, juste ce qu’il fallait.

Coup de Soleil, Lausanne

En dessert, poire juteuse reconstituée (15 chf), chutney de fruits secs, glace cannelle.

Il était bon, mais je m’attendais à trouver plus de poire, c’était un dessert assez chocolat.

Coup de Soleil, Lausanne

Pour résumer, un repas gourmand, simple et bon, dommage pour le dessert trop chocolaté à mon goût.

2 entrées, 1 dessert, 2 minérales, 1 café : ~ 85 chf. pour une personne.

Coup de Soleil
Hôtel de la Paix
Avenue benjamin-Constant 5
1003 Lausanne
+41 21 310 71 71
www.hoteldelapaix.net

Crédit photo : foodaholic