GrandCoeur, Paris

Le GrandCoeur est un restaurant & brasserie française à Paris, il est situé dans le 4e, le quartier des Marais. Une table portée par le chef Mauro Colagreco, connu pour son restaurant 3*, le Mirazur à Menton.

L’établissement se trouve au milieu d’une cour pavée qui est entourée de studios de danse. Une salle avec un côté rustique avec ces pierres brutes et poutres, la terrasse peut être couverte, mais il manque un peu de confort avec ces petites tables et chaises pliantes en métal.

Ils sont ouverts tous les jours, horaires coupés.

La carte propose une cuisine simple et très alléchante à la lecture et aussi fort abordable.

Exemples de prix : finocchina (17), poulpe de roche (24), linguine de homard (48), poisson sauvage pêché à la ligne 33), assortiment de fromages (17), eau minérale 75 cl. (6.50), café (2.80).

Samedi 9 juillet 2022

5e et dernier jour de notre séjour « Paris GT 2022« , repas de midi.

Réservation pour trois personnes à 12h30. Nous avons mangé sur la terrasse sur fond de musique des écoles de danse autour. Les mangent assez tard, même à 12h30, il n’y avait personnes, mais la terrasse s’est vite remplie.

Nous sommes deux a avoir succombé aux charmes du gaspacho de poivron, cerise et maquereau (19) qui a été une  grosse surprise. Un plat qui claquait visuellement, haut en couleur, frais, délicieux et gourmand, un maquereau sublime.

Pendant toute la semaine, j’ai espéré pouvoir trouver un super bon maquereau dans un japonais et de pouvoir en manger jusqu’à plus faim et ce n’est que le dernier jour que je le trouve et en plus dans une brasserie française.

GrandCoeur, Paris

Le troisième comparse a choisi le cecina de bœuf wagyu et son pain à l’ail (18).

GrandCoeur, Paris

En plat, mon ami a pris une seconde entrée, un vitello tonnato aux câpre, copeaux de parmesan (19). Apprêté différemment de la classique sauce au thon épaisse qui nappe les tranches de veau. La version du GrandCoeur était bien plus élégante et surtout appétissante, rien que la couleur des tranches de veau faisait très envie.

GrandCoeur, Paris

En plat, j’ai pris une suggestion du jour, c’était un tartare de boeuf (29) accompagné de quelques pommes de terre rôties bien fondantes. Un tartare simple et bon, une viande tendre, bien coupée, bonne taille.

GrandCoeur, Paris
GrandCoeur, Paris

Notre amie a choisi en plat, une entrée, un arlequin de tomates et burrata (19). Une entrée colorée qui m’a parue assez copieuse.

GrandCoeur, Paris

En dessert, notre amie n’a pas su résister à l’appel du clafoutis aux cerises (14) qui était plus gateau que flan, le rendant assez copieux, mais pas moins gourmand.

GrandCoeur, Paris

Pour résumer, cette adresse a été une très belle surprise, le gaspacho et maquereau était simplement sublime, parmi mes plats préférés de tout notre séjour. J’ai remarqué après coup qu’un café nous a été facturé en plus, mais bon, à 2.80€, le moins cher de notre séjour, pas quoi de faire des histoires. 

GrandCoeur
41 rue du Temple
75004 Paris, France
+33 1 58 28 18 90
www.grandcoeur.paris

Crédit photo : foodaholic

Marsan, Paris

Marsan est le restaurant gastronomique 2* Michelin (2022) à Paris d’Hélène Darroze, connue comme jurée de l’émission Top Chef, elle a également d’autres restaurants étoilés dont un 3* à Londres. Marsan est situé dans le 6e à Saint-Germain-des-Prés.

L’établissement est grand, sur deux étages, il abrite plusieurs concepts. Au rez, « la table de partage », une très grande table de ferme de vingt couverts ainsi que la cave. À l’étage, « la table du chef », une table située devant la grande cuisine ouverte pouvant accueillir jusqu’à sept convives et permettant de voir la brigade en direct. Puis « la salle à manger » avec un cadre chic, lumière très tamisée, grandes tables, de jolis volumes et espaces.

Ils sont ouverts du mardi au samedi, horaires coupés, fermés les dimanches et les lundis.

Différents menus selon les concepts. Celle de la salle à manger propose un menu pour le déjeuner et un le soir en deux versions.

Exemples de prix : menu déjeuner (95), menu 6 services (175), menu 9 services (225), San Pellegrino (7€), thé vert gyokuro (7), café (7).

Marsan, Paris

Jeudi 7 juillet 2022

3e jour de notre séjour « Paris GT 2022« , repas du soir.

Réservation pour trois personnes, 19h45. Restaurant complet. Une garantie bancaire a été demandée lors de la réservation (en ligne), en cas d’annulation tardive, non présentation ou convive manquant, des frais de 175€ par personne seront facturés.

Nous avons tous choisi le menu en 6 services (175).

L’anchois des pêches de la Côte Basques
salade de haricots verts, groseilles et amandes fraîches,
stracciatella, poutargue royale

ou

Caviar Krystal (+55)
thon rouge, melon, bouillon d’algues

* * *

Foie gras de canard des Landes
cardamone, cerises bigareaux, gelée à éla kriek,
pistaches et fleur de sureau

* * *

Rouget grondin, pavé cuit sur binchotan
courgettes, olives et basilic
vinaigrette, jus de rouget, aïoli au youzu kosho

* * *

Agneau de lait des Pyrénées
selle en rognonnade, chuletilla grillée
artichaut violet, pistou à la menthe, jus aux câpres

ou

Boeuf Wagyu A5 de Gunma (+85)
filet grillé, carpaccio à la crème d’ail rose
oignon calçot laqué, jus de boeuf au poivre vert

* * *

L’ardi Gasna d’estives
confiture de cerises noires

* * *

Autour du chocolat Nyambo et du thé rouge

ou

Baba au rhum (+18)
rhubarbe et chantilly à la vanille bourbon

Le repas a commencé par quelques tuiles aux parfums différents et un amuse bouche à base de maquereau cru, romarin frais ciselé à table, à manger comme un tacos, rigolo, mais surtout délicieux, j’ai adoré.

Marsan, Paris
Marsan, Paris

1er service :

Mes amis ont choisi l’anchois des pêches de la Côte Basque … accompagne une salade de haricots verts de chez Patricia Dondaine, de groseilles et d’amandes fraîches, straciatella, poutargue royale.

Je me suis laissé tenter par la surprenante association du caviar Krystal du lac aux mille mots … avec thon rouge de St Jean de Luz et le melon piel del sapo, bouillon d’algues légèrement fumé, caviar noir de la rivière Amor.

C’était excellent, un plat très frais et gourmand, légèrement acidulé, doux, croquant.

Marsan, Paris
Marsan, Paris

2e service : Le foie gras de canard des Landes trié par Robert Duperier … légèrement assaisonné de cardamone noire d’Inde, puis confit, cerises bigareaux, gelée à la kriek, pistaches de Sicile et fleurs de sureau.

C’était bon et fin, des goûts subtils, le fois gras était fondant.

Marsan, Paris

3e service : le gros rouget grondin de Saint-Jean de Luz … pavé cuit sur le binchotan … courgettes blanches, olives Taggiasches et basilic en vinaigrette de pépins de tomates relevée de harissa, jus de rouget, aïoli au yuzu kosho.

Un plat qui claque, la vinaigrette et l’aïolia ont donné beaucoup de punch à un rouget très bien cuit.

Marsan, Paris

4e service :

Mes amis ont pris le boeuf Wagyu A5 de la préfecture de Gunma au Japon … filet grillé à la cheminée, carpaccio à la crème d’ail rose de Lautrec … oignon calçot laqué, jus de boeuf au poivre vert fermenté.

J’ai goûté au filet et oh mon Dieu, que c’était tendre, je n’ai jamais mangé un morceau aussi délicieux et fondant. J’ai déjà eu l’occasion de manger du boeuf de Kobe, mais ça n’avait rien de « délicieux », intéressant, fondant, mais gras et écoeurant à la longue. Comme le carpaccio, intéressant, très beau visuellement, persillé, mais trop gras en bouche. Il y avait aussi une sorte de ragoût au goût corsé dressé sur une sorte de pain chinois, mentionné nulle part.

Marsan, Paris
Marsan, Paris
Marsan, Paris

J’ai pris l’agneau de lait des Pyrénées Axuria … la selle est rôtie en rognonnade, la chuletilla est grillée au barbecue … artichaut violet comme à Rome, pistou à la menthe, jus aux câpres de Pantelleria.

C’était délicieux, la viande était tendre et juteuse, les rognons en mousse, artichauts très grillés, croustillants.

Marsan, Paris

5e service : L’ardi Gasna d’estives de la vallée d’Urkulu … sélectionné par Béñat, notre fromager à Saint-Jean de Luz, confiture de grosses cerises noires d’Itxassou.

Le fromage a été râpé à table sur une tuile façon « merveille ». Mon amie a adoré ce plat, mais moi, je n’ai pas pu. L’odeur de ce fromage de Brebis au parfum puissant, m’a un peu retourné l’estomac, cela allait encore avec la délicieuse confiture, mais je n’ai pas réussi sans.

Marsan, Paris

6e service : autour du chocolat Nyambo du Ghama au thé rouge de Chine fumé … la noisette s’invite pour un jeu de texture. 

Une note de douceur pour finir. Un dessert frais, doux et croquant, légère amertume.

Marsan, Paris

Mon amie a opté pour le véritable baba, signature de nos maisons … il est imbibé de l’armagnac Darroze de votre choix et accompagné de rhubarbe Goliath de chez Mathieu Vermes cuite en croûte de sucre et de rose et de chantilly à la vanille bourbon caramélisée.

Elle avait le choix entre trois armagnacs d’âges différents, elle a apprécié le baba et la chantilly, mais pas trop la rhubarbe que j’ai mangé, c’est vrai qu’elle était hyperacide, j’ai presque versé une larme.

Quelques mignardises pour accompagner nos cafés en fin de repas : chocolat, gâteau, guimauve, dommage, mais c’était beaucoup trop sucré, lourd et dense.

Marsan, Paris
Marsan, Paris
Marsan, Paris

Pour résumer, nous avons passé une bonne soirée, malgré une table forte bruyante, nous avons eu du mal à parler entre nous, mais cela aurait pu être pire, on aurait pu être assis à côté de leur table.

Jolie prestation globale de l’équipe en salle avec une mention pour le directeur, le sommelier ou les personnes à l’accueil, dommage pour les quelques personnes un peu « fermées », ils ont juste fait leur travail, mais sans plus, sans échanges. Nous avons salué la cuisine en sortant, mais nous avons reçu aucune réponse.

Très beau menu dans l’ensemble avec quelques plats excellents, mais les mignardises étaient trop sucrées.

Dommage pour les eaux minérales qui ont été facturées à l’unité, mais je ne suis pas plus étonné que ça, c’est pareil en Suisse, La bonne surprise c’était d’avoir eu un « forfait » eau à volonté chez La Scène.

3 menus « 6 services » (1  caviar, 2 wagyu, 1 baba), 1 verre de vin rouge, 5 bouteilles d’eau, 2 cafés, 1 thé, environ 840€.

Marsan
4 rue d’Assas
75006 Paris, France
+33 1 42 22 00 11
www.marsanhelenedarroze.com

Crédit photo : foodaholic

La Scène, Paris

La Scène est le restaurant gastronomique 2* Michelin (2022) à Paris de Stéphanie Le Quellec, gagnante de la saison 2 de Top Chef. Il est situé dans le 8e près du Ministère de l’Intérieur.

L’entrée se fait par le bistrot au rez, la salle à manger est au sous-sol. Une salle en longueur avec une cuisine ouverte, un peu moins de trente couverts, une ambiance chic, feutrée. lumière tamisée.

Ils sont ouverts du lundi au vendredi, horaires coupés, fermés les samedis et les dimanches.

Il n’y a pas de menu à la carte, mais trois menus surprises, un au déjeuner et deux le soir. Accords mets et vins.

Exemples de prix : menu « résumé« , 4 actes (135), menu « version originale« , 7 actes (250), menu « riche histoire« , 10 actes (335), Chateldon 75 cl. (10€), Billecart-Salmon rosé 10 cl. (34), café (8).

Mardi 5 juillet 2022

1er jour de notre séjour « Paris GT 2022« , repas du soir.

Réservation pour  trois personnes à 19h45. Restaurant complet. Une emprunte bancaire a été demandée lors de la réservation (en ligne), en cas d’annulation tardive, non présentation ou convive manquant, des frais de 250€ par personne sera prélevée.

Quelques mises en bouche en guise d’apéro pendant que nous choisissons le menu.  Mini tartelette de haricots coco et bulot ainsi qu’une petite tarte au foie gras et menthe. Pour accompagner, un verre de champagne Billecart-Salmon Rosé (34) et deux cocktails sans alcool (17).

La Scène, Paris
La Scène, Paris

Nous avons choisi le menu « version originale » en sept actes (250).

Huîtres et coquillages de pêches à pied
fine gelée de crevettes grises

Thon rouge de mediterannée
haricots verts, cerises, herbes fraîches

Caviar Kristal
pain mi-perdu, mi-soufflé, pomme pompadour

Turbot de ligne
céleri, celtuce, fleur d’oranger

Petit pois
à la française

Ris de Veau
artichauts, tomates, olives noires, truffe noire

Vanilles d’origine
Tahiti en crème brûlée, Madagascar en crème glacée

La Scène, Paris
La Scène, Paris

1er acte : huîtres et coquillages de pêches à pied, fine gelée de crevettes grises.

Kumquats, salicornes, vongoles, palourdes, couteaux, la gelée de crevettes grises était très puissante, un petit plat frais, légèrement acidulée, 

La Scène, Paris

Pour ceux qui n’aimait pas les coquillages, ils avaient préparés du chou kalé au caviar croquant qui a simplement fait un aller retour.

La Scène, Paris

2e acte : thon rouge de méditerannée, haricots verts, cerises, herbes fraîches.

Une tranche de thon rouge accompagnée d’une tomate fatiguée (très mure ?) dans son jus, sorbet aux herbes. Un plat simple, frais, mais assez quelconque. C’était correct, sans plus, je n’ai pas trouvé le thon fantastique, même assez fade.

La Scène, Paris

3e acte : Caviar Kristal, pain mi-perdu, mi-soufflé, pomme pompadour.

Un plat servi tiède, très gourmand, un cube croustillant dehors et moelleux dedans. Le caviar était agréable, pas trop salé, ni trop iodé. Totalement en contraste avec le plat précédent.

Ce caviar Kristal, j’aurais l’occasion de le voir un peu partout durant notre séjour, il semble être utilisé par beaucoup de restaurants. Il s’agit d’un caviar provenant de Chine, j’entends déjà les mauvaises langues, mais il n’est pas de si mauvaise qualité, ce n’est pas non plus le moins cher sur le marché.

La Scène, Paris

4e acte : Turbot de ligne, céleri, celtuce, fleur d’oranger.

J’ai beaucoup aimé la sauce de ce plat, puissant et corsé, à base d’arrêtes du turbot. Garni de céleri et celtuce, je ne connaissais pas ce légume aussi connu sous le nom de laitue chinoise ou laitue asperge.

Petit bémol pour la cuisson, un brin trop longue, car un jus coagulé a commencé à se former.

La Scène, Paris

5e acte : petit pois à la française.

Un plat amusant avec une déclinaison autour du petit pois.

La Scène, Paris

Petite pause avec un granité à l’agastache, une plante, fleur de couleur violette. Première fois que j’en mangeais.

6e acte : ris de Veau, artichauts, tomates, olives noires, truffe noire.

Un plat plein de punch, très gourmand. Un ris croustillant, moelleux, mais un petit peu trop cuit, il avait un peu perdu de sa souplesse. Le jus était gourmand, une touche d’agrume avec du kalamansi, mais il était trop réduit, trop salé, je n’ai vraiment pas pu sentir la truffe noire.

C’est osé de servir un abat dans un menu surprise. Coup de malchance pour mes amis qui n’aiment pas ce genre de produit, mon ami a avalé sans réfléchir et son amie a goûté et j’ai fini son plat.

La Scène, Paris

Pré dessert avec une déclinaison autour du pain.

La Scène, Paris

7e et dernier acte : vanilles d’origine, Tahiti en crème brûlée, Madagascar en crème glacée.

J’ai beaucoup aimé cette crème brûlée, fine, facile à manger, un appareil très léger.

La Scène, Paris

Pour finir notre repas et accompagner nos cafés (8) : un gâteau nantais, des sablés bretons, une mousse au chocolat, huile d’olive et fleur de sel, un mélange étonnant qui se mariait bien.

La Scène, Paris

Bon, bon, bon, pour résumer, un repas plutôt plaisant dans l’ensemble et pour tous les convives, mes amis ont fortement aimé le service, mais on regrette que la cheffe Le Quellec n’ai pas fait un tour un salle, elle s’était éclipsée avant la fin de service.

J’ai trouvé le service très, trop « insistant », évoquant trop de détail, mais je me suis trompé, car j’ai oublié le contexte, tout est travaillé pour donner une impression de « pièce de théatre » comme les mots utilisés un peu partout : la scène, version originale, riche histoire, la troupe, représenation, etc.

3 menus, 1 verre de champagne, 2 cocktails sans alcool, 3 cafés, eau à volonté. Environ 850€ pour trois personnes.

J’ai beaucoup aimé le  système « forfait » où l’on facture seulement une bouteille d’eau pour un service à volonté tout au long du repas. Pour des personnes comme moi qui ne boivent pas d’alcool, c’est vraiment très chouette de ne pas devoir payer 50 francs en eaux minérales. 

Les toilettes valent le détour pour un jeter un coup d’oeil, ils sont plutôt originaux.

La Scène
32 Av. Matignon
75008 Paris, France
+33 1 42 65 05 61
www.la-scene.paris

Crédit photo : foodaholic

La Scène, Paris

Le Pont de Brent

Le 9 juin 2022 marquait un nouveau départ pour le fameux restaurant gastronomique Le Pont de Brent, repris par le chef Antoine Gonnet et sa compagne Amandine Pivault qui officiaient encore il y a peu, au 42 à Champéry qui était noté 16/20 au Gault et Millau.

Le Pont de Brent a été hissé en haut lieu de la gastronomie grâce au chef Gérard Rabaey et son épouse Josette. Légendaire pour certains, mythique pour d’autres, l’établissement créé en 1980 a atteint 19/20 au Gault et Millau et 3* au Guide Michelin au moment de leur retraite en 2010, puis repris en 2011 par le chef Stéphane Decotterd jusqu’en 2021 avec un 18/20 au Gault et Millau et 2* au Guide Michelin. En 2022, un nouveau chapitre commence pour cet endroit historique avec Antoine et Amandine.

L’établissement est situé sur les hauteurs de Montreux, à une petite dizaine de minutes du lac. Juste en face de l’établissement, quelques places de parking privées sont réservées aux clients.

Ils sont ouverts du mardi au samedi, fermées les dimanches et les lundis. Horaires coupés.

La salle a été rénovée et remise aux goûts par les nouveaux propriétaires. Ayant mangé sur la terrasse, je n’ai pas de photos, dommage, peut-être la prochaine fois. 

La carte propose pour le moment 3 menus. Un menu servi exclusivement à midi, et deux autres menus disponibles les midis et soirs.

Exemples de prix : menu d’affaire, 4 services (85 chf), menu rosée matinale, 7 services (160 chf), menu brise d’été, 9 services (190 chf), Coca Cola 33 cl. (8 chf), bière 33 cl. (10 chf), Sembrancher 75 cl. (12 chf), café (6 chf).

Repas du 17 juin 2022

Déjeuner avec un couple d’amis de la région. Mon premier vrai repas « gastronomique » après plus de dix ans de pause et c’était aussi une première pour mes amis.

Nous sommes venus en voiture, parking privé à dix mètres de l’établissement. Qu’il est agréable de pouvoir se parquer si facilement, sans devoir tourner en rond. 

Nous avons été accueillis par la maîtresse des lieux, puis son équipe a pris le relais. Un service composé de trois personnes, souriantes, sympathiques, une ambiance décontractée tout en respectant le « protocole ».

C’était un service de midi assez calme avec sept clients, nous compris. Nous étions tous sur la petite terrasse, un petit jardin ombragé, un sol pavé, un ruisseau qui coule et quelques insectes.

Petit « apéritif », le temps de nous mettre d’accord sur le choix du menu. Un martini blanc (10 chf) pour mon amie, un coca (8 chf) pour mon ami et pour moi, un cocktail sans alcool improvisé (14 chf). Sans alcool, car je suis sensible à sont goût, je ne sens que ça.

Nous nous sommes mis d’accord pour le menu « rosée matinale » (160 chf) qui était sans compter le menu lunch, le petit menu.

Moule
Foie Gras/ Cédrat
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Haricot vert
Perche de Loë/ Cerise
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Homard Bleu
Chou-fleur/ Agrume
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Sandre
Cresson/ Coquillage
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Consommé
Raviole/ Livèche
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Volaille La Belle Luce
Epinard/ Sauce Suprême
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Fromages d’ici et d’ailleurs
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Framboise
Petit pois/ Menthe

En préambule, quelques mignons amuse-gueules : minis malakoff au gruyère, croustillants aux champignons et café, sphères de tomates au basilic thaïe. Ils étaient tous les trois bons, mais mon préféré était le malakoff.

Le Pont de Brent
Le Pont de Brent
Le Pont de Brent

Le pain qui accompagnait le repas a été fabriqué par Thomas Marie de Bread Store, un meilleur MOF boulanger 2007.

Je n’ai pas su apprécier ce pain qui était pas trop à mon goût. Une croûte épaisse, une mie dense, lourde, un peu collante avec une acidulée un peu trop prononcée pour moi.

Le Pont de Brent

Le menu a commencé par une mise en bouche à base de moule, foie gras, cédrat : Préparation originale avec un foie gras râpé très fondant en bouche qui cachait en dessous une gelée de cédrat et quelques moules.

Comparé à la forme normale du foie gras, le goût était présent, mais c’était plus léger, plus facile à manger. Plus fin, c’est peut-être une bonne façon d’en manger un peu pour les personnes un peu récalcitrantes.

Le Pont de Brent

Haricot vert, perche de Loë et cerise : visuellement réussi, cela m’a fait penser à une petite création florale. Une tartelette fine et croquante, des goûts simples, natures, une crème légèrement acidulée, une touche fruitée.

Le Pont de Brent

Homard Bleu, chou-fleur et agrume : c’était très bon, un chou-fleur décliné en de nombreuses formes : sauce, bavarois, nature et taboulé. J’ai beaucoup aimé la pince en tempura. Si seulement  je pouvais en manger à volonté comme un sushi, ce serait un premier pas vers le paradis.

Le Pont de Brent
Le Pont de Brent

Sandre, cresson, coquillage : un plat sympathique et bon. Quelques vongoles et couteaux ciselés, dressés sur un morceau de sandre bien épaisse au centre d’un coulis épais et onctueux de cresson. Excellente cuisson de la sandre qui était tendre avec une peau croustillante.

Le Pont de Brent

Consommé, raviole, livèche : très parfumé, il a vite embaumé la table. Une petite raviole de volaille à la pâte fine et tendre. Un goût super, corsé, explosif. Un plat qui était en contraste à ses prédécesseurs qui étaient plus sur des notes nature, fines, subtiles.

Le Pont de Brent

Volaille La Belle Luce, épinard, sauce Suprême : une pièce taillée dans la poitrine dans le sens de la longueur, accompagné d’un duo de chanterelles crues et marinées. La cuisson de la volaille était parfaite, une chaire d’une telle tendresse, c’était fabuleux, aussi fondant qu’un saumon mi-cuit.

C’était moi ou il y avait un effet « gloss » sur ce poulet ? Une gelée, une sorte d’abricotine, le secret de son moelleux ? Ou simplement mes larmes de bonheur qui me jouaient des tours.

Je choisis très rarement de la volaille au restaurant, sécurité oblige, c’est souvent trop cuit à mon goût, mais là, j’ai été épaté, bluffé. Pour moi, la cuisson était parfaite, mais mes amis auraient préféré un petit peu plus cuit.

Le Pont de Brent

Émulsion moitié-moitié aux myrtilles : un plat déroutant, la première bouchée était bizarre, même un peu écoeurante, mais petit à petit, le palais s’est habitué et c’est devenu plutôt bon et plaisant. Il pouvait être remplacé par le chariot de fromage (+18 chf) ou de la faisselle accompagnée de sucre, crème et confiture.

Le Pont de Brent

Framboise, petit pois, menthe : pour clore ce menu, un dessert coloré et léger, sorbet framboise, menthe en granité, c’était très rafraichissant.

Le Pont de Brent

Pour mettre un point final à ce repas, quelques mignardises pour accompagner nos cafés. Un coffret remplit de chocolats, des macarons ainsi que des bricelets confectionné par madame Rabaey.

Le Pont de Brent
Le Pont de Brent
Le Pont de Brent

Pour résumer, un joli repas haut en couleur, textures et goûts, mélangeant des produits de la terre et de la mer, un régal du début à la fin. Les cuissons étaient très justes avec un joli travail de mise en scène autour des plats.

Un repas qui me redonnerait presque envie de remettre un pied dans ce monde gastronomique « chic et étoilé » après ma pause.

Ce lieu est un peu particulier pour moi, parmi les nombreux restaurants gastronomiques, il a fait partie de mes préférés, j’y ai passé des moments délicieux, j’ai eu la chance de pouvoir déguster en 2008, 2009 et 2010 à la cuisine de Gérard Rabaey quand il était aux commandes, il avait un style que j’appréciais beaucoup. Le pot-au-feu de foie gras, le canard de « Challans » rôti au cassis, le ris de veau … ahhh.

Je souhaite aux nouveaux tenanciers un destin tout aussi extraordinaire.

Le Pont de Brent
Route de Blonay 4
1817 Brent
+41 21 964 52 30
www.lepontdebrent.ch

Crédit photo : foodaholic

Le Pavillon, Vevey

Le Pavillon à Vevey est l’un des restaurants de l’Hôtel Astra qui propose plusieurs zones de consommation. La Brasserie historique, La Coupole 1912, le jardin d’hiver Le Pavillon et le Lobby-Bar & Lounge.

Pile en face de la gare, l’hôtel est situé à vingt mètres de la sortie . Le Parking de la gare aussi juste à côté, difficile de faire plus près.

La Coupole, Le Pavillon, l’espace bar et lounge ainsi que la terrasse sont tous côte à côte. Le Pavillon avec une trentaine de places est entièrement bordé de baies vitrées ce qui donne un endroit très lumineux, .

Tout ce petit monde est ouvert tous les jours de 8h à  23h, Horaires de cuisine coupés, mais il y a une petite carte entre 12h et 18h.

La carte propose des plats traditionnels suisses et de brasserie. Il y a des suggestions de la semaine (plat du jour), carte brasserie, un menu dégustation, propositions de saison et la petite carte.

Exemples de prix : plat du jour (24.50 chf), salade caesar (19.50 chf), planchette du terroir (24 chf), filets de perches des Alpes (43.50 chf), émincé de veau zurichois (40.50 chf), mousse au chocolat (14.50 chf), Coca 33 cl. (5.20 chf) Henniez 75 cl. (9.30 chf), café (4.20 chf).

Repas du 11 juin 2022

Comme d’habitude et pour ne pas changer, je suis venu en train, pourquoi s’en privé, Le trajet Lausanne Vevey ne prend qu’un quart d’heure.

Repas avec un ami qui a réservé pour 13h30. Un peu tard, mais sachant qu’ils restent ouverts l’après-midi, c’était un choix pratique pour manger tardivement et sans se presser.

En entrée, j’ai jeté mon dévolu sur le carpaccio de filet de boeuf (21.50 chf ) mariné à la sauce ponzu, pickles d’oignons, rucola et croustillants de fromage.

Bien, il était bon, une jolie entrée légère, colorée et pleine de goûts. Un plat simple, mais assez travaillée avec les croustillants, les pickles, les perles de tomates ? Par contre,  je n’ai pas senti le goût de l’agrume dans la marinade au yuzu,

Le Pavillon, Vevey

Mon ami a choisi en entrée, le duo d’asperges blanches et vertes (21.50 chf) avec à choix sauce hollandaise ou beurre fondu. Oh purée, c’était sacrément bien servi. J’ai bien rigolé lorsque j’ai vu sa portion « entrée ».

Le Pavillon, Vevey

En plat, j’ai pris le pavé de saumon Swiss Lachs en croûte de fines herbes (34.50 chf), pommes nature et asperges vertes et blanches, sauce hollandaise.

Une assiette plutôt sympathique et bien servie. Le saumon était bon, mais un petit peu trop cuit alors que je leur ai demandé de ne pas trop le cuire. La sauce était bonne, épaisse et onctueuse. Les pommes de terre bien cuites. Généreusement servies, les asperges étaient bonnes, mais les blanches étaient un peu trop filandreuses.

Le Pavillon, Vevey

L’Astra Royal Burger (25.50 chf) que mon ami a choisi en plat était un steak haché de bœuf de nos Monts (CH) maison, gratiné au Vacherin Fribourgeois AOP et accompagné de pommes frites de notre région.

Un burger qui m’a paru sympathique, mais pas facile à manger, car le mélange de jus, sauce et fromage fondu coulait abondamment de partout. Sur la photo, c’est plutôt propre, mais quand il a commencé à manger, c’est vite devenu vite « sale », dégoulinant, plein les mains, de plus, la viande un peu trop apparemment trop ferme, un peu trop cuite.

Le Pavillon, Vevey

Pour résumer, un endroit bien situé, une carte sympathique, des prix s’approchant d’une brasserie « de luxe », les boissons sont un peu chères, mais j’ai bien aimé le service attentionné et sympathique.

Le Pavillon
Hôtel Astra
Place de la Gare 4
1800 Vevey
+41 21 925 04 04
www.astra-hotel.ch

Crédit photo : foodaholic

La Paix Restaurant, Lausanne

La Paix Restaurant fait partie de l’hôtel de La Paix à Lausanne, un établissement 4* qui abrite aussi le Benjamin Bistrot & Bar, la Terrasse de La Paix et La Paix Blue qui est un bar. Le restaurant a été rénové en 2004, mais je n’ai aucun souvenir de comment c’était avant, même si je passais presque tous les jours devant quand j’étais adolescent, mon premier repas doit dater entre 2010 et 2015.

L’établissement est situé en plein centre-ville, à deux pas de la Place Saint-François, bus à cinq minutes, métro et train à dix minutes. Le parking de Bellefontaine (payant) est juste en face de l’hôtel.

Le restaurant, le bistrot, la terrasse et le bar sont ouverts tous les jours, horaires de cuisine coupés, livraison via sociétés tierces. Le bistrot lui est ouvert non-stop avec une petite carte snack l’après-midi. La terrasse a ses propres horaires. Un brin compliqué cette histoire.

Le restaurant et le bistrot font salle commune avec chacun son côté, la terrasse est située au 1er étage. Un cadre élégant dans des tons blancs marbre, dorés, jaune pâle, de beaux volumes, lumineux avec de grandes baies vitrées qui offrent une superbe vue panoramique. C’est plus décontracté que ça en a l’air depuis l’extérieur.

Le restaurant, le bistrot et la terrasse propose la même carte, une cuisine de terroir privilégiant les produits de la région.

Exemples de prix : plat du jour (26 chf),  salade grecque revisitée (25 chf), carpaccio de thon mi-cuit (27 chf), tarte tatin aux endives (26 chf), poisson du marché (43 chf), dessert du jour (14 chf), café gourmand (14 chf), Dr. Gabs 33 cl. (8 chf), eau filtrée 50 cl. (5 chf), café (4.20 chf).

Repas du 16 mai 2022.

Réservation faite durant le festival TheFork pour un lundi soir. Je ne suis pas très adepte de ces concepts proposant des rabais, c’est super pour les clients, cela l’est moins pour les restaurateurs, mais étant invité, je ne voulais pas imposer ma vision à mes amis.

Nous sommes arrivés vers 18h20, l’avantage d’arriver tôt, c’est d’avoir le choix de la table. Certains clients arrivés plus tard, avaient l’air agacé de n’avoir que les tables « restantes ». Un accueil souriant. Trois personnes en salle, une derrière le bar. Un service  sympathique et attentionné, déjà bien occupé en début de soirée par un grand groupe, mais c’était surtout vers 20 heures que le service s’est fait déborder, le restaurant et le côté bistrot étaient pleins. Il aurait fallu une personne de plus pour assurer un service à la hauteur du standing de l’endroit.

Nous avons choisis une table proche des grandes fenêtres qui étaient ouvertes, ce qui était très agréable d’avoir la vue et surtout un courant d’air en cette fin de journée qui a été très chaude.

La Paix Restaurant, Lausanne

Le repas commence par une petite mise en bouche à base d’ail des ours et pignons de pin.

En entrée, j’ai pris le tartare de boeuf au gruyère et pesto à l’ail des ours (27 chf).

Il était sympathique, mais j’ai trouvé que le gruyère ne se mariait pas vraiment bien dans l’ensemble, un goût trop fort par rapport aux restes.

La Paix, Lausanne

Mon amie a pris comme entrée, la planchette de charcuterie de la Riviera et sa bruschetta de melon au basilic frit, beurre salé (28 chf). Elle m’a paru sympathique : viande séchée, jambon cru et saucisson.

Et son ami a pris en entrée, les asperges blanches tièdes gratinées à l’Emmental affiné, dentelle de jambon cru  (28 chf). Je ne sais pas si c’était voulu, mais les asperges étaient dures, du moins le morceau que j’ai testé.

Mes amis avaient tous deux choisi comme plat, le filet de boeuf « Natura Simmental » rassis sur os, beurre à l’ail des ours (52 chf). Une assiette très verte avec l’ail des ours, des asperges vertes, des fèves et du pak choi. Sur les deux filets, l’un était cuit comme voulu, mais l’autre était trop cuit.

La Paix, Lausanne

Moi, j’ai pris en plat une pièce peu proposée, une araignée de veau aux morilles sautées en persillade (44 chf).

C’était très bon, la viande était tendre, très tendre, la sauce bien parfumée, une odeur alléchante. Les légumes : des petits pois, des asperges, des fèves, bah c’était des légumes, ils étaient verts, colorés, c’est pour faire joli :p.

Garnitures à choix, j’ai pris du risotto. Assez « al dente », peu assaisonné.

La Paix, Lausanne
La Paix, Lausanne

En dessert, j’ai pris un mille-feuille au chocolat pure Caraïbe, mousse café et sorbet amandes douces (15 chf).

Un dessert sympathique, assez compact, très dense, mais pas trop sucré.

La Paix, Lausanne

Pour résumer, c’est une adresse sympathique, mais qui manque un petit quelques choses pour sortir du lot. Autrement, ils ont pas mal de point forts : la situation au centre ville, la vue, on peut y manger tard.

La Paix
Hôtel de la Paix
Av. Benjamin-Constant 5
1003 Lausanne
+41 21 310 71 71
www.hoteldelapaix.net

Crédit photo : foodaholic