Umamido, Lausanne

Umamido est un restaurant japonais qui vient d’ouvrir à Lausanne depuis le 22 septembre, spécialisé dans les ramens et les donburis. Umamido est aussi présent à Genève et également en Belgique. Il est situé sous la gare, là où se trouvait le restaurant Les Arcades qui était spécialisé dans les fondues.

Le gros du changement a été le bar et de la cuisine, un coup pinceau, une insonorisation au plafond et un mobilier neuf. Le cadre, l’esprit des lieux n’ont pas beaucoup changé, ils ont gardé les boiseries et les tons d’avants, c’est resté très bistrot, rien ne laisse apparaître une ambiance asiatique, mis à part quelques « norens », bouteilles de sake ou affiche de cinéma en japonais. La salle est lumineuse, pas très grande, mais il y a quand même une quarantaine de couverts et une vingtaine sur la terrasse. Ils sont ouverts tous les jours, service continu.

La carte se focalise principalement sur les ramens, les donburis et une liste d’extras ainsi que quelques entrées, pas de desserts. 

Exemples de prix :
– edamame (5.50 chf)
– karaage (11.90 chf)
– nigiris saumon (9 chf)
– Asahi 33 cl. (5.50 chf)
– Thé froid Hojicha 30 cl. (4.90 chf)

Umamido, Lausanne

23 septembre 2022

Vendredi soir, repas improvisé en compagnie de David et Tomoko de MarutCha, sans réservation. De toute façon, il n’y a pas de réservation possible, c’est donc au bonheur la chance. J’ai bien fait d’arriver tôt, seul, sans attendre mes amis, car c’était déjà bien rempli vers 19h00, quand nous sommes partis vers 20h00, c’était archi complet avec une file d’attente, pas mal pour le 2ème jour d’ouverture.

Ils sont plutôt nombreux pour un si petit local, trois personnes en salle, une à la caisse et trois en cuisine. Ambiance décontractée, mais terriblement bruyante, car plein. Un service sympathique, souriant, jeune. Le paiement a été un peu chaotique, nous avons dû faire la file au milieu de la salle entre ceux qui paient et ceux qui attendent une place, bloquant le passage, pas très pratique.

Ne raffolant pas de ramens, je me suis laissé tenter par un donburi. Le Portobello Katasu Donburi (23.40 chf) qui est végétarien, à base de riz, garni de champignons portobello frits, sauce teriyaki et légumes croquants. Je n’ai pas pu résister à l’envie de rajouter plein d’extras : oeuf parfait (2.50 chf), poulet (3.50 chf), chashu (3.50chf), huile mayu maison (1.50 chf) et sauce kara mayo (1.50 chf).

Mon donburi de luxe était gourmand, mais pas vraiment bon. Les champignons étaient croustillants, mais vite mous à cause de la sauce. Le riz était trop humide, trop cuit, pâteux et avec la sauce, ce n’était pas mieux. Les trois fines tranches de chashu étaient bien pâles, un chashu plus bouilli que rôti. Les trois morceaux de poulet frits n’étaient pas très tendres, plutôt secs. Seul l’oeuf parfait, onctueux, coulant, servi froid était bien préparé, mais froid.

Umamido, Lausanne

Mon ami a pris des Tan Tan Men (25.90 chf), un plat signature à base d’un bouillon crémeux de poulet assaisonné de sauce sésame, porc haché, épinards, negi, huile rayu parfumée et oeuf parfait. C’était correct, mais pas assez copieux pour lui, il a donc pris pour compléter des gyozas (9.70 chf) au poulet et légumes, une portion de six pièces. Des gyozas fait maison, selon la serveuse, mais j’en doute grandement,

Son amie a pris un Tonkotsu Ramen (21.50 chf) qu’elle a plutôt bien aimé. Base de bouillon de porc, deux tranches de chashu, huile mayu, pousses de soja, champignons kikurage, negi.

Pour résumer, joli départ avec une grosse affluence, mais dommage que mon donburi ait été plutôt décevant. Je metse sur le compte, je l’espère des balbutiements du début.

Umamido
Boulevard de Grancy 46
1006 Lausanne
+41 21 616 31 06
www.umamido.ch

Crédit photo : foodaholic

Kozan, Genève

Ouvert en 2017, le Kozan est l’un de mes restaurants japonais favoris à Genève, probablement même de Suisse Romande. Propriétaire et également chef, Hiroshi Machida avec plus de 20 ans d’expérience, propose des sushis traditionnels, souvent agrémenté d’une petite touche personnelle, tandis que son épouse Makiko, oeuvre en cuisine.

Le restaurant est situé dans le quartier des Grottes, pas loin derrière la gare de Cornavin, cinq petites minutes à pied. Venant de Lausanne, entre bouchon et parking, il est plus judicieux de venir en train, si la voiture est un choix indispensable, le parking de la gare de Cornavin est le choix le plus sûr, à moins de vouloir tenter sa chance dans les rues aux alentours.

L’établissement est assez petit, cinq places au comptoir, une salle principale climatisée et une petite pièce, une trentaine de couverts, quarante, tout au plus avec une terrasse ombragée sur le trottoir de 16 places, pas très glamour, mais c’est mieux que rien. Un cadre simple à la japonaise, des tons clairs, un mobilier en bois, des tables dressées très simplement. Ils sont ouverts du mardi au samedi, fermés les dimanches et les lundis. Horaires coupés. Vente à l’emporter.

Dans une ville où les restaurants japonais pullulent dans tous les coins et malgré des prix assez élevés, ils ont réussi en quelques années à se faire une très bonne réputation auprès d’une clientèle exigeante. C’est souvent plein, il vaut mieux réserver ou venir tôt.

La carte axée très sushis & sashimis, grand choix d’entrées, quelques plats principaux. Belle variété de poisson et crustacés, des propositions folles (wagyu, caviar, botan ebi, natto).

Exemples de prix :
– menu midi (25 à 45 chf)
– edamame (8 chf)
– poulet teriyaki (34 chf
– sashimi thon gras (60 chf)
– thé vert froid 3 dl. (5 chf)
– thé vert, tasse (4 chf)
– café (4 chf)

Pour résumer, c’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité, mais cela requiert un certain prix, il est l’un des restaurants japonais le plus chers de Genève.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

13 septembre 2022

Il y a en ce moment à Genève, beaucoup de chamboulements concernant les restaurants japonais. La fermeture du Sauan, le Kakinuma qui n’accueille plus de clients le soir, l’Izumi qui ne renouvelle plus sa « licence Nobu » dont le chef va aller au Sachi du Mandarin Oriental, sans compter le projet Gaku.

Mardi midi, seul, sans réservation, peu avant midi. Il y avait déjà pas mal de monde, il ne me restait que la petite salle au fond, le bar ou la terrasse. Comme à mon habitude, j’ai choisi le bar, rien de plus plaisant que de voir le chef à l’oeuvre, surtout quand on mange seul.

Comme souvent, j’ai fait une première commande histoire de jauger la qualité des poisons du jour, car ce qui est magique avec les sushis, nous pouvons manger à chaque fois les mêmes poissons sans qu’ils soient la même chose, car les goûts et surtout la texture peuvent changer.

Comme la daurade que j’ai mangée une fois était fabuleuse, la dernière, elle était assez commune et aujourd’hui il n’y en a pas.

Les brochettes de poulet (14 chf) au wasabi étaient délicieuses, la viande était tendre et moelleuse, le wasabi et l’ail donnent un bon coup de fouet sans arracher le nez. Pas de daurade disponible aujourd’hui, j’ai donc pris du loup de mer (10 chf) à la place qui était bon, gras, mais une chaire un peu molle. La sériole (15 chf) était bonne aussi, mais sa chair était aussi molle. Pareil pour la seiche (9 chf), bon goût, mais aussi mou. Dommage. j’aime bien quand le poisson est un peu ferme sous la dent. Le saumon grillé (10 chf) était bon, fondant et parfumé. Le maquereau (9 chf) était excellent, lisse et fondant, légèrement acidulé, c’est vraiment l’un des poissons que j’adore le plus chez eux, le Kozan a vraiment la meilleure recette.

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

20 mai 2022

J’ai débarqué du train à Cornavin un jeudi soir à 18h50, sans réservation nulle part, le premier restaurant japonais appelé était complet, mais heureusement, il y avait encore de la place au Kozan.

Arrivé au restaurant, il n’y avait que le chef, ne parlant pas bien le français et soucieux de l’accueil, il est vite allé chercher quelqu’un, ah si je pouvais parler japonais. L’accueil était sympathique, souriant, je pouvais choisir une place en salle ou au bar, le comptoir évidemment, par contre les tabourets sont assez bas par rapport à la hauteur du comptoir. Durant la soirée, trois personnes en salle, un service souriant et convivial, deux en cuisine et le chef Machida derrière son comptoir à faire les sushis.

Il était à peine 19 heures, que le chef Machida était déjà pleinement occupé par des commandes à l’emporter.

Petite mise en bouche pour commencer. Du saumon frit dans une petite sauce aigre-douce, servi froid, un classique.

Arrive en premier une paire de brochettes de poulet au wasabi (12 chf), sakiyabi en japonais. J’adore ces brochettes, elles étaient tendres, nappées d’une sauce sucrée légèrement épaisse et recouvertes surtout de racine de wasabi hachée, juste ce qu’il faut pour chatouiller les narines.

Kozan, Genève

Puis arrivent les sushis, par paires lors de la commande. Un peu au compte goûte quand on est assis au comptoir. Dans l’ensemble, ils étaient tous très bons, celui à la daurade était ce soir au-dessus des autres, tandis que celui au thon gras un peu en-dessous.

Les nigiris à la seiche (9 chf) avaient une chair ferme au début qui requiert un peu de « mâchouiller » pour développer son goût. « customisé » avec une feuille de shiso et un coulis d’umeboshi. À éviter si vous n’aimez pas les textures visqueuses.

Les nigiris à la daurade (9 chf) étaient incroyables, excellents. Un poisson plein de significations au Japon. La chair était souple et ferme, goûtu, j’ai été agréablement surpris. Je le choisis rarement, car la daurade ou le loup de mer que j’ai pu manger dans le passé étaient souvent peu intéressants. Si la qualité au Kozan reste constante, je vais le prendre beaucoup plus souvent.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) avaient une chair fondante, lisse, légèrement acidulée et douce, garnis d’une petite algue marinée légèrement croquante. Qualité constante, vraiment top.

Kozan, Genève

Les nigiris au thon gras (20 chf) étaient aujourd’hui corrects, satisfaisants. Le thon était fondant et goûtu, bien coupé dans le sens de la membrane, mais on sentait quand même un peu de nerfs en bouche.

Les makis thon gras et ciboulette (15 chf) étaient bien garnis, on y sentait bien le thon et la ciboulette, un thon fondant et goûtu. Puisqu’il est haché, les quelques nerfs possibles passent inaperçus.

Les nigiris au saumon flambé (10 chf) étaient fondants, garnis d’un topping amer et piquant, de l’ail râpé peut-être ?

Kozan, Genève

Les nigiris anguille (12 chf) étaient servis chauds, une tranche épaisse, gélatineux, un mélange de texture souple, élastique et ferme. Quand c’est réussi, c’est vraiment un délice.

L’omelette (8 chf) en format izakaya, sans riz, était bonne, spongieuse, pas trop sucrée.

Kozan, Genève

La boule de sorbet citron et gingembre (8 chf) était bonne, goût équilibré, on sentait bien les deux ingrédients, assez sucré quand même, mais son prix fait un peu mal au cul. Pas trop le choix, après un copieux repas, j’aime finir sur un truc bien froid, glacé et si possible acide.

6 mai 2022

Sortant d’un autre restaurant japonais, mais qui n’était pas trop à mon goût, j’ai décidé de finir mon repas au Kozan, car assez proche, à 13h15, je n’avais pas énormément de choix.

Je suis arrivé à l’improviste, il restait encore de la place au bar. Ayant déjà mangé un peu, je mangerais moins, mais je vais me faire plaisir en testant des sushis un peu fous.

Les nigiris botan ebi (30 chf) étaient une première pour moi. C’était bon et fin, bien en chair, de couleur blanche, un peu rouge et translucide comme si elle était cuite, mais elle est bien crue. Garni d’oeufs de poisson volant. Attention, une grosse crevette crue, comme ça, peut s’avérer un peu écoeurant.

Kozan, Genève

Les gunkans au wagyu, oursin et caviar (80 chf) sont la proposition la plus luxueuse, mais dommage, ce n’est pas réussi, ça ne se marie simplement pas bien. À peine servie, j’ai fait l’erreur de sauter dessus, le caviar venait de sortir du frigo, donc trop froid, ses saveurs étaient atténuées. Le wagyu, flambé, était très fondant, mais l’oursin masquait son goût, ainsi que celui du caviar. Au final, une bouchée onctueuse au goût d’oursin, un peu cher payé pour cette expérience. Puis si on laisse au caviar se réchauffer pour gagner plus de saveur, le wagyu qui est flambé, refroidit et perd en qualité.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) étaient toujours aussi bons, fondant, d’une qualité constante, parmi les meilleurs que j’ai pu trouver.

Kozan, Genève

Les makis au thon gras et ciboulette (15 chf) étaient, délicieux, bien garnis, on y sentait bien le goût du thon.

Kozan, Genève

Les brochettes de poulet au wasabi (12 chf) étaient bonnes, bien grillées, tendres, douces, légèrement grasses, ce qu’il faut de piquant pour titiller le nez.

Kozan, Genève

Pour résumer, c’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité, mais cela requiert un certain prix, il est l’un des restaurants japonais le plus chers de Genève.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

enYaa, Paris

Le enYaa est un restaurant japonais à Paris qui propose une cuisine japonaise créative, il est situé dans le 1er dans une rue discrète et tranquille qui longe le Jardin du Palais Royal.

C’est un restaurant de taille moyenne avec trois salles qui comportent un comptoir « à la japonaise » et une salle de dégustation. J’ai bien aimé le cadre : simple, en mélangeant contemporain et rustique avec des matériaux brut ou pierres apparentes.

Ils sont ouverts du mardi au dimanche, horaires coupés, fermés les lundis.

Les menus omakase et dégustation sont mis avant, il y a aussi des plats à la carte et quasiment pas de sushis ou sashimis. Grand choix de sakés et champagnes.

Exemples de prix : dégustation (120), omakase (180), soupe miso (4), riz nature (4), anguille grillée (35), Chateldon 75 cl. (8), thé hoji/genmai (3.50), café (3.50).

Ryô, Paris

Navré, la photo n’arrive pas vraiment à retransmettre l’atmosphère particulière que j’avais ressentie sur le moment.

Au fond à gauche se trouvent les toilettes, une ambiance un peu médiévale, on aurait dit des cellules avec une grosse porte en bois. Priez pour avoir un besoin silencieux, car si la salle à manger est un peu éloignée, il y a une sorte de salle de dégustation à quelques mètres.

enYaa, Paris

Vendredi 8 juillet 2022

4e jour de notre séjour « Paris GT 2022« , repas du soir.

Réservation pour 19 heures pour trois personnes. Nous étions dans la salle de droite en entrant. Vide au début, mais ce sera complet par la suite.

Deux, trois personnes en salle. Un service sympathique et décontracté.

Huître frite, figue et fève, sauce au gingembre épaissie (18). J’adore les huîtres frites, mais là, c’était simplement des huîtres passées à la farine puis frites, je pensais plus à des kakifurai ou des tempuras. C’était sympathique, mais deux huîtres et quelques fèves pour 18€, c’est assez cher,

enYaa, Paris

Le sushi de maquereau (10) est selon la serveuse l’une des spécialités du chef. Il était preparé d’une façon peu répandue,  de la même façon que mon chef Toshio Kojima le préparait quand j’étais apprenti au Ko-An à Lutry, il y a plus de dix ans, mais malheureusement, il n’était pas aussi bon, le maquereau était moins fondant, moins lisse, trop cuit par acidité. 

enYaa, Paris

Mon amie a choisi une tempura de légumes de saison (20) qui m’a paru plutôt appétissant. La friture avait l’air légère et pas trop grasse.

enYaa, Paris

J’ai testé le sushi “Témaki” de bœuf Wagyû tartare et œufs de saumon (21) qui était très bon et gourmand. C’est le plat qui m’aura le plus plu du repas, j’ai beaucoup apprécié le jeu de texture, 21€ quand même.

enYaa, Paris

Les sushis “Nigiri” de thon rouge et thon gras (21) étaient corrects, bons. Honorable si on considère que les sushis ne sont pas la spécialité de la maison. C’est une portion de 2 pièces de thon rouge et 2 pièces de thon gras.

enYaa, Paris
enYaa, Paris

En plat, j’ai pris une tempura de langoustine et daurade, haricots frits, bisque et dashi (35) qui était bon, mais la daurade était trop cuite. J’ai trouvé le dashi et les haricots un peu superflu, une sauce à « tempura » traditionnelle  à base de dashi, soja, gingembre et radis râpés aurait été plus gourmand.

Mon ami a pris le filet de bœuf Simmental grillé au Binchôtan, sauce “Oroshi ponzu” (45).

enYaa, Paris
enYaa, Paris

Un repas en demi-teinte, mais qui s’est fini par de belles notes de douceur avec une cerise en compote et gelée, panna cotta de Sencha et glace pistache (12), un abricot en sorbet et confit, gelée de verveine (12) et un flan au thé grillé et caramel (10). Des petits desserts légers et gourmands.

enYaa, Paris
enYaa, Paris
enYaa, Paris

Pour résumer, dommage, un peu déçu de ce dernier restaurant japonais de notre séjour. La carte m’avait vraiment plue à la lecture, mais dans l’assiette, ce n’était pas ça, pas mauvais, correct, mais je m’attendais à autre chose, surtout que les prix étaient assez élevés.

6 entrées, 3 plats, 3 desserts, 2 minérales, 2 thés, 2 cafés. Environ 280€ pour trois personnes, dont une petite mangeuse.

enYaa
37 Rue de Montpensier
75001 Paris, France
+33 1 40 26 78 25
www.enyaa-paris.com

Crédit photo : foodaholic

Sushi B, Paris

Le Sushi B est un restaurant japonais gastronomique à Paris qui est situé dans le 2e à côté du Square Louvois. En 2022, il possède 1* Michelin depuis 2019. Il fait parti d’un « chaîne », car le nom existe aussi à Villars (CH), Ginza (JP) et Milan (IT), mais qui semble fermé maintenant.

C’est minuscule, c’est un restaurant de poche avec juste huit places au comptoir. Un cadre moderne, sobre, austère, très simple, presque sans décoration.

Ils sont ouverts du mercredi au dimanche, horaires coupés, fermés les lundis et les mardis. Les services commencent à 12h30, 19h00 et 21h30, pas avant, ni après.

Il n’y a pas de menu à la carte. Deux menus omakase à midi et 1 le soir. Pas de menu végétarien.

Exemples de prix : menu sushi, midi (78), menu omakase midi (110), menu omakase, soir (190), eau minérale 75 cl. (8), bière Asashi 33 cl. (10), thé vert / grillé (10). café (5)

Sushi B, Paris

Vendredi 8 juillet 2022

4e jour de notre séjour  « Paris GT 2022« , repas de midi.

Réservation pour trois personnes, 12h30. Six clients en tout. Informations bancaires demandées lors de la réservation, des frais seront facturés, 70€ à midi et 140€ le soir par personne en cas d’annulation tardive, non présentation ou convive manquant.

Leur site web vaut le coup d’oeil pour la longue liste de « règles » à respecter. J’ai eu un peu peur, mais au final, le repas s’est bien passé.

Nous avons choisi le menu sushi (78) :  amuse-bouche, sushis, dessert.

Le repas a commencé par un tofu au sésame frit qui était très chaud, la première bouchée à mordre avec précaution. C’était rigolo, mou, moelleux, un peu comme un soufflé en moins aeré.

Sushi B, Paris

Duo de petites entrées avec des nouilles de seiche en sauce et une boulette de volaille froide.

Sushi B, Paris

Le chef travaille par séquences, il préparait les sushis par groupe. Nous étions six clients, il préparait pour la personne seule, puis mes amis et moi, ensuite un couple. Il change de poisson et recommence.

Des sushis d’excellente qualité, ils seront les meilleurs sushis que nous avons pu trouver et déguster durant notre séjour à Paris. Les sushis étaient fins, légers, préparés avec beaucoup de minutie. Le riz vinaigré était différent, probablement une recette avec du vinaigre rouge ou du vin. Le chef Isao Horai était très méticuleux dans ses préparations, précis avec un mouvement perpétuel, c’était un spectacle presque envoutant.

Le chef nous a préparé de la barbue, seiche, langoustine, chinchard, saumon sauvage, thon rouge, thon gras, anguille grillée, maki thon gras et shiso et omelette façon castella, très peu sucrée.

Tous les sushis étaient très bons, mais le chinchard était pour moi au-dessus du lot, suivi du thon gras et de l’anguille.

Nous n’avons pas eu le traditionnel gingembre mariné, mais des fines lamelles de daikon mariné qui étaient doux, acidulées, croquantes, c’était beaucoup plus facile et agréable.

Nous avons eu la possibilité de commander quelques pièces en plus, nous avons donc sauté sur l’occasion et avons repris du chinchard (8) et du thon gras (18). Nous avons commandé sans connaître les prix, heureusement que nous avons été raisonnables, car à 18€ le nigiri de thon gras, nous aurions pu finir sur la paille.

Sushi B, Paris
Sushi B, Paris
Sushi B, Paris
Sushi B, Paris
Sushi B, Paris
Sushi B, Paris
Sushi B, Paris
Sushi B, Paris
Sushi B, Paris
Sushi B, Paris

En dessert, glace au riz avec quelques gouttes d’huile d’olive et un chou au thé vert.

Sushi B, Paris
Sushi B, Paris

Pour résumer, c’était excellent, un japonais dans la plus pure tradition avec ses codes, on mange comme le chef a prévu de manger ses sushis, il vous sera demandé si la quantité de wasabi est convenable, mais ça s’arrête là, ne pensez même pas à tremper vos sushis dans de la sauce soja.

3 menus sushi, 4 chinchard, 4 thon gras, 2 minérales 75 cl, 2 thés à volonté, 1x bière et 3x cafés, environ 400€ pour trois personnes.

Pensez à passer aux toilettes, experience ludique garantie.

Sushi B
 5 rue Rameau
75002 Paris, France
+ 33 1 40 26 52 87
www.sushi-b-fr.com

Crédit photo : foodaholic

Sushi B, Paris

Komatsubaki, Paris

Le Komatsubaki est un restaurant japonais à Paris situé dans le 8e.

C’est un petit restaurant sur deux étages. Au rez, une petite pièce utilisée comme hall multi usages avec un comptoir où il y a des futs de bière stockés en dessous, un accès à une réserve et les toilettes. Le restaurant est situé à l’étage, il y a un comptoir de dix places, une table de quatre et une pièce japonaise pouvant accueillir six à huit personnes. Un cadre japonais classique, simple, austère, lumineux, quelques décorations. Une ambiance calme, un service traditionnel et décontracté.

Ils sont ouverts du mardi au dimanche, uniquement le soir.

Pour le moment, pas de choix à la carte. Trois menus omakase à choix, un orienté sushi, un autre kaiseki et le dernier shôjin orienté vegan (sans viande, ni poisson).

Exemples de prix : omakase sushi (120), omakase kaiseki (120), omakase shôjin (120), Coca 33 cl. (5) thé glacé, verre (5).

Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris

Mercredi 6 juillet 2022

2e jour de notre séjour  « Paris GT 2022« , repas du soir.

Réservation pour deux personnes, 19 heures, c’était complet.

Des officiels de l’ambassade du Japon étaient dans la salle « japonaise », peut-être l’ambassadeur lui-même accompagné de deux jeunes subordonnés ainsi qu’un officiel de Paris, c’était rigolo de voir le côté hiérarchie et protocole.

Mon ami et moi avons opté pour le menu KOMA (120) qui est orienté sushi.

Kobachi
(amuse-bouche)

Wanmono
(soupe de saison)

Otsukuri
(sashimi)

Hassun
(entrée de saison)

Assortiment de sushis

Misoshiru
(soupe miso)

Dessert

Le repas a commencé avec un appétissant amuse-bouche qui était une feuille de shiso en tempura garnie d’un tartare de loup de mer et oeufs de saumon. C’était délicieux, mais pas facile à manger en une bouchée.

Komatsubaki, Paris

Suivi d’une soupe de saison composée d’un puissant dashi aux coquillages, garnie d’une tomate et moules.

Komatsubaki, Paris

Petit assortiment de sashimi sympathique composé de thon gras, loup de mer et sériole. Qualité excellente, fraîs, une chair ferme, pleine de goût.

Komatsubaki, Paris

L’assortiment d’entrées de saison avec un petit mot pour le « tanabata », la fête des étoiles. Tartare de thon gras, mochi au sésame, edamame en tempura, barbue au yuzu kosho.

Komatsubaki, Paris

Le défilé des sushis commence. Ils étaient préparés à la minute et servis les uns après les autres sur un plat placé entre le chef et les clients. Une manière de faire particulière ici, mais c’est une pratique traditionnelle courante au Japon.

Thon rouge « akami », thon gras « chutoro », ventrèche de saumon, barbue au shiso et prune aigre « umeboshi », noix de Saint-Jacques, sériole et poutargue.

Bien, bon, excellent. bonne taille, extra fraîs, rien à redire. Mis à part la barbue, un choix de produit assez standard et similaire par rapport à la Suisse.

Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris

J’ai pris en supplément le homard gratiné (+30), une spécialité de la maison, gratiné sans fromage. Présentation simple, mais jolie, très parfumé, mais je suis déçu du goût. C’était servi très chaud, presque brûlant, lourd et surtout beaucoup trop cuit, toute la finesse du homard avait disparu.

J’en avais commandé qu’un, car mon ami n’est pas amateur de crustacés, mais nous avons tous deux reçu une portion. Double dose pour moi au final.

Komatsubaki, Paris

Reprise du menu avec une soupe miso. Contrairement en Suisse, leur soupe miso est très rougeâtre avec un goût corsé et assez âpre.

Komatsubaki, Paris

Mini portion de riz garni d’oeufs de saumon et graine de sésame.

Komatsubaki, Paris

Derniers sushis avec un nigiri de seiche et yuzu kosho, un à la ventrèche de saumon grillée avec un topping à base de soja, un goût qui m’a rappelé la cuisine chinoise avec les haricots noirs fermentés et une délicieuse anguille grillée et pour finir un temaki au thon gras et ciboulette. J’ai enfin pu manger une délicieuse anguille à Paris !

Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris
Komatsubaki, Paris

Mon ami et moi avons commandé quelques sushis en supplément. On n’allait pas passer à côté de cette occasion alors qu’on a enfin trouvé des sushis de qualité. Les nigiris en plus ont coûté entre 5 et 8€ la pièce.

Pour le dessert, un mochi à la fraise et haricots rouges et un tiramisu.

Komatsubaki, Paris

Pour résumer, c’était un excellent repas. Les chefs ont expliqué chaque plat, ambiance décontractée. Dommage pour les verres de thé glacé facturé à l’unité, mais ce n’est pas nouveau, c’est pareil au Kozan à Genève.

Deux menus KOMA, 1 supplément homard, 8 suppléments nigiris, 4 verres de thé glacé, 2 coca.
Environ 340€ pour deux personnes

Komatsubaki
3 Rue d’Artois
75008 Paris, France
+ 33 1 42 25 26 78
www.komatsubaki-paris.com

Crédit photo : foodaholic

Nodaïwa, Paris

Le Nodaïwa est un restaurant japonais à Paris spécialisé dans l’anguille qui est situé dans le 1er à deux pas du Louvre. Nodaïwa Paris existe depuis 1996 et il figure dans le guide Michelin France.

Le Nodaïwa est une histoire de famille, une très longue histoire, puisque le fondateur Noda Iwajiro a fondé la maison maire située à Tokyo à la fin de l’époque d’EDO et qu’elle est dirigée par la même famille depuis plus de cinq générations.

C’est un restaurant de taille moyenne d’une petite trentaine de places, salle climatisée, un cadre « japonais » simple, clair, sans décoration superflue, petites tables alignées.

Ils sont ouverts du lundi au samedi, horaires coupés, fermés les dimanches. Vente à l’emporter.

La carte est comme j’aime avec plein de petites entrées. Il y a presque 20 propositions de bento de taille et compositions diverses. Il n’y a quasiment que de l’anguille, si vous n’aimez pas, il y a bien quelques sashimis et petits plats végétariens ou des desserts.

Exemples de prix : edamame (4.50), soupe miso (6), salade de saison (5), sashimi de thon (18), unadon, 200 gr. (27), glace matcha (11), hojicha  (3), thé glacé 30 cl. (4), café (3).

Ryô, Paris

Mercredi 6 juillet 2022

2e jour de notre séjour « Paris GT 2022« . Repas de midi.

Repas à deux avec mon ami, car son amie n’est pas très fan de l’anguille. Réservation pour 12 heures. Une salle animée, sans être pleine.

Mon ami s’est laissé tenter par un menu matsu (42). Un plateau avec un bol de riz garni d’une portion anguille de 200 gr. accompagné d’un petit sashimi, de quelques légumes marinés et d’une soupe miso.

Nodaïwa, Paris

De mon côté, j’ai choisi plusieurs entrées à la carte.

j’étais déjà venu en 2011 et je sais que n’aime pas leur d’anguille, car c’est de l’anguille de mer et non d’eau douce, je  trouve sa texture « carton », je n’arrive pas à le manger.

Les beignets d’anguille frit « sastuma age » (10) était bon, moelleux et parfumé, mais je ne pensais pas à des boulettes hachées frites.

Nodaïwa, Paris

J’aime l’anguille et j’aime la gelée, j’ai donc essayé l’anguille en gelée « nikogori » (10), mais mauvaise pioche, ce n’était pas mauvais, mais un peu quelconque, pas vraiment à mon goût.

Nodaïwa, Paris

L’anguille frite et marinée « nanbanzuke » (9) était plus à mon goût, servi froid, légèrement acidulée et doux. Bizarrement, je n’ai pas senti ce côté « carton » que je n’aime pas.

Nodaïwa, Paris

Le foie d’anguille confit « kimo no tsukudani » (11) était sympathique, j’ai bien aimé ce petit plat.

Nodaïwa, Paris

Le top, c’était la brochette de foie d’anguille « kimoyaki » (13) que j’ai beaucoup aimé, c’était aussi le cas en 2011. Cette brochette propose plusieurs textures, parfois friable que le foie, parfois souple et ferme comme du bulot et parfois gélatineux. J’ai adoré, c’est léger, un goût grillé, salé, doux, avec un bol de riz (3), c’était simple et magnifique.

Nodaïwa, Paris

Pour résumer, je n’ai pas abordé ce repas dans les meilleurs conditions (la faute à kaiser et son croissant et pain au chocolat). Un jour, si j’ai l’occasion de revenir, je me contenterais d’un bol de riz et que des brochettes foie.

Nodaïwa
272 rue Saint-Honoré
75001 Paris, France
+33 1 42 86 03 42
www.nodaiwa.com

Crédit photo : foodaholic