Nagomi, Genève

La Nagomi à Genève est un restaurant japonais situé dans le quartier des Pâquis, à deux minutes de la gare de Cornavin. C’est un vieux de la veille, réputé, parmi les tops japonais de Genève. Pour ceux qui s’en souviennent, il s’appelait avant Uchino. En 2022, Le nagomi est noté 14/20 au Gault & Millau et est mentionné au Guide Michelin.

L’établissement est minuscule, il n’y a que deux tables de deux couverts et sept places au sushi bar pour un total de onze couverts, si on met de côté la cuisine et le WC, il reste peut-être 16 m2 pour les clients et le coin sushi. Le cadre est minimaliste, intime, intimiste pour certains, trop serré pour d’autres, un léger fond musical de jazz.

Au début, il n’y avait que le Nagomi Sushi, mais maintenant, il existe aussi le Nagomi Tempura à la même adresse qui fait cuisine commune avec le côté sushi, mais ce sont deux salles distinctes avec leurs propres entrées et menu. Il existe aussi le Nagomi Ramen qui est situé à une dizaine de minutes, près de la gare, à la rue de la Servette.

La carte est assez traditionnelle, pas très étoffée, mais il y a les grands classiques. Les prix sont assez onéreux, peut-être un poil plus cher, mais relativement dans la même fourchette que la concurrence à qualité équivalente, mis à part pour les plats où parfois, les prix s’envolent un peu. Attention aux prix affichés sur leur site web, ils ne sont pas à jour.

Exemple de prix :
– rouleaux d’été, 2p. (10 chf)
– salade de papaye (10 chf)
– parfait au thé vert (12 chf)
– thé vert, tasse (2 chf)
– café (4 chf)

30 novembre 2022.

Mercredi, 12h00, en solo avec une réservation faite 10 minutes avant.

Je suis arrivé à la gare de Cornavin dans l’idée d’aller manger au Kozan, mais malheureusement, au téléphone, c’était soi-disant complet, j’ai hésité à réserver la veille, mais je n’étais pas sûr d’être assez motivé pour bouger jusqu’à Genève et il ne répond que très rarement hors heures de service. J’ai téléphoné au Kakinuma qui sonnait occupé, vraiment pas de chance. Le Shibata c’était trop loin, Miyako bof, Kirin, hmmm, Wasabi, Fuji, non merci, Kakinuma Temaki Bar ? Sachi ? Puis je me suis souvenu du Nagomi.

Le Nagomi a été l’un de mes premiers japonais à Genève, il s’appelait même encore Uchino, je n’étais plus revenu depuis 2008 et il ne prenait que du cash, ce qui a maintenant changé, mais pas les anciennes Postcard.

Le chef derrière son comptoir, un peu sérieux, fermé au début, un peu plus souriant après coup. Un service sympathique, souriant et décontracté. Une ambiance un peu oppressante au début, mais une fois la nourriture servie, on l’oublie vite.

En amuse-bouche, une escabèche de saumon. C’est du saumon cuit servi dans une petite sauce douce et légèrement acidulée. Un classique dans les japonais pour utiliser les chutes de saumon.

Nagomi, Genève

Une première commande de sushis. Les nigiris sont par pièce, pratique. Thon rouge (7 chf), thon gras (11 chf), bar (6 chf), maquereau (6 chf), sériole (8 chf), seiche (4 chf), negitoromaki (17 chf).

Les sushis avaient une bonne forme, pas trop gros, mais un riz peu trop serré à mon goût. Dans l’ensemble, la qualité des poissons était excellente. J’ai beaucoup aimé le bar avec une chair très ferme. Le thon gras d’un rose très pâle était très fondant. Le thon rouge manquait un peu de goût, il n’y avait pas ce petit goût fort, sauvage, un peu sanguin. Le maquereau était fondant, bien gras, mais avec un très léger goût rance. La seiche m’a un peu décu, il avait une forme, une texture qui ressemblait beaucoup aux toppings. Le negitoromaki, coupé en huit, était très bon.

Nagomi, Genève
Nagomi, Genève

Le ikauniae (15 chf) était top. C’est de la seiche coupée en vermicelles et mélangée avec de l’oursin. C’était bon, texture élastique, souple, légère amertume. La texture de la seiche était différente de celle en nigiri.

Nagomi, Genève

Les classiques brochettes de poulet (14 chf) étaient bonnes, bien cuites, tendres.

Nagomi, Genève

Les kakifurai (42 chf), des huîtres panées, six pièces, servies avec une petite salade, un quartier de citron et une sauce tonkatsu, c’est une sauce épaisse, brune, douce et acidulée.

C’était très bon, une friture légère. pas trop grasse, croustillante, un goût iodé. Je n’ai pas trop aimé la sauce à salade, un peu sésame, un peu vinaigrette, trop liquide, fade.

Nagomi, Genève

Pour finir, une deuxième commande de sushis avec à nouveau du maquereau et du bar, ainsi que pour tester, une omelette (4 chf) et une anguille (8 chf).

L’omelette est faite maison, pas trop sucrée, spongieuse, moelleuse. L’anguille était bonne, mais pas trop à mon goût, le chef utilise une variété d’anguille que je trouve un peu cartonneuse.

Nagomi, Genève
Nagomi, Genève

Pour résumer, ça m’a fait plaisir d’avoir retester le Nagomi après toutes ces années, il est bon, mais même si le service était sympathique, il est pour moi en peu en dessous des autres en qualité et un peu plus cher au niveau des prix.

2 entrées, 1 plat, 12 nigiris, 1 maki, 1 thé, 1 café : ~ 170 chf. pour une personne.

Nagomi
Rue Zurich 47
1201 Genève
+41 22 732 38 28
www.nagomi.restaurant

Crédit photo : foodaholic

Namura, Genève

Découverte du Namura, un restaurant japonais à Genève qui a ouvert récemment, il va fêter ses trois mois en novembre. Il est voisin du Na Village et ont les mêmes propriétaires d’où le jeu de mot : Na et Mura (village en japonais). Il n’est pas vraiment situé au centre de Genève, légèrement excentrée, à quinze ou vingt minutes à pied de la Gare de Cornavin.

Une devanture discrète, mais signalée par d’immenses et sobres enseignes que l’on ne remarque pas forcément du premier coup. D’un côté, le Na Village et de l’autre le Namura, on entre par le jardin qui est très beau, fort bien aménagé, il y a même un étang avec des poissons, mais attention à ne pas perdre l’équilibre en traversant la petite passerelle. Il est fort étonnant de trouver un tel jardin, on n’a pas l’impression d’être à Genève.

L’établissement est assez petit avec un maximum de 37 couverts. Une pièce principale où la cuisine ouverte, au centre, imposante, presque majestueuse, est le centre de notre attention. Il y a aussi la présence d’une petite pièce composée de deux à trois tables tatamis modulables et qui propose une ambiance plus intime. J’ai trouvé que le cadre était original, très beau, bien que la beauté soit une notion très personnelle, nous allons dire qu’ils ont mis beaucoup d’effort dans la décoration pour permettre une grande immersion.

Les tables basses tatami, sans chaussures, avec un creux sous la tables sont assez confortables, mais requiert un peu d’agilité pour s’asseoir. Pour les personnes avec une mobilité réduite, il y a aussi des chaises classiques au bar ou quelques tables traditionnelles.

Il est ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Fermé le samedi midi, dimanche et lundi.

La carte est sympathique, assez classique, de beaux produits, mais un choix un peu limité, surtout en sushi et sashimi. Leur grillade au charbon est un plus. Les prix sont élevés, même pour Genève.

Exemple de prix :
– edamame (9 chf)
– tofu frit (22 chf)
– Coca Cola 33 cl. (7 chf)
– thé genmaicha (8 chf)
– café (4.50 chf)

Namura, Genève
Namura, Genève
Namura, Genève

25 octobre 2022.

Mardi soir, repas à trois, réservation, je suis arrivé un peu avant 19 heures. Le restaurant ne sera pas plein, mais avec quand une bonne affluence pour un mardi soir, malgré la situation et les prix.

J’ai eu plaisir à revoir les chefs Kiyomi et Shigeki que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer au Lausanne Palace entre autres.

Le service était fort sympathique et souriant. Sauf erreur, ils étaient trois en salle et trois en cuisine. Tout aussi rapide en salle qu’en cuisine.

En amuse bouche, quelques cacahuètes au wasabi. Plutôt original, ça change des petits pois verts au wasabi ou des edamames.

Namura, Genève

En entrée, j’ai pris un omakase zensai (18 chf), un plat composé de petits amuses bouche inédits un peu différent de la carte. Il y avait de la seiche au miso, un flan au poulet, du boeuf tataki et une salade d’algues au saumon. Très bon dans l’ensemble avec une préférence pour la seiche et le flan.

Namura, Genève

Pour compléter mon assortiment d’entrées, j’ai pris une brochette de poulet (7 chf). Elle était bonne, tendre, mais petite avec une amertume assez marquée. Attention à la commande, c’est 7 francs la brochette.

Namura, Genève

Egalement en plus, une aubergine au miso (14 chf) aussi appelé nasu dengaku. C’était très bon, délicieux, une demi aubergine fondante, pas trop nappée de sauce miso et un peu croquante.

Namura, Genève

En plat, j’ai pris un chirashi (58 chf) qui vient avec une soupe miso. Il était bon, très bon, surtout les poissons qui étaient délicieux, frais ou fondants. Il y avait du saumon, de la daurade, du thon rouge, du thon gras, une crevette cuite,  des crevettes douces crues, de la noix de Saint-Jacques et des oeufs de saumons. Il y avait aussi une tranche d’un genre de saucisson à base de poissons cuits que j’ai trouvé dense et sèche.

Namura, Genève

Pour résumer, le restaurant est très beau, un service sympathique, les plats étaient joliment présentés, des poissons de très bonne qualité, mais la carte est un peu trop classique à mon goût et surtout un manque de choix parmi les garnitures sushis, sans parler des prix assez élevés. Mais je ne doute pas sur leur capacité à attirer du monde, car c’est un endroit assez unique.

6 entrées, 2 plats, 3 makis, 1 minérale, 1 bière, 1 alcool, 1 café : ~ 270 chf. pour trois personnes.

Namura
Rue de St-Jean 55
1203 Genève
+41 22 344 35 53
www.restaurantnamura.ch

Crédit photo : foodaholic

Kozan, Genève

Ouvert en 2017, le Kozan est l’un de mes restaurants japonais favoris à Genève, probablement même de Suisse Romande. Propriétaire et également chef, Hiroshi Machida avec plus de 20 ans d’expérience, propose des sushis traditionnels, souvent agrémenté d’une petite touche personnelle, tandis que son épouse Makiko, oeuvre en cuisine.

Le restaurant est situé dans le quartier des Grottes, pas loin derrière la gare de Cornavin, cinq petites minutes à pied. Venant de Lausanne, entre bouchon et parking, il est plus judicieux de venir en train, si la voiture est un choix indispensable, le parking de la gare de Cornavin est le choix le plus sûr, à moins de vouloir tenter sa chance dans les rues aux alentours.

L’établissement est assez petit, cinq places au comptoir, une salle principale climatisée et une petite pièce, une trentaine de couverts, quarante, tout au plus avec une terrasse ombragée sur le trottoir de 16 places, pas très glamour, mais c’est mieux que rien. Un cadre simple à la japonaise, des tons clairs, un mobilier en bois, des tables dressées très simplement. Ils sont ouverts du mardi au samedi, fermés les dimanches et les lundis. Horaires coupés. Vente à l’emporter.

Dans une ville où les restaurants japonais pullulent dans tous les coins et malgré des prix assez élevés, ils ont réussi en quelques années à se faire une très bonne réputation auprès d’une clientèle exigeante. C’est souvent plein, il vaut mieux réserver ou venir tôt.

La carte axée très sushis & sashimis, grand choix d’entrées, quelques plats principaux. Belle variété de poisson et crustacés, des propositions folles (wagyu, caviar, botan ebi, natto).

Exemples de prix :
– menu midi (25 à 45 chf)
– edamame (8 chf)
– poulet teriyaki (34 chf
– sashimi thon gras (60 chf)
– thé vert froid 3 dl. (5 chf)
– thé vert, tasse (4 chf)
– café (4 chf)

Pour résumer, c’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité, mais cela requiert un certain prix, il est l’un des restaurants japonais le plus chers de Genève.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

13 septembre 2022

Il y a en ce moment à Genève, beaucoup de chamboulements concernant les restaurants japonais. La fermeture du Sauan, le Kakinuma qui n’accueille plus de clients le soir, l’Izumi qui ne renouvelle plus sa « licence Nobu » dont le chef va aller au Sachi du Mandarin Oriental, sans compter le projet Gaku.

Mardi midi, seul, sans réservation, peu avant midi. Il y avait déjà pas mal de monde, il ne me restait que la petite salle au fond, le bar ou la terrasse. Comme à mon habitude, j’ai choisi le bar, rien de plus plaisant que de voir le chef à l’oeuvre, surtout quand on mange seul.

Comme souvent, j’ai fait une première commande histoire de jauger la qualité des poisons du jour, car ce qui est magique avec les sushis, nous pouvons manger à chaque fois les mêmes poissons sans qu’ils soient la même chose, car les goûts et surtout la texture peuvent changer.

Comme la daurade que j’ai mangée une fois était fabuleuse, la dernière, elle était assez commune et aujourd’hui il n’y en a pas.

Les brochettes de poulet (14 chf) au wasabi étaient délicieuses, la viande était tendre et moelleuse, le wasabi et l’ail donnent un bon coup de fouet sans arracher le nez. Pas de daurade disponible aujourd’hui, j’ai donc pris du loup de mer (10 chf) à la place qui était bon, gras, mais une chaire un peu molle. La sériole (15 chf) était bonne aussi, mais sa chair était aussi molle. Pareil pour la seiche (9 chf), bon goût, mais aussi mou. Dommage. j’aime bien quand le poisson est un peu ferme sous la dent. Le saumon grillé (10 chf) était bon, fondant et parfumé. Le maquereau (9 chf) était excellent, lisse et fondant, légèrement acidulé, c’est vraiment l’un des poissons que j’adore le plus chez eux, le Kozan a vraiment la meilleure recette.

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

20 mai 2022

J’ai débarqué du train à Cornavin un jeudi soir à 18h50, sans réservation nulle part, le premier restaurant japonais appelé était complet, mais heureusement, il y avait encore de la place au Kozan.

Arrivé au restaurant, il n’y avait que le chef, ne parlant pas bien le français et soucieux de l’accueil, il est vite allé chercher quelqu’un, ah si je pouvais parler japonais. L’accueil était sympathique, souriant, je pouvais choisir une place en salle ou au bar, le comptoir évidemment, par contre les tabourets sont assez bas par rapport à la hauteur du comptoir. Durant la soirée, trois personnes en salle, un service souriant et convivial, deux en cuisine et le chef Machida derrière son comptoir à faire les sushis.

Il était à peine 19 heures, que le chef Machida était déjà pleinement occupé par des commandes à l’emporter.

Petite mise en bouche pour commencer. Du saumon frit dans une petite sauce aigre-douce, servi froid, un classique.

Arrive en premier une paire de brochettes de poulet au wasabi (12 chf), sakiyabi en japonais. J’adore ces brochettes, elles étaient tendres, nappées d’une sauce sucrée légèrement épaisse et recouvertes surtout de racine de wasabi hachée, juste ce qu’il faut pour chatouiller les narines.

Kozan, Genève

Puis arrivent les sushis, par paires lors de la commande. Un peu au compte goûte quand on est assis au comptoir. Dans l’ensemble, ils étaient tous très bons, celui à la daurade était ce soir au-dessus des autres, tandis que celui au thon gras un peu en-dessous.

Les nigiris à la seiche (9 chf) avaient une chair ferme au début qui requiert un peu de « mâchouiller » pour développer son goût. « customisé » avec une feuille de shiso et un coulis d’umeboshi. À éviter si vous n’aimez pas les textures visqueuses.

Les nigiris à la daurade (9 chf) étaient incroyables, excellents. Un poisson plein de significations au Japon. La chair était souple et ferme, goûtu, j’ai été agréablement surpris. Je le choisis rarement, car la daurade ou le loup de mer que j’ai pu manger dans le passé étaient souvent peu intéressants. Si la qualité au Kozan reste constante, je vais le prendre beaucoup plus souvent.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) avaient une chair fondante, lisse, légèrement acidulée et douce, garnis d’une petite algue marinée légèrement croquante. Qualité constante, vraiment top.

Kozan, Genève

Les nigiris au thon gras (20 chf) étaient aujourd’hui corrects, satisfaisants. Le thon était fondant et goûtu, bien coupé dans le sens de la membrane, mais on sentait quand même un peu de nerfs en bouche.

Les makis thon gras et ciboulette (15 chf) étaient bien garnis, on y sentait bien le thon et la ciboulette, un thon fondant et goûtu. Puisqu’il est haché, les quelques nerfs possibles passent inaperçus.

Les nigiris au saumon flambé (10 chf) étaient fondants, garnis d’un topping amer et piquant, de l’ail râpé peut-être ?

Kozan, Genève

Les nigiris anguille (12 chf) étaient servis chauds, une tranche épaisse, gélatineux, un mélange de texture souple, élastique et ferme. Quand c’est réussi, c’est vraiment un délice.

L’omelette (8 chf) en format izakaya, sans riz, était bonne, spongieuse, pas trop sucrée.

Kozan, Genève

La boule de sorbet citron et gingembre (8 chf) était bonne, goût équilibré, on sentait bien les deux ingrédients, assez sucré quand même, mais son prix fait un peu mal au cul. Pas trop le choix, après un copieux repas, j’aime finir sur un truc bien froid, glacé et si possible acide.

6 mai 2022

Sortant d’un autre restaurant japonais, mais qui n’était pas trop à mon goût, j’ai décidé de finir mon repas au Kozan, car assez proche, à 13h15, je n’avais pas énormément de choix.

Je suis arrivé à l’improviste, il restait encore de la place au bar. Ayant déjà mangé un peu, je mangerais moins, mais je vais me faire plaisir en testant des sushis un peu fous.

Les nigiris botan ebi (30 chf) étaient une première pour moi. C’était bon et fin, bien en chair, de couleur blanche, un peu rouge et translucide comme si elle était cuite, mais elle est bien crue. Garni d’oeufs de poisson volant. Attention, une grosse crevette crue, comme ça, peut s’avérer un peu écoeurant.

Kozan, Genève

Les gunkans au wagyu, oursin et caviar (80 chf) sont la proposition la plus luxueuse, mais dommage, ce n’est pas réussi, ça ne se marie simplement pas bien. À peine servie, j’ai fait l’erreur de sauter dessus, le caviar venait de sortir du frigo, donc trop froid, ses saveurs étaient atténuées. Le wagyu, flambé, était très fondant, mais l’oursin masquait son goût, ainsi que celui du caviar. Au final, une bouchée onctueuse au goût d’oursin, un peu cher payé pour cette expérience. Puis si on laisse au caviar se réchauffer pour gagner plus de saveur, le wagyu qui est flambé, refroidit et perd en qualité.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) étaient toujours aussi bons, fondant, d’une qualité constante, parmi les meilleurs que j’ai pu trouver.

Kozan, Genève

Les makis au thon gras et ciboulette (15 chf) étaient, délicieux, bien garnis, on y sentait bien le goût du thon.

Kozan, Genève

Les brochettes de poulet au wasabi (12 chf) étaient bonnes, bien grillées, tendres, douces, légèrement grasses, ce qu’il faut de piquant pour titiller le nez.

Kozan, Genève

Pour résumer, c’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité, mais cela requiert un certain prix, il est l’un des restaurants japonais le plus chers de Genève.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

Mont Blanc 7, Genève

Le Mont Blanc 7 à Genève est un restaurant chinois situé à cinq minutes de la gare de Cornavin et à proximité du croisement entre le Quai et le Pont du Mont-Blanc.

Au même emplacement, il y avait aussi un restaurant chinois, le Hung Wan. Il s’agit selon moi, du même restaurant, car le cadre, la décoration, la carte semble ne pas avoir grandement changé, juste le nom et la société gérante. Je soupçonne un « nouveau départ » sous un nouveau nom à la suite de la faillite de la société précédente qui avait quand même 32 ans d’existence.

Le restaurant est assez grand, il y a une terrasse, mais il faut vraiment en avoir envie, car même si la vue sur le lac est attirante, il y a aussi une belle route quatre voies extrêmement fréquentée entre deux. Le cadre est très typé chinois, des tons rouge « bonheur » et or, grands tableaux, mobilier en bois. Ils sont ouverts tous les jours, horaires coupés en semaine, non-stop le weekend.

La carte est plutôt sympathique avec des plats intéressants, mais compliquée, car il y a un menu normal, un menu du weekend, un menu take away. Attention, il semble que les menus sur le site web ne sont pas à jour.

Sur la table, il y avait des cartes « sponsorisées », genre Movenpick pour les desserts, mais celle pour du vin m’a fort surpris par ses prix des vins au verre, de 18 à 35 francs !

Exemple de prix :
– canard rôti (35 chf)
– mapo tofu au boeuf (26 chf)
– Coca Cola 33 cl. (5.50 chf)
– Tsingtao 33 cl. (6.20 chf)

7 septembre 2022.

Mercredi soir, deux personnes, réservation avec TheFork. Nous sommes arrivés tôt, vers 18h30, très pratique avant le gros coup de feu et nous avons bien fait, car il y avait du monde, surtout quand un grand groupe de Chinois est arrivé, en famille, occupant de nombreuses tables, c’était très bruyant, adieu la tranquillité.

La soirée avait un peu mal commencé, car les plats intéressants vus sur leur site web n’étaient pas à la carte et les dim sum ne sont disponibles que le weekend, mais après avoir gentiment demandé, ils ont bien voulu nous la donner, car le chef était présent et je pense qu’être les premiers clients a aider aussi.

Comme d’habitude, dans ce genre de circonstance, mon amie et moi avons commandé une multitude de dim sum.

Les raviolis à la sauce piquante (16 chf) étaient pas mal, cinq pièces, une farce ferme avec une pâte un peu dure. On espérait trouver ceux baignant dans de l’huile piquante, hélas ce n’était pas le cas, c’était encore fois dans une sorte de soupe avec un peu d’huile piquante, comme ceux du Xiang Yu.

Mont Blanc 7, Genève

Rouleaux de canard (9 chf), deux pièces.

Mont Blanc 7, Genève

Les crêpes vapeur au porc rôti (11 chf) et aux crevettes (12 chf) étaient plutôt bonnes. Portion de trois, la pâte était ferme et lisse, une farce correcte, bien que pas énormément généreuse.

Mont Blanc 7, Genève
Mont Blanc 7, Genève

Bonne surprise pour le tofu au sel et poivre (26 chf) avec un tofu soyeux, un enrobage fin, croustillant et gourmand, bien assaisonné, mais pas très « poivre ».

Le bol de riz nature (4 chf) était correct, taille standard, un peu desséché, peut-être celui de midi.

Il y avait aussi un petit plat d’intestin de porc au poivre noir (9 chf) que j’ai oublié de prendre en photo, désolé. C’était un plat correct, bon, tendre et surtout bien lavé, mais pas très « poivre » encore une fois.

Mont Blanc 7, Genève

Les travers de porc aux haricots noirs (9 chf) étaient corrects, bons. Des morceaux gras avec os, un peu trop léger en haricots noirs.

Ce n’est pas vraiment un plat incontournable ou particulièrement intéressant, mais c’est un plat de mon enfance que me faisait ma mère. j’aime bien en manger quand j’en ai l’occasion.

Mont Blanc 7, Genève

Les raviolis siu mai aux porc et crevettes (12 chf) étaient corrects, mais pas fabuleux avec une farce mixée très finement, comme une pâte. Dommage, pourtant j’adore en manger, souvent et presque partout, mais ceux-là n’étaient pas intéressants.

Mont Blanc 7, Genève

Pour résumer, c’était globalement une bonne surprise. C’était mon premier repas chez eux, mon amie était déjà allée plusieurs fois. Nous avons bien mangé, prix raisonnables, un service jeune, parlant bien le français, une cuisine rapide, peut-être un peu trop. Ils sont notés 4.1 sur Google ce qui est un peu sévère par rapport à mon expérience de ce soir.

7 dim sum, 1 plat, 2 riz, 2 minérales, 2 bières : 135 chf. pour deux personnes.

Mont Blanc 7
Quai du Mont-Blanc 7
1201 Genève
+41 22 731 73 30
www.montblanc7.ch

Crédit photo : foodaholic

Xiang Yu, Genève

Le Xiang Yu est un restaurant chinois à Genève ouvert en 2020 dans les anciens locaux du Hung Ky. Il propose une cuisine chinoise mixte

L’établissement est situé à cinq minutes à pied de la gare de Cornavin, côté lac. Parking de la gare de Cornavin ou celui du centre commercial Les Cygnes.

 Ils sont ouverts du mardi au dimanche, fermés les lundis. On peut manger dès 11h30 ou 17h40.

Un établissement de taille moyenne avec une cinquantaine de couverts, peut-être un peu plus. Un cadre neuf, correct, un peu froid,  des tons blancs et beiges, mobiliers en bois style asiatique, il y a du volume, c’est lumineux mais fort bruyant quand il y a du monde. Une clientèle majoritairement jeune, chinoise et anglophone.

Une carte intéressante, fort attrayante, qui sort du classique, je ne peux que regretter qu’ici à Lausanne, nous n’avons rien d’équivalent même si certains s’en rapprochent un peu. Chez eux, pas de boeuf croustillant ou du poulet au basilic, moins de choix classiques et plus de plats particuliers comme les poissons entiers, du sang et des langues de canard, des pattes et des gésiers de poulet, des oeufs de cent ans, des intestins, des oreilles et langues de porc, des tripes de boeuf. Le paradis des abats.

Exemple de prix : potage aigre piquant (9 chf), siu mai (9 chf/4 pces), bar entier vapeur (45 chf), poulet aigre-doux (22 chf), mapo tofu (18 chf), crevettes sel et poivre (26 chf) nouilles sautées aux légumes (18 chf), riz nature (3 chf).

Repas du 12 juillet 2022.

Repas de midi à trois, en compagnie d’un couple d’amis chinois qui possède leur établissement.

Il y avait un peu de monde, mais pas autant que lors de mon repas en avril, peut-être à cause de la chaleur ou que les gens sont déjà partis en vacance.

L’équipe de jeunes en salle de la dernière fois n’était pas présente, mais il y avait l’un des patrons, selon nos suppositions.

Nous avons commandé des plats à partager, rien de spécial, des plats classiques.

Les raviolis sichuanais bouillis (12 chf.) sont servis en soupe, ce n’était pas mauvais, mais je préfère largement quand c’est servi sans soupe et avec de l’huile piquante.  

Xiang Yu, Genève

Les deux types de raviolis au porc vapeur, les xiao long bao (9 chf) et les shaomai (9 chf) servi par portion de quatre pièces étaient assez corrects, satisfaisants. Pas certains qu’ils sont faits maison.

Xiang Yu, Genève
Xiang Yu, Genève

Les langues de canard au sel et poivre (18 chf) étaient bonnes, mais ils manquaient un peu de goût pour mes amis, adapté au goût local selon le patron.

Xiang Yu, Genève

Le bar entier à la cantonaise (45 chf) était sympathique, bien que pas très bien nettoyé, un peu amer et gras au niveau du ventre. Selon le patron, il était frais et acheté le matin même, mais des indices m’ont laissé supposer le contraire. Au moins, il était relativement bien cuit, c’est déjà ça.

Xiang Yu, Genève

L’émincé de porc cuit en deux façons (22 chf) était bon, c’était le plat qui nous aura satisfait sans trop de critiques, mais attention, c’est un plat à base de lard, donc gras.

Le riz nature (3 chf) était correct, bon. un bol de taille classique, mais probablement insuffisante pour les asiatiques.

Xiang Yu, Genève

Pour résumer, c’était un repas correct, sympathique, nous avons passé un bon moment. Un service pas toujours au point avec quelques bobards au sujet des plats, mais rien de nouveau, c’est souvent le cas dans les restaurants asiatiques.

5 entrées, 2 plats, 2 riz nature, 4 boissons, 1 café : 155 chf. pour trois personnes.

Repas du 13 avril 2022.

Repas un mardi soir à deux avec réservation. Première visite, la carte m’a semblé prometteur. Une ambiance très animée, c’était quasiment plein.

Un accueil très rapide, vite installé. Trois ou quatre personnes en salle, plutôt jeunes, sympathiques et novices, peut-être juste présent pour aider, certains parlaient français, anglais ou juste chinois. Un service très efficace au début, commande rapide, premiers plats vite arrivés, bon enchainement, mais vers 20 heures, totalement débordés, car la salle était pleine, ce qui est compréhensible, dommage, on voulait recommander un plat ou prendre un dessert, mais faute de temps, nous avons juste pris les cafés.

Les raviolis au porc vapeur étaient bons, une farce goûtue et juteuse (attention quand on mord) avec une pâte pas trop épaisse.

Xiang Yu, Genève

Les raviolis sichuanais étaient bons mais on pensait qu’ils étaient servis dans une huile pimentée et non en soupe.

Xiang Yu, Genève

Le poulet bouilli n’est pas à recommander car il était très commun, une volaille de qualité très basique, une viande un peu sèche à mon goût mais la sauce était bonne et bien servie, dommage car c’est un plat très simple que j’adore manger.

Xiang Yu, Genève

Les langues de canard étaient bonnes, bien frites, croustillantes, pas trop grasses

Xiang Yu, Genève

Le plat de bouilli et tripes de boeuf, oreilles et langues de porc à l’huile pimentée était correct, pas vraiment piquant, pas de goûts d’abats particulier, un plat qui joue sur les textures mais pas sensationnel.

Le riz était bon.

Xiang Yu, Genève

Pour résumer : Une bonne cuisine avec des portions correctes. Malgré le bruit, une erreur dans la commande et un service ralenti par l’affluence, nous avons passé une soirée sympathique et avons bien mangé, c’était varié et même pas trop cher : 4 entrées, 2 plats, 2 riz nature, 1 minérale, 1 bière, 1 thé et 2 cafés, un total de 107 francs, c’est plutot correctes.

Xiang Yu
Rue de Fribourg 16
1201 Genève
+41 22 300 23 88
www.xiangyu.ch

Crédit photo : foodaholic

Sumo Yakitori, Genève

Le Sumo Yakitori est un restaurant japonais à Genève qui est spécialisé comme son nom l’indique, dans les brochettes. Ce restaurant existe depuis très longtemps, au moins 2007. J’ai toujours voulu y aller, mais à chaque fois que je mets les pieds à Genève, je me sens comme aspiré dans les restaurants à sushis.

L’établissement est situé dans le quartier des Pâquis, à une dizaine de minutes à pied de la gare, au n°15 de la rue Manthoux, il est plus près du lac que du côté rue de Lausanne. Si vous êtes en avance, profiter d’aller faire quelques pas sur les quais, la vue est sympathique, il y a le jet et c’est à l’ombre avec un petit air frais, pas trop désagréable quand il fait chaud.

Petite terrasse couverte sur le trottoir, pas très glamour, je ne suis pas allé visiter le restaurant, mais la décoration m’a semblé assez atypique et aussi petit, de plus j’imagine sans climatisation, il doit faire chaud, surtout avec les grills.

Ils sont ouverts uniquement les soirs du mardi au samedi. Fermés les midis, les dimanches et les lundis. Vente à l’emporter.

Une carte qui se focalise sur les brochettes en tout genres, mais surtout sur le poulet. Il y a également quelques entrées et plats classiques japonais comme l’unadon, oyako-don ou curry-don.

Exemples de prix : edamame (10 chf), soupe miso (6 chf), tofu froid (10 chf), gyoza (14 chf), unadon (30 chf), Asashi 33 cl. (10 chf), Arkinaz 50 cl. (5 chf), café (4 chf).

Les brochettes coûtent en moyenne entre 3 et 7 francs la pièce, celle au Saint-Jacques coûte 24 francs ! Ouch. J’ai été surpris par le prix des edamame à 10 francs, j’espère que la portion est gigantesque et le prix de la bière Asashi à 10 francs mérite aussi d’être mentionné.

Sumo Yakitori, Genève
Sumo Yakitori, Genève

Repas du 29 juin 2022.

En compagnie de ma fidèle amie gastronome qui me suis depuis plus de quinze ans, on découvre ensemble ce fameux restaurant de brochettes.

Nous étions installés sur la terrasse, j’avais le dos tourné au restaurant, mais il me semble que c’était une soirée très calme, je n’ai pas vu grand monde, mis à part le groupe à côté de notre table.

La commande se fait avec une liste à remplir, comme pour les sushis. Nous avons choisi pas mal de plats à partager. Les boissons et les premiers plats sont vite arrivés.

Les oshinko (10 chf). Des légumes en saumure, six sortes, étaient pas mal, variés, il y avait du gingembre, du radis décliné en trois couleurs, de petites tomates et je pense de petites prunes. 

Sumo Yakitori, Genève

Le nasu yaki (12 chf). Une aubergine grillée au feu de bois qui était particulièrement sympa, très fondant avec un goût fumé fort prononcé.

Sumo Yakitori, Genève

Les choses sérieuses ont démarré avec les brochettes kawa (5 chf) et hatsu (4 chf), qui sont peu communes, car ce sont des brochettes de peau et coeurs de poulet. Je suis comme Eric Cartman, j’adore la peau. Les coeurs de poulet étaient bons, fermes et souples, pour ceux qui ne connaissent pas, les coeurs n’ont pas d’odeur, ni goût particulier.

Sumo Yakitori, Genève

Les brochettes kamo (6 chf) et tuskune (4 chf), respectivement canard et boulettes de poulet étaient bonnes.

Sumo Yakitori, Genève

Le uzura yaki (15 chf). Une demi caille marinée façon sumo était pour moi le plat le moins interessant, car il était trop cuit, presque sec.

Sumo Yakitori, Genève

Mon amie a pris  un yaki onigiri (11 chf), une boule de riz grillée au feu de bois. Je n’ai pas goûté, j’ai pris à la place un classique bol de riz blanc (4 chf).

Sumo Yakitori, Genève

Les yakitori negiponzu (7 chf), du poulet avec oignon nouveau et gelée de ponzu était très sympathique, j’ai trouvé qu’il se mariait très bien avec mon riz blanc.

Sumo Yakitori, Genève

Pour résumer, dans l’ensemble, tout était bon, mise à part la caille. Le concept est sympathique, la cuisine bonne et plaisante, conviviale à partager. Le service était correct, mais il manquait un peu de convivialité. Les prix sont relativement onéreux, les pris paraissent petits, mais la diversité de la carte et les petites portions fait que si on ne se modère pas un peu, l’addition risque d’être salée.

Pour deux, 18 brochettes, 4 petits plats, 2 riz, 2 cocktails, une minérale et un café, 183 francs.

Sumo Yakitori
Rue de Monthoux 15
1201 Genève

+41 22 731 19 50

Crédit photo : foodaholic