Fuji, Genève

Fuji, Genève

Le Fujiyama ou Fuji est un restaurant japonais à Genève, à proximité de la gare Cornavin, qui a ouvert en 1976, selon leur site web. Il me semble que je n’y suis jamais allé ou alors je m’en souviens plus.

Toujours à la recherche de bons sushis, je me suis dit qu’il valait peut-être la peine, car il a une note correcte sur Google, les commentaires ne sont pas mauvais et les photos ne sont pas trop effrayantes, en plus les prix sont très attractifs et il y a du thon gras. Ça me changera des restaurants japonais qui coûtent un bras.

L’établissement est situé dans l’hyper centre, à quelques minutes de la gare de Cornavin, côté lac, en face d’un autre restaurant japonais assez connu, cher et qui fait du teppanyaki devant les clients, vous avez deviné ? Le Fuji est au 1er étage d’un bâtiment avec un restaurant italien au rez, les WC sont communs.

Ils sont ouverts tous les jours, le soir dès 18h30, fermé les samedis midi et les dimanches midi. Vente à l’emporter. Livraison. Passeport-Gourmand.

Le restaurant n’est pas très grand, mais il y a quand même une cinquantaine de couverts. Le cadre est correct, mais ce n’est pas folichon, plus cantine que restaurant, c’est très lumineux, un peu bizarre, j’ai l’impression d’être d’un restaurant panoramique avec vue sur la rue. Des décorations asiatiques par-ci, par-là, des éventails, des tableaux, des chats, des lampions, des banderoles suspendues ainsi qu’un … aquarium.

De nos jours, les aquariums sont un peu démodés, mais à une certaine période, la règle n° 1 des restaurants dirigés par des asiatiques, c’est d’avoir un aquarium !

La carte est très, très fournie, il y a tous les classiques japonais : Sushis, sashimis, tempuras, fondues, teppanyaki, ramen, udons, donburi, bentos, etc. Carte spéciale midi également.

Exemple de prix : Katsu bento, midi (22 chf), soupe miso (5 chf), maki concombre (9 chf), saumon teriyaki (26 chf), fondue sukiyaki (48 chf), riz blanc (3 chf), minérale, 50 cl. (5 chf).

Dernière visite : 6 mai 2022.

Repas en solitaire, sans réservation, un vendredi midi. L’accueil était rapide. Deux personnes en salle, la gérante parle assez bien le français, la deuxième personne semble au moins le comprendre. Le service était gentil, mais ils avaient oublié les brochettes, la cuisine a rapidement corrigé l’oubli.

Ce vendredi midi, nous étions, il me semble, cinq tables pour neuf clients.

Bonne surprise, à midi ils offrent des soupes miso aux clients, un geste plutôt sympa. Par contre, elle était peu garnie, un peu de tofu, du wakame, quelques oignons nouveaux ciselés, un léger goût sucré et servi tiède. C’est offert, on ne va pas en tenir compte.

Les nigiris vendus par paires étaient relativement corrects, mais vraiment pas à mon goût. La taille était assez bonne, mais le riz était pâteux, trop serré, trop doux.

Les nigiris au thon gras (14 chf) étaient corrects, sans plus. Ceux au maquereau (5 chf) étaient corrects, vraiment pas chers, mais c’est du topping avec un très léger goût rance et ceux au loup de mer (8 chf), pareil, rien de particulier.

Le maki thon gras (15 chf) avait un peu trop de riz, je ne sentais plus trop la garniture.

Les brochettes de poulet (12 chf) étaient bonnes, la viande était bien grillée, tendre, légèrement grasse, mais dommage pour la sauce qui contenait des grumeaux gélatineux.

Pour résumer, je n’ai pas testé les plats, mais les sushis ne me conviennent pas. La qualité était plus que satisfaisant par rapport au prix, mais ce n’est pas un endroit pour moi.

J’ai eu la chance d’apercevoir leur fournisseur de poissons. Ils sont connus avec une bonne réputation et ce ne sont pas les moins chers. Au vu des prix pratiqués par le restaurant, j’en déduis qu’ils ne sont pas les plus gourmands sur la marge.

Attention au prix sur la carte, il y a des incohérences. Par exemple, le maquereau indiqué 12 frs. est facturé 5 frs, mais le loup de mer indiqué 5 frs est facturé 8 frs. Il y a également des erreurs de traduction : « congre » pour « hotategai » et « surimi » pour « kani ».

Fuji
Rue Chantepoulet 6
1201 Genève
+41 22 732 77 27
www.fujiyama-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

Fuji, Genève
Fuji, Genève
Chez Ho, Paudex

Chez Ho, Paudex

Chez Ho est un restaurant chinois à Paudex ouvert fin 2018 et qui propose une cuisine asiatique, mais principalement chinoise. Les patrons,  John Ho et son neveu Ben ont tenu auparavant pendant de longues années le Jardin d’Asie à Lausanne. Des restaurateurs expérimentés avec un bon sens commercial qui ont su fidéliser leur clientèle, malgré un contexte difficile : problème sanitaire, petite commune, quatre restaurants presque voisins, forte concurrence asiatique dans la région, mais le restaurant marche plutôt bien, souvent plein, .

L’établissement est situé au centre de la commune, juste à côté de la station service Agrola. Quelques places de parking réservées aux clients, des zones bleues à proximité et deux lignes de bus relient le centre de Lausanne en une quinzaine de minutes.

Ils sont ouverts du lundi au samedi, fermé les dimanches et les lundis soirs. Cuisine dès 11h30 et 18h30. Vente à l’emporter.

Le restaurant est de taille moyenne, deux salles et une terrasse, une soixantaine de couverts à l’intérieur. Un cadre soigné, des murs jaunes, un mobilier en brun foncé, parquet en bois clair, c’est presque austère comparé à certains restaurants chinois très typés. Il y a aussi le fameux fond sonore traditionnel chinois qu’on a tous déjà entendu quelques parts. La décoration est dans le style asiatique tout en restant soft.

La carte est bien fournie, assez classique avec des plats chinois et malaisiens. Ils proposent quotidiennement deux plats du jour, on peut choisir l’un ou l’autre, mais également les deux en même temps, une flexibilité intéressante pour les indécis.

Exemple de prix : plats du jour (17 chf), potage aigre piquant (8 chf), siu mai au poulet et crevette, 4 pces. (8 chf), poulet au curry rouge (24 chf), riz nature (3 chf), Tsing Tao 33 cl. (5.50 chf), San Pellegrino 50 cl. (5 chf), Thé jasmin (5 chf), café (3.80 chf).

Dernière visite : 5 mai 2022.

Un jeudi soir, nous étions six, il y avait du monde, c’était presque plein. L’accueil était rapide et souriant. Trois personnes en salle dont les patrons, un service attentionné et souriant. Une cuisine avec deux cuisiniers qui ont su bien gérer le service avec des attentes très raisonnables. 

Quelques traditionnelles chips de crevettes, histoire de grignoter et patienter.

En entrée, j’ai pris une paire de nems au porc et crevette (7 chf ). Ils étaient bons, bien croustillants, pas trop gras, feuilles de menthe, salade iceberg. Ah ces fameuses feuilles de salade qui ne veulent pas se laisser rouler autour des nems, mais cette fois, elles se sont facilement laissées faire !

Pour avoir moi-même utilisé des nems « achetés », je peux confirmer que ceux-là sont faits maison par rapport au visuel, la taille, la farce et la texture. Entre nous, ceux à midi, en entrée avec les plats du jour, ne sont pas faits maison, pour une question de prix, ce que je comprends parfaitement, ils sont d’ailleurs aussi très bons.

En plat, le canard rôti désossé (28 chf) était bon, globalement pas trop sur cuit, mais un peu moins aurait été plus à mon goût. En général avec les viandes, je peine dès que ça dépasse une cuisson « rosé ».

Encore une fois, il faut faire attention avec les canards dans les restaurants asiatiques. Beaucoup achète des filets de canard rôti sous vide et surgelés, de provenance Chine ou Thaïlande, et je ne vous parle même pas du prix d’achat ! Ces filets sont souvent « réchauffer » au wok ou à la friteuse, c’est pour cela quand c’est mal fait, ils sont souvent trop cuits et secs. Les restaurants asiatiques qui préparent encore eux-mêmes des canards laqués ou rôtis, c’est rare.

Le riz nature était bon, bien cuit, pas trop sec, une portion correcte. Peut-être un peu petit si vous le considérez comme l’essence, le centre du repas et pas juste une garniture.

Pour résumer, c’est un bon restaurant chinois, j’y vais régulièrement depuis leur ouverture pour manger sur place ou prendre à l’emporter. Des manières, un service plus « occidental » que les restaurants asiatiques habituels. 

Chez Ho
Route du Simplon 22
1094 Paudex
+41 21 791 09 09
www.restaurantchezho.ch

Crédit photo : foodaholic

Chez Ho, Paudex
Chez Ho, Paudex
Chez Ho, Paudex
Chez Ho, Paudex
Le Comptoir des 3 Places, Lausanne

Le Comptoir des 3 Places, Lausanne

Anciennement le Tribeca, Le Comptoir des 3 Places à Lausanne est un café restaurant bar ouvert depuis le 12 avril 2022 après quelques travaux suite à la fermeture de son prédécesseur. C’est mon premier repas chez eux en compagnie de Nathalie (la semaine d’une gourmette) et Sonia (quand est-ce qu’on mange) et leurs conjoints. Une sacrée table de gourmands. Jeter un coup d’oeil à leurs blogs pour y lire un résumé du repas de leurs points de vue, qui sera peut-être différent de la mienne.

Comme son nom l’indique, l’établissement est situé au centre des trois places : Riponne, Palud, Auberjonois. On peut y venir par la rue de la Madeleine ou par la sortie du métro m2 : station Riponne-Béjart. Le parking de la Riponne à cinq minutes.

Ils sont ouverts du mardi au samedi, fermé les dimanches et les lundis, 9h – 00h, jusqu’à 01h le weekend, horaires de cuisine coupées.

L’établissement est assez grand, soixante à septante places, probablement plus, sans compter ceux de la terrasse qui m’a paru très sympathique, taille modeste, calme, ombragée dans une zone piétonne décorée de petits oliviers. Un cadre sympathique, un parquet en bois foncé, des murs gris, lumière tamisée. Une décoration soignée, légère, des tableaux, j’aime bien.

La carte est d’inspiration française, lyonnaise, brasserie. Courte, mais pas trop : trois hors-d’oeuvre à partager, huit entrées, huit plats, des suggestions sur ardoise, une liste de desserts gourmands.

Exemple de prix : Quenelle de brochet (29 chf), pintade aux morilles (36 chf), tartelette aux pralines (10 chf), thé froid maison, 3dl. (4.50 chf), minérale, 100 cl. (5 chf), café (3.80 chf).

Dernière visite : 4 mai 2022.

L’accueil était rapide, convivial et souriant. Trois personnes en salle avec j’imagine le responsable ? Un service sympathique et décontracté. Il y avait un peu de monde en terrasse en début de soirée, puis c’est devenu assez calme avec une salle peu remplie.

Premier arrivé, j’ai commencé par un thé froid maison accompagné de cacahuètes salées. Le thé froid maison était sympa, légèrement acidulé, peu sucré, à base de fruits rouges ?

Pour commencer notre repas, nous avons décidé de partager plusieurs hors-d’oeuvre et une entrée.

Le pâté en croûte au foie de volaille et ris de veau (18 chf) semble avoir du succès, car il ne restait qu’une portion. Il était correct, accompagné de cornichons, tomates cerise, une bonne pincée de poivre du moulin et de fleur de sel, peut-être un peu trop chargé. Je ne sais pas si j’aurais pu le manger seul, car il était sans gelée, et moi la gelée, j’adore, de plus, il était un peu « sec » à mon goût. 

Le croustillant de foie de volaille (15 chf) m’a déjà un peu plus. Préparé en forme de rouleaux en feuilles de brick, mais en plus épais. Une odeur appétissante, c’était croustillant, un goût sympathique, corsé, légèrement acidulé.

L’os à moelle à la Provençale (13 chf) était mon préféré parmi les entrées, le plus gourmand. Une tranche de pain grillée, quelques feuilles de salade, un os classique garnie d’une brunoise de tomates pour équilibrer les goûts en « cassant » celui du gras grâce à son acidité, c’est une bonne idée.

Le vol-au-vent de volaille et ris de veau (28 chf) était correct, sympathique et mine de rien assez copieux. Le vol-au-vent était généreusement farci de champignons, mais j’ai trouvé le ris de veau un peu trop cuit. La sauce était épaisse et gourmande. J’ai bien aimé la timbale de riz basmati parfumé au bouillon de volaille ? Accompagné d’un flan aux asperges et carottes.

La mousse au toblerone (11 chf) manquait pour moi de légèreté et trop sucrée également, mais c’est une question de goût, car l’autre personne ayant pris le même dessert l’a trouvé bon.

Pour résumer : L’emplacement, le cadre, la carte et le service dans l’ensemble sont sympathiques. La cuisine était correcte, bonne, mais il manque un petit quelque chose pour se démarquer, car la concurrence est rude, le style cuisine traditionnelle, circuit court, produits frais, fait maison, on le retrouve un peu partout.

Le Comptoir des 3 Places
Place René Auberjonois
1005 Lausanne
+41 21 218 54 00
www.lecomptoirdes3places.ch

Crédit photo : foodaholic

Le comptoir des 3 Places, Lausanne
Le comptoir des 3 Places, Lausanne
Le comptoir des 3 Places, Lausanne
Le comptoir des 3 Places, Lausanne
Le comptoir des 3 Places, Lausanne
Hungry Bear Food, Lausanne

Hungry Bear Food, Lausanne

Petit frère du Sleepy Bear Coffee, le Hungry Bear Food à Lausanne est un café-restaurant avec un air de coffee shop. Ouvert depuis peu, début avril 2022, il remplace la Crêperie de Grancy.

Les deux établissements sont situés juste sous la gare, dans des locaux adjacents, au-dessus du centre commercial abritant la Coop, il est plus facile d’arriver par la rue du Simplon.

Ils sont ouverts tous les jours, 9h – 21h, non-stop. Horaires de cuisine coupés, cuisine dès 17 heures.

L’établissement est de taille moyenne de cinquante à soixante couverts avec aussi une terrasse. Un cadre simple et moderne, une grande pièce lumineuse bordée de grandes baies vitrées, un mobilier en bois, des tons clairs, les petits fauteuils orange saumon apportent un peu de couleur. Une décoration plutôt neutre, peu personnalisée, une grande table à partager, de petites tables alignées, des chaises, un coin canapé, des luminaires vintages très à la mode en ce moment, un sentiment de déjà-vu, un style choisi par de nombreux lieux ouverts ces dernières années. 

La terrasse est je pense le gros point fort. Ombragée, zone piétonne, la rue en contre-bas, c’est vraiment un cadre chouette pour poser et boire un verre.

Selon leur Instagram et Lausanne Tourisme, la carte propose cuisine inventive bistronomique supervisée par un cuisinier étoilé russe, d’après ce que j’ai pu entendre.  

Exemple de prix : burrata & tomates (17 chf), salade de fruits de mer (27 chf), pavé de saumon (27 chf), Faux-filet de boeuf (32 chf), pavlova (13 chf), Valser 75cl. (3.90 chf), cappuccino (5.50 chf).

Dernière visite : 2 mai 2022.

Fin d’après-midi, je me décide de passer en coup de vent pour jeter un oeil à ce lieu cité par divers médias et personnes. Il n’y avait pas grand monde, quelques clients profitant de la terrasse. L’accueil était rapide. Deux, trois personnes en salle, une en cuisine. Un service cordial, sympathique. J’étais le seul client à l’intérieur, c’était donc très, très calme.

Ne pouvant pas résister aux aliments crus, il me fallait tester au moins leurs tartares.

Toast de tartare de boeuf aux graines de moutardes marinés, crème de jaunes d’oeuf 66°, flocons de jaune d’oeufs fumé-séché (20 chf). C’était visuellement plutôt joli, le boeuf était bon, bien taillé, ni trop gros, ni trop petit, les graines de moutarde étaient légèrement acidulées et le jaune d’oeuf crémeux apportait de l’onctuosité. Globalement plaisant mais pas assez assaisonné à mon goût, je pense que le boeuf ne l’était pas du tout, rien ne le laissait penser.

Tartare de saumon, mousse d’avocats, crème de pommes vertes, nori (29 chf). Encore une fois, le visuel était sympathique, mais j’ai été déçu par la texture et du goût, c’était juste flasque. Dieu sait que j’adore les tartares mais celui-là, j’ai failli ne pas le finir, j’étais écoeuré sur la fin, je me suis forcé pour ne pas gaspiller. Le saumon était flasque, sans goût et malheureusement la mousse d’avocat et les pointes de crème de pommes marquaient encore plus ce côté mou, vraiment dommage. Un saumon peu ou pas assaisonné et les petites touches acidulées de la pomme n’ont pas pu sauver le plat. L’unique point que j’ai aimé dans ce plat était de petites graines très croustillantes.

Tranches de pain artisanal, beurre battu fumé, gros sel (3 chf). Plutôt bien servi, le beurre battu c’est assez pratique, mais le côté fumé est passé inaperçu.

Pour résumer, j’ai apprécié le cadre et le service. La carte est sympathique, je trouve les intitulés façons gastronomiques un peu surfait, les plats sont visuellement assez réussis, mais les goûts ne m’ont pas vraiment conquis, c’était plus beau que bon.

L’ouverture est encore récente, il faut laisser un temps de rodage, faire des ajustements.

Agréablement surpris par le prix de la bouteille d’eau 75 cl. d’une marque.

Hungry Bear Food
Rue du Simplon 3b
1006 Lausanne
+41 21 217 77 07
www.instagram.com

Sleepy Bear Coffee
Rue du Simplon 3a
1006 Lausanne
+41 21 616 40 00
www.sleepybearcoffee.ch

Crédit photo : foodaholic

Hungry Bear Food, Lausanne
Hungry Bear Food, Lausanne
Hungry Bear, Lausanne

Kakinuma, Genève

Kakinuma, Genève

Le Kakinuma fait partie des excellents restaurants japonais de Genève que j’apprécie grandement. Ouvert en 2006 par Shinya Kakinuma et son épouse Sho, lui au sushi bar et elle en salle, ils proposent une cuisine de qualité authentique et traditionnelle.

Malgré une forte concurrence grandissante sur terre genevoise, leur restaurant ne désemplit pas, ils ont su au fil des ans, acquérir une bonne réputation, fidéliser leur clientèle, avoir une note de 14/20 au Gault & Millau et être mentionnés au Guide Michelin.

J’ai découvert leur cuisine en 2008, mangé régulièrement jusqu’en 2012, puis j’ai fais une pause de 10 ans jusqu’à aujourd’hui. Je suis agréablement surpris de voir que leurs prix n’ont pas grimpés.

L’établissement est situé dans le quartier des Eaux-Vives, à une vingtaine de minutes à pied depuis la gare de Cornavin. Venant en train, je profite de cette petite balade à l’aller pour m’ouvrir l’appétit et de digérer un peu au retour. En voiture, il faut parfois être très patient pour trouver une place dans les rues alentour, pour les moins joueurs, le parking de Rive-Centre est une bonne alternative.

Ils sont ouverts du lundi au vendredi, 12h00 – 14h00 et 19h00 à 21h30, fermés les samedis et les dimanches. Vente à l’emporter. Service de livraison via des sociétés tierces.

L’établissement est petit, une trentaine de places, c’est plutôt serré. Le cadre est simple, des tables noires, un sol en carrelage rouge sombre, des murs blancs cassés, une lumière tamisée, une ambiance sympathique. La décoration est légère, japonais sans excès. Un fond musical léger, style jazz, mais inaudible dès qu’il y a du monde.

La famille Kakinuma possède également d’autres établissements dans le coin : le Temaki Bar (Quai du Mont-Blanc), l’Izakaya qui est actuellement fermé, car je pense que son concept sera déplacé dans leur nouveau projet Gaku.

La carte propose un choix de mets japonais classiques. Un joli choix d’entrées et de plats, les nigiris à la pièce sont très pratique, dommage pour les sashimis dont les choix se limite à des assortiments ou des portions de 12 pièces. Chez eux, il y a trois plats que j’adore : les huîtres panées, le maquereau mariné et le tofu frit.

Exemple de prix : nigiri thon rouge, pce (5 chf), maki saumon (10 chf), assortiment sashimis, 12 pces (44 chf), poulet teriyaki (27 chf), tempura crevette, 5 pces (32 chf), riz blanc (5 chf), minérale 50 cl. (5 chf), coca 33 cl. (4 chf).

Dernière visite : 29 avril 2022.

L’accueil était rapide et souriant. Trois personnes en salle, un service très sympathique et décontracté, parfois amical, mais en restant pro. Au moins deux personnes en cuisine et deux personnes au sushis bar, c’était rapide, les plats se sont enchaînés, peut-être un poil trop vite. Addition et encaissement rapides, ce qui n’est pas toujours le cas dans la restauration. Ambiance très animée, c’était plein, beaucoup de tables réservées et les quelques places restantes ne l’ont pas été longtemps.

Le repas débute avec une petite mise en bouche froide à base d’épinards et de sésame, un classique.

Le sashimi de maquereau (20 chf) est l’un de mes plats favoris chez eux. Il est préparé par eux, très fondant, goût équilibré, pas trop acide, ni trop sucré, d’une qualité constante. Accompagné de petites garnitures : wasabi, gingembre rapé, tobiko, shiso, quelques algues, oignons nouveaux ciselés. Habituellement, beaucoup de restaurants le proposent en nigiris, mais en sashimi, c’est plus rare.

Le sashimi de seiche (28 chf) était correct, bon. Il était coupé en « nouilles » et servi avec presque les mêmes petites garnitures que le maquereau. Le prix demandé est assez élevé, peut-être qu’en nigiris, c’est plus satisfaisant, sauf si on n’aime pas le riz.

Les nigiris étaient très bons, petits, légers, par pièce. Le thon gras (8 chf) était beau, fondant, délicieux. L’omelette (4 chf) était sympathique, spongieux, assez sucré. Le saumon flambé (6 chf) était bon.

Le tofu frit (16 chf) était très bon et gourmand. Trois cubes, une panure transclucide, fine et croustillante, il faut vite déguster avant que le croustillant soit ramollis par le bouillon, attention, c’est chaud. Le bouillon était bon et corsé, garni de nori ciselé, du daikon râpé et de petits champignons nameko.

Les brochettes de poulet (12 chf) étaient bonnes, bien grillées et tendres. Un classique, servies par deux.

Les huîtres panées (30 chf) étaient excellentes. Une portion de sept pièces, servie avec un quartier de citron, de la moutarde japonaise, une sauce tonkatsu ainsi qu’un petit bol de salade. Elles étaient bien frites, une jolie coloration, , une panure croustillante, une bonne odeur et goût iodé. Simple et délicieux.

En résumer, le Kakinuma est très bon japonais. Les sushis à la pièce sont très pratiques et les prix sont globalement assez raisonnables. Le choix des entrées et plats est chouette, dommage pour les sashimis qui manquent de choix. 10 ans après mon dernier repas chez eux, la qualité des prestations est toujours aussi bonne, le service est même mieux qu’avant. Cafés offerts, geste sympa qui fait toujours plaisir.

Mes autres repas chez eux : 26 juin 2012, 20 mars 2012

Kakinuma
Rue Henri-Blanvalet 3
1207 Genève
+41 21 735 47 11
www.kakinuma.ch

Crédit photo : foodaholic

Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève

La Gare, Cully

La Gare, Cully

Le restaurant de La Gare à Cully a été repris en 2000 par Jean-Luc Vermorel qui est aussi le chef. Mon premier et unique repas chez eux doit dater de plus de 15 ans et je reviens enfin, impatient, car certains plats de la carte avaient attisé mon envie. Ils sont également notés 14/20 au Gault & Millau.

L’établissement est situé pile en face de la gare de Cully, à quelques mètres, impossible de le louper avec ses murs de couleur orange. Places de parking à proximité.

Ils sont ouverts du mardi au vendredi et samedi soir, 8h-15h et 19h-23h30, fermé les samedis midi, dimanche et lundi.

L’établissement est plutôt petit avec quand même un restaurant, un café et une terrasse. La partie restaurant a été, il me semble, rénové. J’ai brièvement vu un cadre assez cosy et confortable dans des tons gris. La partie café possède environ 26 couverts, c’est assez serré, un sol carrelé, mobilier en bois, très classique, seules ces sortes de faux murs simulant des pierres empilées donnent une touche plus moderne, je pense très bruyante quand c’est plein. La terrasse ombragée m’a paru sympathique, si vous êtes ferrovipathe, vous allez aimer la vue.

La carte est très fournie avec une carte restaurant et une carte café ainsi que des plats du jour et des assiettes de la semaine. J’ai trouvé leur site web très fouilli, compliqué avec beaucoup d’informations car il réunit des activités multiples et en plus mal structuré.

Exemple de prix au café : Plats du jour (19.50 chf), salade mesclun (6 chf), croustillant de chèvre (16 chf), entrecôte de boeuf (35 chf), burger (26 chf), café (3.70 chf).

Les prix au restaurant : Foie gras mi-cuit (29 chf), filet d’omble (48 chf), filet de boeuf aux morilles (62 chf), moelleux au chocolat (15 frs), Vivi kola, 33cl. (5 chf), café (5 chf).

Les eaux plates et gazeuses sont filtrées par l’établissement : 50 cl. (4 chf), 75 cl. (6 chf).

Dernière visite : 27 avril 2022.

Un accueil sympathique et souriant. Je me suis installé au café, car c’est plus décontracté tout en demandant la carte du restaurant qui m’attirait plus. Deux personnes en salle ce midi-là. Un service charmant, décontracté, souriant, rapide. Que du positif. Une cuisine avec peu d’attente. Les clients étaient principalement sur la terrasse, seulement une table occupée au café et une au restaurant.

Le repas débute avec une petite mise en bouche à base de quinoa, ail des ours, espuma et biscuit.

En première entrée : un tartare de saumon suisse aux herbes fraîches et agrumes (22 chf). Très sympathique, chair maigre, goûts légers, oignons ciselés croquants, un peu d’acidité, du wasabi sous forme de gelée mais très soft.

En deuxième entrée : les escalopes de foie gras chaud de canard, compote de rhubarbes, crumble aux noisettes (32 chf). Oh, mais que c’était délicieux. La bonne odeur de foie gras poêlé parfaitement cuit moelleux à coeur et légèrement croustillant en surface. L’odeur alléchante et le goût de la noisette dans le crumble. Une rhubarbe pas trop sucrée, ni trop acide. La pincée de sel pour donner un coup de peps. C’était bien équilibré et tellement gourmand.

En plat : le pigeon rôti sur coffre, jus au porto réduit et poivre de Kampot, fregola de Sardaigne et fèves des marais (59 chf). La cuisson était top, rosée, le pigeon était tendre et juteux, sa peau ayant gardé encore un peu de gras était croustillante, c’était délicieux. Le jus était bien réduit, épais et en quantité assez généreuse. Les fregolas, des pâtes de Sardaigne que je ne connaissais pas et qui ressemblent à de petites boules, semblaient être revenues à la poêle, un peu comme des spätzli. Côté légumes, c’était coloré et varié : Fèves du marais, champignons enoki et shiitake, asperge, mini carotte, purée de chou-fleur.

Petit bémol avec un champignon de Paris mariné très acide, probablement perdu, qui a un peu rompu le charme de cette assiette. Pour ceux qui n’ont jamais goûté au pigeon, son goût est un peu fort, un peu comme l’agneau par rapport au boeuf.

Pour finir, le dessert : un crumble fraise et rhubarbe, glace vanille maison (15 chf). Sympathique, mais c’est un dessert chaud, alors que je le pensais froid, ce n’est marqué nulle part et les fraises chaudes, je n’en suis pas fan. La glace était plutôt bonne, il avait un côté onctueux et dense. Un peu de barbe à papa en décoration, une chose que je n’avais pas mangée depuis plus de vingt ans.

Pour résumer : Au restaurant, c’est souvent satisfaisant, parfois délicieux et rarement mauvais, mais là, il y avait le petit plus, j’ai eu beaucoup plaisir à manger et avec enthousiaste. Dommage pour le dessert, je suis tombé sur celui qui me convenait le moins. Un petit geste commercial comme offrir le café aurait été sympa, une note de 141 francs pour une personne à midi, ça ne doit pas arriver souvent. Je reviendrais volontiers si la carte me tape dans l’oeil à nouveau.

La gare
Place de la Gare 2
1096 Cully
+41 21 799 21 24
www.lagarecully.ch

Crédit photo : foodaholic

La Gare, Cully
La Gare, Cully
La Gare, Cully
La Gare, Cully
La Gare, Cully