Au Canard Pékinois, Lausanne

Au Canard Pékinois est un très ancien restaurant chinois de Lausanne qui a ouvert en 1996 et qui n’a jamais changé de tenanciers. Un vieux de la vieille qui sait mener sa barque, car il est toujours là, malgré la pléthore de restaurants chinois existants. Il est aussi l’un des rares restaurants asiatiques à bénéficier du Label Fait Maison.

Le restaurant est situé au centre, à la place Chauderon, facilement accessible à pied, en bus et même en train, la gare est à moins de dix minutes en bus. En voiture, il n’est pas évident de trouver une place à proximité mais au pire, il y a le parking payant de Chauderon.

L’établissement est très grand avec une terrasse donnant sur une cour intérieure. Il y a facilement au moins huitante couverts, voire cent. Le cadre est sympathique, chic, richement décoré, très typé, à la façon des « vieux » chinois comme le Fook Moon, l’Empire du Dragon ou le Dun Huang par exemple. Mobilier en bois, petites tables, grandes tables rondes, chaises ou banquettes, ambiance tamisée, couleurs rouge sombre et dorée. Il y a bien sûr un aquarium comme tout restaurant chinois qui se respecte mais ici, il est sous nos pieds !

La carte est longue, le choix vaste, ce qui n’est pas surprenant pour un chinois. Il y a un très bon choix de dim sum, des plats classiques et particuliers comme la sole entière vapeur, porc rôti « cha shao rou ». le poulet basilic « chiew chow » et leur fameux canard laqué. Il y a un joli choix de plats végétariens et une carte de thés très fournie. Au niveau prix, c’est aussi l’un des plus chers de Lausanne.

Exemple de prix :
– potage aigre-piquant (13 chf)
– boeuf croustillant (34 chf)
– bière pression 50 cl. (8.50 chf)
– Coca Cola 33 cl. (5.30 chf)
– Henniez 75 cl. (9.50 chf)
– café (4 chf)

1er décembre 2022

Jeudi, 12h30, en solo, sans réservation. C’était loin d’être complet, mais il y avait un peu de monde. Je remarque souvent qu’ils ont une clientèle assez agée.

Le service était rapide, souriant, très, très attentionné, toujours prêt à remplir votre verre ou votre théaire, c’était presque gênant.  Il y avait beaucoup de monde au service, cinq ou six personnes ce qui est pas mal compte tenu de l’affluence

En entrée, des rouleaux sam si (15 chf). Ce sont des nems, Des rouleaux à base de farine de riz, farci aux porc et légume.

Ils étaient bons, croustillants, pas trop gras. Feuilles de salade iceberg bien fraîches, pas de menthe. Dommage pour la sauce qui allait avec, liquide, mais surtout fade.

Au Canard Pékinois, Lausanne

En plat, une assiette du jour, du poulet au basilic (22.50 chf).

J’aime beaucoup leur recette. La viande était bien tendre, bien qu’ils utilisent un peu de bicarbonate pour attendrir, car il y a toujours cet aspect un peu lisse en bouche, trop lisse pour être une viande 100% naturel. Quoi qu’il en soit, le goût est excellent, je pense la meilleure recette du coin, un goût bien équilibré, parfois doux, desfois salé, un peu amère.

J’adore également leur sauce piquante. Un mélange de piment et d’ail frit avec de l’huile. Il est croustillant, parfumé, pas trop piquant, ça relève bien les plats sans arraché la gueule ou mettre en sueur.

Désolé pour la photo, elle est dégueulasse, mais elle peut donner une idée de la quantité d’un plat du jour.

Au Canard Pékinois, Lausanne

En dessert, rien de spécial, deux boules de glaces (4 chf), parfums : noix de coco et mocca.

Au Canard Pékinois, Lausanne

Repas du 28 juin 2022

Repas entre amis, 4 personnes, un mardi soir, 19 heures avec réservation. Il y avait un peu de monde à l’ouverture du service, mais loin de la capacité maximum.

En entrée, nous avons pris des rouleaux sam si, 4 pièces (14 chf) et des raviolis vapeur « siu mai » au porc et crevette, 4 pièces (14 chf). Comme d’habitude, c’était très bon.

Au Canard Pékinois, Lausanne
Au Canard Pékinois, Lausanne

En plat, nous avons pris des travers de porc à la pékinoise (30 chf) que j’ai trouvé un peu sec, mais c’est le pêché mignon d’un de mes amis. Le poulet au basilic (33 chf) est l’un des plats favoris de mes deux autres amis et qui est aussi l’une des spécialités de la maison, j’aime beaucoup le goût cette sauce, un mélange équilibré entre un peu d’amertume, sucré et salé, en même temps corsé. Moi, j’ai pris la seiche frite au sel de piment (31 chf) qui est bon, mais pas autant qu’il y a une dizaine d’années. Nous avons accompagné nos plats de riz nature (4.20 chf) et de riz cantonais (5.50 chf). mention spéciale pour leur sauce piquante très parfumée qui n’est pas trop forte et avec beaucoup d’ail frit.

Au Canard Pékinois, Lausanne
Au Canard Pékinois, Lausanne
Au Canard Pékinois, Lausanne

Pour résumer, Au Canard Pékinois reste une excellente alternative au très grand nombre de restaurants chinois actuel qui proposent tous un peu la même chose, vous allez payer un peu plus, mais vous aurez un service, un cadre et une cuisine que je pense mieux que la moyenne.

Au Canard Pékinois
Place Chauderon 16
1003 Lausanne
+41 21 329 03 23
www.au-canard-pekinois.ch

Crédit photo : foodaholic

Canard Pékinois, Lausanne
Canard Pékinois, Lausanne
Canard Pékinois, Lausanne
Canard Pékinois, Lausanne

Nagomi, Genève

La Nagomi à Genève est un restaurant japonais situé dans le quartier des Pâquis, à deux minutes de la gare de Cornavin. C’est un vieux de la veille, réputé, parmi les tops japonais de Genève. Pour ceux qui s’en souviennent, il s’appelait avant Uchino. En 2022, Le nagomi est noté 14/20 au Gault & Millau et est mentionné au Guide Michelin.

L’établissement est minuscule, il n’y a que deux tables de deux couverts et sept places au sushi bar pour un total de onze couverts, si on met de côté la cuisine et le WC, il reste peut-être 16 m2 pour les clients et le coin sushi. Le cadre est minimaliste, intime, intimiste pour certains, trop serré pour d’autres, un léger fond musical de jazz.

Au début, il n’y avait que le Nagomi Sushi, mais maintenant, il existe aussi le Nagomi Tempura à la même adresse qui fait cuisine commune avec le côté sushi, mais ce sont deux salles distinctes avec leurs propres entrées et menu. Il existe aussi le Nagomi Ramen qui est situé à une dizaine de minutes, près de la gare, à la rue de la Servette.

La carte est assez traditionnelle, pas très étoffée, mais il y a les grands classiques. Les prix sont assez onéreux, peut-être un poil plus cher, mais relativement dans la même fourchette que la concurrence à qualité équivalente, mis à part pour les plats où parfois, les prix s’envolent un peu. Attention aux prix affichés sur leur site web, ils ne sont pas à jour.

Exemple de prix :
– rouleaux d’été, 2p. (10 chf)
– salade de papaye (10 chf)
– parfait au thé vert (12 chf)
– thé vert, tasse (2 chf)
– café (4 chf)

30 novembre 2022.

Mercredi, 12h00, en solo avec une réservation faite 10 minutes avant.

Je suis arrivé à la gare de Cornavin dans l’idée d’aller manger au Kozan, mais malheureusement, au téléphone, c’était soi-disant complet, j’ai hésité à réserver la veille, mais je n’étais pas sûr d’être assez motivé pour bouger jusqu’à Genève et il ne répond que très rarement hors heures de service. J’ai téléphoné au Kakinuma qui sonnait occupé, vraiment pas de chance. Le Shibata c’était trop loin, Miyako bof, Kirin, hmmm, Wasabi, Fuji, non merci, Kakinuma Temaki Bar ? Sachi ? Puis je me suis souvenu du Nagomi.

Le Nagomi a été l’un de mes premiers japonais à Genève, il s’appelait même encore Uchino, je n’étais plus revenu depuis 2008 et il ne prenait que du cash, ce qui a maintenant changé, mais pas les anciennes Postcard.

Le chef derrière son comptoir, un peu sérieux, fermé au début, un peu plus souriant après coup. Un service sympathique, souriant et décontracté. Une ambiance un peu oppressante au début, mais une fois la nourriture servie, on l’oublie vite.

En amuse-bouche, une escabèche de saumon. C’est du saumon cuit servi dans une petite sauce douce et légèrement acidulée. Un classique dans les japonais pour utiliser les chutes de saumon.

Nagomi, Genève

Une première commande de sushis. Les nigiris sont par pièce, pratique. Thon rouge (7 chf), thon gras (11 chf), bar (6 chf), maquereau (6 chf), sériole (8 chf), seiche (4 chf), negitoromaki (17 chf).

Les sushis avaient une bonne forme, pas trop gros, mais un riz peu trop serré à mon goût. Dans l’ensemble, la qualité des poissons était excellente. J’ai beaucoup aimé le bar avec une chair très ferme. Le thon gras d’un rose très pâle était très fondant. Le thon rouge manquait un peu de goût, il n’y avait pas ce petit goût fort, sauvage, un peu sanguin. Le maquereau était fondant, bien gras, mais avec un très léger goût rance. La seiche m’a un peu décu, il avait une forme, une texture qui ressemblait beaucoup aux toppings. Le negitoromaki, coupé en huit, était très bon.

Nagomi, Genève
Nagomi, Genève

Le ikauniae (15 chf) était top. C’est de la seiche coupée en vermicelles et mélangée avec de l’oursin. C’était bon, texture élastique, souple, légère amertume. La texture de la seiche était différente de celle en nigiri.

Nagomi, Genève

Les classiques brochettes de poulet (14 chf) étaient bonnes, bien cuites, tendres.

Nagomi, Genève

Les kakifurai (42 chf), des huîtres panées, six pièces, servies avec une petite salade, un quartier de citron et une sauce tonkatsu, c’est une sauce épaisse, brune, douce et acidulée.

C’était très bon, une friture légère. pas trop grasse, croustillante, un goût iodé. Je n’ai pas trop aimé la sauce à salade, un peu sésame, un peu vinaigrette, trop liquide, fade.

Nagomi, Genève

Pour finir, une deuxième commande de sushis avec à nouveau du maquereau et du bar, ainsi que pour tester, une omelette (4 chf) et une anguille (8 chf).

L’omelette est faite maison, pas trop sucrée, spongieuse, moelleuse. L’anguille était bonne, mais pas trop à mon goût, le chef utilise une variété d’anguille que je trouve un peu cartonneuse.

Nagomi, Genève
Nagomi, Genève

Pour résumer, ça m’a fait plaisir d’avoir retester le Nagomi après toutes ces années, il est bon, mais même si le service était sympathique, il est pour moi en peu en dessous des autres en qualité et un peu plus cher au niveau des prix.

2 entrées, 1 plat, 12 nigiris, 1 maki, 1 thé, 1 café : ~ 170 chf. pour une personne.

Nagomi
Rue Zurich 47
1201 Genève
+41 22 732 38 28
www.nagomi.restaurant

Crédit photo : foodaholic

Coup de Soleil, Lausanne

Le Coup de Soleil est le nouveau nom du restaurant de l’hôtel La Paix à Lausanne. Anciennement La Paix Restaurant, c’est un restaurant bistrot lounge qui a été rénové durant cet été : un nouveau bar, mobilier, les murs ont été rafraichis, les baies vitrées ont été changées ainsi que les stores. Il est situé en plein centre-ville, à deux pas de la Place Saint-François, bus à cinq minutes, métro et train à dix minutes. Le parking de Bellefontaine (payant) est juste en face de l’hôtel.

Il fait partie de l’hôtel de La Paix à Lausanne, un établissement 4* inauguré en 1910 qui abrite aussi Le Benjamin Bistro Bar, La Terrasse de La Paix et La Paix Blue qui est un bar. Le restaurant a déjà été rénové en 2004, mais je n’ai aucun souvenir de comment c’était avant, même si je passais presque tous les jours devant quand j’étais adolescent, mon premier repas doit dater entre 2010 et 2015.

Le restaurant et le bistrot font salle commune avec chacun son côté, la terrasse est située au 1er étage. Un cadre élégant dans des tons blancs marbre, dorés, jaune pâle, de beaux volumes, lumineux avec de grandes baies vitrées qui offrent une superbe vue panoramique. L’ambiance fait assez chic depuis l’extérieur, mais c’est au final assez décontracté.

Les différents lieux sont ouverts tous les jours, mais chaque endroit possède ses horaires propres. des horaires continus pour certains, coupés pour d’autres. Un brin compliqué cette histoire.

Le restaurant, le bistrot, la terrasse et le bar proposent la même carte, une cuisine de terroir privilégiant les produits de la région. Le bistrot propose une carte snack durant l’après-midi et la terrasse propose des cocktails.

Exemple de prix :
– planchette Swiss style (28 chf)
– risotto aux champignons (38 chf)
– poisson du marché (45 chf)
– dessert du jour (14 chf)
– eau filtrée 50 cl. (5 chf)
– Coca Cola 33 cl. (6 chf)
– café (4.20 chf)

2 novembre 2022.

Mercredi midi, seul, sans réservation, 13h00. C’était passablement bondé, probablement à cause du Festival TheFork.

Le service était sympathique, ils étaient trois en salle, plus une personne au bar et un manager. C’était rapide, attentionné, pro et décontracté, un style comme j’apprécie.

Pour débuter, un petit amuse bouche composé de lentilles.

Coup de Soleil, Lausanne

En entrée,  un tataki de cerf en vinaigrette de fruits secs au balsamique (27 chf), courge spaghetti à l’huile de noisettes.

Je m’attendais à quelques chose de plus cru, mais c’était pas si mal en fait, la viande était tendre avec un assaisonnement assez vif. acidulé, doux.

Coup de Soleil, Lausanne

Pour suivre, j’ai pris en portion entrée, le tartare de veau à la fleur de sel (28 chf). stracciatella parfumée à l’huile de truffe blanche.

Un plat simple et bon. Le tartare était taillé assez finement, peut-être pas au couteau, car la texture était un peu hachée. La stracciatella était onctueuse, fraîche, juste ce qu’il fallait.

Coup de Soleil, Lausanne

En dessert, poire juteuse reconstituée (15 chf), chutney de fruits secs, glace cannelle.

Il était bon, mais je m’attendais à trouver plus de poire, c’était un dessert assez chocolat.

Coup de Soleil, Lausanne

Pour résumer, un repas gourmand, simple et bon, dommage pour le dessert trop chocolaté à mon goût.

2 entrées, 1 dessert, 2 minérales, 1 café : ~ 85 chf. pour une personne.

Coup de Soleil
Hôtel de la Paix
Avenue benjamin-Constant 5
1003 Lausanne
+41 21 310 71 71
www.hoteldelapaix.net

Crédit photo : foodaholic

Maison Viet, Vevey

Découverte de la Maison Viet à Vevey, un restaurant vietnamien qui a ouvert en 2014 et qui est situé proche du lac, à deux pas de la Place du Marché.

L’établissement est grand, environ soixante, huitante places, c’est propre, lumineux, une ambiance un peu cantine avec des tables bien alignées, un cadre asiatique typique avec le classique aquarium, des lampions rouges, les éventails et petits tableaux. Une décoration originale avec des posters Prodega, celui avec les herbes passe encore, mais celui avec les morceaux de boeuf avec des photos réels, je doute que cela soit du goût de certains clients. Il est ouvert tous les jours, midi et soir, fermé le lundi soir.

La carte est sympathique avec un joli choix de spécialités vietnamiennes, les prix sont assez corrects aux premiers abords

Exemple de prix :
– rouleaux d’été, 2p. (10 chf)
– salade de papaye (10 chf)
– boeuf à la citronnelle (24 chf)
– soupe pho (22 chf)
– Coca Cola 33 cl. (4.90 chf)

28 octobre 2022.

Vendredi midi, seul, sans réservation, 12h30. Une dizaine de clients étaient présents.

Le service était sympathique, rapide. Une jeune femme vietnamienne parlant bien français.

Mon repas a commencé par un carpaccio de boeuf au citron vert (24 chf), le fameux « bò tái chanh » que j’aime tant. Le cuisinier, c’était Zeus en personne, le plat est arrivé en cinq minutes après la commande.

C’était très correct, assez bon, bien servi. La viande était tendre, un assaisonnement bien acidulé, mais pas trop, plutôt bien piquant, surtout si on mange les petits bouts de piments frais, garniture abondante composée d’oignon, menthe, coriandre et cacahuètes.

Le plat était servi avec des chips de crevettes encore tièdes. C’est un peu original, mais les chips n’étaient pas bonnes, trop grasses, des petits points jaunâtres avec des bouts durs, comme du riz mal cuit.

Maison Viet, Vevey

Zeus a de nouveau frappé avec les crêpes à la vapeur aux porc et oignons (19 chf), car c’est arrivé très, vite après la salade de boeuf. Les « bánh cuốn » sont aussi une spécialité que j’apprécie beaucoup.

C’était plutôt bien servi, mais beaucoup de pâte et peu de farce. La texture était bonne, souple, élastique, un peu ferme sous la dent. Dressé sur une bonne couche de salade verte et de haricots mungos. Dommage pour les quelques feuilles flétries, le genre de feuilles flétries brunes qui trainent au fond du sachet.

Maison Viet, Vevey

Mon repas est devenu bien moins sympathique avec l’arrivée de la daurade vapeur au gingembre (24 chf). J’ai d’abord cru à une erreur, car il me semblait plus grillé ou frit que cuit vapeur, de plus au toucher, j’aurais dit un poisson séché.

Il n’était pas génial, je n’ai pas pu en manger beaucoup, pas de mauvaise odeur, ni de mauvais goût, mais c’était beaucoup trop cuit pour moi, la chair n’était pas vraiment sèche, sans être moelleuse ou juteuse, en tout cas, il n’a suscité aucun plaisir chez moi.

Il a été vidé par les branchies, une technique que je n’ai pas souvent vu, généralement on l’ouvre par le ventre, ce qui permet un nettoyage beaucoup plus propre, là c’était tout juste correct.

Le riz nature (3 chf) était correct.

Maison Viet, Vevey
Maison Viet, Vevey
Maison Viet, Vevey

Pour résumer, le repas était prometteur avec une carte de mets alléchante, trois mets, trois impressions, ça avait bien commencé, puis c’est devenu correct et fini par être décevant. Dommage.

2 entrées, 1 plat, 1 riz, 1 minérale : ~ 80 chf. pour une personne.

Maison Viet
Rue du Torrent 4
1800 Vevey
+41 21 646 88 88
www.maisonviet.ch

Crédit photo : foodaholic

La Grappe d’Or, Lausanne

La Grappe d’Or à Lausanne est une adresse mythique qui est aujourd’hui connue pour sa cuisine d’inspiration italienne depuis qu’il a été repris, je crois en 2006, par le Lausanne Palace sous le nom de la Grappa, mais il a aussi été avant et pendant fort longtemps une table étoilée sous la direction de P. Baermann. La Grappe d’Or a été reprise en 2018 par L. Bigler (Great Escape). Il est noté 14/20 par le Gault & Millau (2022).

Le restaurant a pas mal changé. J’ai encore souvenir d’un lieu, presque une maison, un salon très bourgeois, lourdement décoré, un peu étouffant. C’est maintenant beacuoup plus alléger tout en gardant le fond un peu rustique, intimiste et chaleureux avec des touches modernes.Il est ouvert du mardi au vendredi et samedi soir, horaires coupés, fermé les dimanches, les lundis et les samedis midis.

Une carte de mets d’inspiration franco-italiennne avec des petites touches fantaisistes.

Exemple de prix :
– salade verte et pousse (9 chf)
– agnolotti à la piémontaise (18 chf)
– civet de chevreuil (48 chf)
– San Pellegrino 50 cl. (5 chf)

20 octobre 2022.

Repas de midi, seul, sans réservation. 

Le service était rapide, sympathique,

En entrée, un ceviche de bar aux litchis et citron vert (24 chf), sauce légère à la courge et pousses de radis.

Une combinaison d’ingrédients étonnante, mais qui au final, marche assez bien. Les goûts étaient équilibrés, fins, subtils. Des textures agréables en bouche.  

Le N°6, Vevey

Suivi d’une seconde entrée avec le carpaccio de cerf (20 chf), fleur de sel fumée aux épices, huile d’olive vierge, épinards et parmesan.

Le cerf était tendre, juteux et fin. Il était généreusement garni, un peu trop de parmesan pour moi.

Le N°6, Vevey

Le tartare de bœuf à l’huile d’olive et poivre valle Maggia (22 chf), vinaigrette automnale, petits champignons marinés aux herbes.

Un tartare qui m’a beaucoup plu. Bonne taille, petits dés, de la mâche, bien assaissonné. Très plaisant.

Le N°6, Vevey

Pour terminer, le traditionnel tiramisu (14 chf). Il était bon, classique, généreux, onctueux et aéré. pas trop corsé, très légèrement alcoolisé, mais on ne sent quasi rien.

Le N°6, Vevey

Pour résumer, un établissement assez réputé avec sa clientèle et ses habitués, un peu de peine à franchir la porte, mais une fois dedans, tout c’est bien passé.

3 entrées, 1 dessert, 1 minérale : ~ 85 chf. pour une personne.

La Grappe d’Or
Rue Cheneau de Bourg 3
1003 Lausanne
+41 21 311 39 70
www.la-grappe.ch

Crédit photo : foodaholic

Namura, Genève

Découverte du Namura, un restaurant japonais à Genève qui a ouvert récemment, il va fêter ses trois mois en novembre. Il est voisin du Na Village et ont les mêmes propriétaires d’où le jeu de mot : Na et Mura (village en japonais). Il n’est pas vraiment situé au centre de Genève, légèrement excentrée, à quinze ou vingt minutes à pied de la Gare de Cornavin.

Une devanture discrète, mais signalée par d’immenses et sobres enseignes que l’on ne remarque pas forcément du premier coup. D’un côté, le Na Village et de l’autre le Namura, on entre par le jardin qui est très beau, fort bien aménagé, il y a même un étang avec des poissons, mais attention à ne pas perdre l’équilibre en traversant la petite passerelle. Il est fort étonnant de trouver un tel jardin, on n’a pas l’impression d’être à Genève.

L’établissement est assez petit avec un maximum de 37 couverts. Une pièce principale où la cuisine ouverte, au centre, imposante, presque majestueuse, est le centre de notre attention. Il y a aussi la présence d’une petite pièce composée de deux à trois tables tatamis modulables et qui propose une ambiance plus intime. J’ai trouvé que le cadre était original, très beau, bien que la beauté soit une notion très personnelle, nous allons dire qu’ils ont mis beaucoup d’effort dans la décoration pour permettre une grande immersion.

Les tables basses tatami, sans chaussures, avec un creux sous la tables sont assez confortables, mais requiert un peu d’agilité pour s’asseoir. Pour les personnes avec une mobilité réduite, il y a aussi des chaises classiques au bar ou quelques tables traditionnelles.

Il est ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Fermé le samedi midi, dimanche et lundi.

La carte est sympathique, assez classique, de beaux produits, mais un choix un peu limité, surtout en sushi et sashimi. Leur grillade au charbon est un plus. Les prix sont élevés, même pour Genève.

Exemple de prix :
– edamame (9 chf)
– tofu frit (22 chf)
– Coca Cola 33 cl. (7 chf)
– thé genmaicha (8 chf)
– café (4.50 chf)

Namura, Genève
Namura, Genève
Namura, Genève

25 octobre 2022.

Mardi soir, repas à trois, réservation, je suis arrivé un peu avant 19 heures. Le restaurant ne sera pas plein, mais avec quand une bonne affluence pour un mardi soir, malgré la situation et les prix.

J’ai eu plaisir à revoir les chefs Kiyomi et Shigeki que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer au Lausanne Palace entre autres.

Le service était fort sympathique et souriant. Sauf erreur, ils étaient trois en salle et trois en cuisine. Tout aussi rapide en salle qu’en cuisine.

En amuse bouche, quelques cacahuètes au wasabi. Plutôt original, ça change des petits pois verts au wasabi ou des edamames.

Namura, Genève

En entrée, j’ai pris un omakase zensai (18 chf), un plat composé de petits amuses bouche inédits un peu différent de la carte. Il y avait de la seiche au miso, un flan au poulet, du boeuf tataki et une salade d’algues au saumon. Très bon dans l’ensemble avec une préférence pour la seiche et le flan.

Namura, Genève

Pour compléter mon assortiment d’entrées, j’ai pris une brochette de poulet (7 chf). Elle était bonne, tendre, mais petite avec une amertume assez marquée. Attention à la commande, c’est 7 francs la brochette.

Namura, Genève

Egalement en plus, une aubergine au miso (14 chf) aussi appelé nasu dengaku. C’était très bon, délicieux, une demi aubergine fondante, pas trop nappée de sauce miso et un peu croquante.

Namura, Genève

En plat, j’ai pris un chirashi (58 chf) qui vient avec une soupe miso. Il était bon, très bon, surtout les poissons qui étaient délicieux, frais ou fondants. Il y avait du saumon, de la daurade, du thon rouge, du thon gras, une crevette cuite,  des crevettes douces crues, de la noix de Saint-Jacques et des oeufs de saumons. Il y avait aussi une tranche d’un genre de saucisson à base de poissons cuits que j’ai trouvé dense et sèche.

Namura, Genève

Pour résumer, le restaurant est très beau, un service sympathique, les plats étaient joliment présentés, des poissons de très bonne qualité, mais la carte est un peu trop classique à mon goût et surtout un manque de choix parmi les garnitures sushis, sans parler des prix assez élevés. Mais je ne doute pas sur leur capacité à attirer du monde, car c’est un endroit assez unique.

6 entrées, 2 plats, 3 makis, 1 minérale, 1 bière, 1 alcool, 1 café : ~ 270 chf. pour trois personnes.

Namura
Rue de St-Jean 55
1203 Genève
+41 22 344 35 53
www.restaurantnamura.ch

Crédit photo : foodaholic