Ouvert en 1981, Sala of Tokyo est le premier restaurant japonais à Zurich. En 2018, ils ont déménagé du 5e district au 1er dans un restaurant tout neuf désigné par un architecte japonais. Ils sont mentionnés au Guide Michelin et notés 16/20 au Gault et Millau. Ils possèdent également deux restaurants de ramen dans la ville, le Midori Ramen et le Yume Ramen.

Il est situé à 50 mètres de la gare, mais comme elle est tellement grande, qu’il faut bien 10 minutes à pied sans se presser.

L’établissement est de taille moyenne d’environ quarante couverts et une belle terrasse. Le cadre est moderne, épuré, très japonais.

Ils sont ouverts du mardi au vendredi et samedi soir, fermés les samedis midis, les dimanches et les lundis. Horaires de cuisine coupés. Vente à l’emporter. Livraison via société tierce.

Une belle carte japonaise bien fournis avec deux menus kaiseki, un bon choix d’entrées chaudes et froides, des fondues, des tempuras, des grillades. Le choix des sushis et sashimis n’est pas immense, mais il y a de jolis produits (wagyu A5, caviar, homard). Dommage, ils ne font pas de brochettes yakitori, ni de shimesaba.

Exemples de prix : edamame (9 chf), nigiri saumon (7 chf), maki thon (15 chf), tofu frit (19.50 chf), fondues (77 chf), poulet teriyaki (37 chf), mochi glacé (4 chf), mugicha 30cl. (6 chf), Appenzell 50 cl. (6.50 chf).

Repas du 4 juin 2022.

Un samedi fanta gastronomique avec Moodaholic6, la trilogie du samedi avec trois restaurants :
Chapitre 1, Hongxi : découverte.
Chapitre II, Miss Miu : déception.
– Chapitre III, Sala of Tokyo : faillite.

Troisième et dernier chapitre de cette journée à Zurich.

Pour finir ma journée, ma cousine et moi avons décidé de se faire un dernier restaurant avant de prendre mon train pour rentrer sur Lausanne. Avec plus de deux heures trajet, il me fallait un lieu proche de la gare et qui ouvre assez tôt.

Le Sala of Tokyo tombe bien, car il ouvre à 18 heures, j’aime manger japonais, c’est un restaurant réputé et il est juste à côté de la gare.

Le restaurant ouvre vraiment pile à 18 heures, deux minutes avant, la porte et les baies vitrées étaient closes. L’accueil était  rapide et souriant, en allemand, l’anglais passe aussi. Nous étions les premiers clients, mais tout était réservé, il ne restait que le comptoir ou la terrasse. Nous avons choisi le comptoir, en face du chef.

Le chef, qui aussi l’ancien propriétaire avant de passer le flambeau à son gendre n’était pas franchement accueillant. Pas un regard, pas un sourire, pas un mot.

La carte propose plein de plats tentants, mais on ne va pas trop commander, car nous avions déjà bien mangé à midi. Je vais tester deux, trois sushis histoire de voir la qualité et voir s’ils méritent leur réputation.

Sacré nom de dieu, les prix des sushis !!! Moi qui pensais que les tops japonais de Genève étaient déjà chers, ici c’est encore un cran au-dessus, certains nigiris sont 50 à 100% plus chers : 7 francs LE nigiri au saumon et 15 francs pour un thon gras.

Bon, c’est cher, mais ça ne va pas m’empêcher d’en commander, du moins quelques-uns pour tester.

Le repas a commencé par un traditionnel « otoshi », un petit amuse-bouche avec du tofu frit, des épinards avec un fond de dashi. Une petite mise en bouche plaisante qui nous a mis en appétit.

Sala of Tokyo, Zürich

En entrée, j’ai testé le shiromi usuzukuri (47 chf) qui est un carpaccio de daurade servi avec une sauce ponzu.

Le plat a été préparé par la personne qui secondait le chef au sushi bar. Il était bon, fin, mais il manquait un peu de goût. La technique de découpage manquait un peu précision, c’est un détail, je pinaille, mais je rappelle que c’était quand même un « carpaccio » à 47 francs. 

 

Sala of Tokyo, Zürich

Ma cousine, a pris un brocoli au sésame (12 chf). C’était la première fois que je voyais cette entrée dans un restaurant japonais, mais tout de même, 12 francs pour du brocoli blanchi et arrosé d’une sauce au sésame. Il était bon, mais bon, du brocoli quoi. Je suis content de ne pas être végétarien.

 

Sala of Tokyo, Zürich

On attaque les choses sérieuses avec quelques sushis. Les nigiris se commandent à la pièce.

La seiche (7 chf) était bonne, bien ferme sous la dent. Celui au homard (15 chf) m’a bien plu, il avait une jolie texture et du goût. J’ai plus apprécié l’ise ebi que le botan ebi testé au Kozan qui est au même prix. Celui au thon gras (15 chf) était très bon, bien fondant, son prix aussi était très « bon ».

Sala of Tokyo, Zürich

Celui qui m’a scotché, c’était les nigiris au wagyu A5 (34 chf) qui eux sont par paires. Absolument délicieux, très, très fondants. Possibilité d’être cru ou flambé, j’ai demandé flambé, car j’aime le légère odeur grillée qui se dégage après le flambage (saumon, thon gras, wagyu, etc). 

Sala of Tokyo, Zürich

Les makis au thon gras (24 chf) étaient corrects, bons, mais assez standard et pas très garnis, disons que j’ai vu mieux et pour moins cher.

Sala of Tokyo, Zürich

Ma cousine s’est laissé tenter par un soft shell crab (34 chf). Un tempura de crabe à carapace molle. Il était bon, une jolie friture pas trop grasse, croustillant.

Sala of Tokyo, Zürich

Pour finir le repas, ma cousine a pris un mochi glacé (4 chf) à la mangue et fruit de la passion qu’elle a bien aimé.

Moi, j’ai pris le dessert qui m’a paru le plus intéressant : le Sweet Sala (15 chf) qui est une glace au thé vert avec des haricots rouges sucrés et des mochis faits maison. Bon, agréable, j’ai beaucoup aimé la texture des mochis, ferme, souple, un peu consistant.

Sala of Tokyo, Zürich

Pour résumer, bon voilà, c’est fait, j’ai enfin pu tester le fameux restaurant japonais de Zurich. J’ai bien aimé, malgré les prix exorbitants. Le nigiri au wagyu A5 est à tomber par terre. J’ai eu un peu de peine avec leur riz que j’ai trouvé un peu trop cuit, trop mou.

Sala of Tokyo
Schützengasse 5
8001 Zürich
+41 44 271 52 90
www.sala-of-tokyo.ch

Crédit photo : foodaholic