Nagomi, Genève

La Nagomi à Genève est un restaurant japonais situé dans le quartier des Pâquis, à deux minutes de la gare de Cornavin. C’est un vieux de la veille, réputé, parmi les tops japonais de Genève. Pour ceux qui s’en souviennent, il s’appelait avant Uchino. En 2022, Le nagomi est noté 14/20 au Gault & Millau et est mentionné au Guide Michelin.

L’établissement est minuscule, il n’y a que deux tables de deux couverts et sept places au sushi bar pour un total de onze couverts, si on met de côté la cuisine et le WC, il reste peut-être 16 m2 pour les clients et le coin sushi. Le cadre est minimaliste, intime, intimiste pour certains, trop serré pour d’autres, un léger fond musical de jazz.

Au début, il n’y avait que le Nagomi Sushi, mais maintenant, il existe aussi le Nagomi Tempura à la même adresse qui fait cuisine commune avec le côté sushi, mais ce sont deux salles distinctes avec leurs propres entrées et menu. Il existe aussi le Nagomi Ramen qui est situé à une dizaine de minutes, près de la gare, à la rue de la Servette.

La carte est assez traditionnelle, pas très étoffée, mais il y a les grands classiques. Les prix sont assez onéreux, peut-être un poil plus cher, mais relativement dans la même fourchette que la concurrence à qualité équivalente, mis à part pour les plats où parfois, les prix s’envolent un peu. Attention aux prix affichés sur leur site web, ils ne sont pas à jour.

Exemple de prix :
– rouleaux d’été, 2p. (10 chf)
– salade de papaye (10 chf)
– parfait au thé vert (12 chf)
– thé vert, tasse (2 chf)
– café (4 chf)

30 novembre 2022.

Mercredi, 12h00, en solo avec une réservation faite 10 minutes avant.

Je suis arrivé à la gare de Cornavin dans l’idée d’aller manger au Kozan, mais malheureusement, au téléphone, c’était soi-disant complet, j’ai hésité à réserver la veille, mais je n’étais pas sûr d’être assez motivé pour bouger jusqu’à Genève et il ne répond que très rarement hors heures de service. J’ai téléphoné au Kakinuma qui sonnait occupé, vraiment pas de chance. Le Shibata c’était trop loin, Miyako bof, Kirin, hmmm, Wasabi, Fuji, non merci, Kakinuma Temaki Bar ? Sachi ? Puis je me suis souvenu du Nagomi.

Le Nagomi a été l’un de mes premiers japonais à Genève, il s’appelait même encore Uchino, je n’étais plus revenu depuis 2008 et il ne prenait que du cash, ce qui a maintenant changé, mais pas les anciennes Postcard.

Le chef derrière son comptoir, un peu sérieux, fermé au début, un peu plus souriant après coup. Un service sympathique, souriant et décontracté. Une ambiance un peu oppressante au début, mais une fois la nourriture servie, on l’oublie vite.

En amuse-bouche, une escabèche de saumon. C’est du saumon cuit servi dans une petite sauce douce et légèrement acidulée. Un classique dans les japonais pour utiliser les chutes de saumon.

Nagomi, Genève

Une première commande de sushis. Les nigiris sont par pièce, pratique. Thon rouge (7 chf), thon gras (11 chf), bar (6 chf), maquereau (6 chf), sériole (8 chf), seiche (4 chf), negitoromaki (17 chf).

Les sushis avaient une bonne forme, pas trop gros, mais un riz peu trop serré à mon goût. Dans l’ensemble, la qualité des poissons était excellente. J’ai beaucoup aimé le bar avec une chair très ferme. Le thon gras d’un rose très pâle était très fondant. Le thon rouge manquait un peu de goût, il n’y avait pas ce petit goût fort, sauvage, un peu sanguin. Le maquereau était fondant, bien gras, mais avec un très léger goût rance. La seiche m’a un peu décu, il avait une forme, une texture qui ressemblait beaucoup aux toppings. Le negitoromaki, coupé en huit, était très bon.

Nagomi, Genève
Nagomi, Genève

Le ikauniae (15 chf) était top. C’est de la seiche coupée en vermicelles et mélangée avec de l’oursin. C’était bon, texture élastique, souple, légère amertume. La texture de la seiche était différente de celle en nigiri.

Nagomi, Genève

Les classiques brochettes de poulet (14 chf) étaient bonnes, bien cuites, tendres.

Nagomi, Genève

Les kakifurai (42 chf), des huîtres panées, six pièces, servies avec une petite salade, un quartier de citron et une sauce tonkatsu, c’est une sauce épaisse, brune, douce et acidulée.

C’était très bon, une friture légère. pas trop grasse, croustillante, un goût iodé. Je n’ai pas trop aimé la sauce à salade, un peu sésame, un peu vinaigrette, trop liquide, fade.

Nagomi, Genève

Pour finir, une deuxième commande de sushis avec à nouveau du maquereau et du bar, ainsi que pour tester, une omelette (4 chf) et une anguille (8 chf).

L’omelette est faite maison, pas trop sucrée, spongieuse, moelleuse. L’anguille était bonne, mais pas trop à mon goût, le chef utilise une variété d’anguille que je trouve un peu cartonneuse.

Nagomi, Genève
Nagomi, Genève

Pour résumer, ça m’a fait plaisir d’avoir retester le Nagomi après toutes ces années, il est bon, mais même si le service était sympathique, il est pour moi en peu en dessous des autres en qualité et un peu plus cher au niveau des prix.

2 entrées, 1 plat, 12 nigiris, 1 maki, 1 thé, 1 café : ~ 170 chf. pour une personne.

Nagomi
Rue Zurich 47
1201 Genève
+41 22 732 38 28
www.nagomi.restaurant

Crédit photo : foodaholic

Namura, Genève

Découverte du Namura, un restaurant japonais à Genève qui a ouvert récemment, il va fêter ses trois mois en novembre. Il est voisin du Na Village et ont les mêmes propriétaires d’où le jeu de mot : Na et Mura (village en japonais). Il n’est pas vraiment situé au centre de Genève, légèrement excentrée, à quinze ou vingt minutes à pied de la Gare de Cornavin.

Une devanture discrète, mais signalée par d’immenses et sobres enseignes que l’on ne remarque pas forcément du premier coup. D’un côté, le Na Village et de l’autre le Namura, on entre par le jardin qui est très beau, fort bien aménagé, il y a même un étang avec des poissons, mais attention à ne pas perdre l’équilibre en traversant la petite passerelle. Il est fort étonnant de trouver un tel jardin, on n’a pas l’impression d’être à Genève.

L’établissement est assez petit avec un maximum de 37 couverts. Une pièce principale où la cuisine ouverte, au centre, imposante, presque majestueuse, est le centre de notre attention. Il y a aussi la présence d’une petite pièce composée de deux à trois tables tatamis modulables et qui propose une ambiance plus intime. J’ai trouvé que le cadre était original, très beau, bien que la beauté soit une notion très personnelle, nous allons dire qu’ils ont mis beaucoup d’effort dans la décoration pour permettre une grande immersion.

Les tables basses tatami, sans chaussures, avec un creux sous la tables sont assez confortables, mais requiert un peu d’agilité pour s’asseoir. Pour les personnes avec une mobilité réduite, il y a aussi des chaises classiques au bar ou quelques tables traditionnelles.

Il est ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Fermé le samedi midi, dimanche et lundi.

La carte est sympathique, assez classique, de beaux produits, mais un choix un peu limité, surtout en sushi et sashimi. Leur grillade au charbon est un plus. Les prix sont élevés, même pour Genève.

Exemple de prix :
– edamame (9 chf)
– tofu frit (22 chf)
– Coca Cola 33 cl. (7 chf)
– thé genmaicha (8 chf)
– café (4.50 chf)

Namura, Genève
Namura, Genève
Namura, Genève

25 octobre 2022.

Mardi soir, repas à trois, réservation, je suis arrivé un peu avant 19 heures. Le restaurant ne sera pas plein, mais avec quand une bonne affluence pour un mardi soir, malgré la situation et les prix.

J’ai eu plaisir à revoir les chefs Kiyomi et Shigeki que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer au Lausanne Palace entre autres.

Le service était fort sympathique et souriant. Sauf erreur, ils étaient trois en salle et trois en cuisine. Tout aussi rapide en salle qu’en cuisine.

En amuse bouche, quelques cacahuètes au wasabi. Plutôt original, ça change des petits pois verts au wasabi ou des edamames.

Namura, Genève

En entrée, j’ai pris un omakase zensai (18 chf), un plat composé de petits amuses bouche inédits un peu différent de la carte. Il y avait de la seiche au miso, un flan au poulet, du boeuf tataki et une salade d’algues au saumon. Très bon dans l’ensemble avec une préférence pour la seiche et le flan.

Namura, Genève

Pour compléter mon assortiment d’entrées, j’ai pris une brochette de poulet (7 chf). Elle était bonne, tendre, mais petite avec une amertume assez marquée. Attention à la commande, c’est 7 francs la brochette.

Namura, Genève

Egalement en plus, une aubergine au miso (14 chf) aussi appelé nasu dengaku. C’était très bon, délicieux, une demi aubergine fondante, pas trop nappée de sauce miso et un peu croquante.

Namura, Genève

En plat, j’ai pris un chirashi (58 chf) qui vient avec une soupe miso. Il était bon, très bon, surtout les poissons qui étaient délicieux, frais ou fondants. Il y avait du saumon, de la daurade, du thon rouge, du thon gras, une crevette cuite,  des crevettes douces crues, de la noix de Saint-Jacques et des oeufs de saumons. Il y avait aussi une tranche d’un genre de saucisson à base de poissons cuits que j’ai trouvé dense et sèche.

Namura, Genève

Pour résumer, le restaurant est très beau, un service sympathique, les plats étaient joliment présentés, des poissons de très bonne qualité, mais la carte est un peu trop classique à mon goût et surtout un manque de choix parmi les garnitures sushis, sans parler des prix assez élevés. Mais je ne doute pas sur leur capacité à attirer du monde, car c’est un endroit assez unique.

6 entrées, 2 plats, 3 makis, 1 minérale, 1 bière, 1 alcool, 1 café : ~ 270 chf. pour trois personnes.

Namura
Rue de St-Jean 55
1203 Genève
+41 22 344 35 53
www.restaurantnamura.ch

Crédit photo : foodaholic

Au Gourmand, Lausanne

Au Gourmand est l’un des rares restaurants coréens à Lausanne. L’établissement est situé pas très loin de la gare, cinq minutes à pied, arrêt de bus à proximité et il y a aussi le parking de Montbenon, mais attention, mon ami a payé 11 frs pour 2h30 ! Le patron avait encore il y a peu, un restaurant chinois du même nom dans le Food Corner à la Place Bel-Air.

Le restaurant est assez petit avec environ 34 couverts et une petite terrasse. Avec toute la ventilation et les tuyaux, le cadre n’est pas des plus glamour, sans vrai style, un peu neutre. Il est ouvert du lundi soir au dimanche, des horaires coupés, fermés les lundis midis.

La carte propose essentiellement des plats coréens comme des bibimbap, bulgogi, soupes chaudes et froides, mais aussi des plats plus chinois ou japonais et quelques plats occidentaux comme une entrecôte frite en plat du jour ou des plats spéciaux au fromage. Mouais, pourquoi pas.

Exemple de prix :
– salade d’algues (6 chf)
– crêpe aux légumes (13 chf)
– bibimbap au porc (24 chf)
– poulet pané au fromage (23 chf)
– pression 50 cl. (5.90 chf)
– Coca Cola 50 cl. (4.50 chf)
– café (3.40 chf)

Au Gourmand, Lausanne

27 septembre 2022.

Repas entre amis à six, notre groupe habituel, réservation pour 19 heures. Une soirée relativement tranquille, un restaurant à moitié rempli, 16 clients pour 3 tables, mais déjà assez bruyant, car la salle résonne un peu.

C’est mon 3ème repas chez eux, j’étais déjà venu en 2014 et 2015. Je ne serais pas revenu de moi-même, car il n’y a pour moi rien d’attirant chez eux, je suis plus venu passer un moment avec mes amis.

Par contre, rien que le service vaudrait presque le déplacement, un vrai spectacle. Une jeune femme, seule au service, était littéralement scotchée à son téléphone tout au long du service. Une serveuse 2.0, totalement connectée à son mobile et je ne sais pas ce qui pouvait autant la captiver au point d’en oublier son job, car après avoir commandé nos cafés, elle est allée sur son téléphone et …. plus rien, nous avons dû l’interrompre pour lui rappeler de faire nos cafés. Un vrai sketch.

Personnellement, je sais que le patron et chef, ne respire pas le « métier par passion », d’autant plus qu’en lisant la carte et les prix, je sais que pas mal de choses n’étaient pas faites maison.

Et pour vérifier cela, j’ai commandé des brochettes de poulet (9 chf), sauce teriyaki. Comme je le présentais, elles ne sont pas faites maison, ça n’enlève en rien qu’elles étaient plaisantes à manger. On va dire que pour 9 francs pour trois pièces, c’est plus que correct.

Au Gourmand, Lausanne

Dans les accompagnements pour barbecue, il y avait le kimchi, 3 assortiments (6 chf). Je ne pense pas que des carottes et radis  « daikon » au vinaigre et des algues « wakame » peuvent être considérés comme du kimchi.

La portion de feuilles d’algues (5 chf) doit faire 6 à 8 carrés. Le prix d’achat d’une demi-feuille d’algue coûte 10 centimes, une feuille a coupé en deux pour avoir deux carrés, donc 5 centimes par carré. C’est un produit très rentable pour eux.

La portion de riz nature (3 chf) était correcte, le riz plutôt bon.

Au Gourmand, Lausanne

L’assiette d’entrecôte parisienne (21 chf) marinée était correcte. L’équivalent de six ou sept tranches. De plus, il n’y a aucune mention du poids ou des provenances des viandes, ce qui n’est pas très légal.

Au Gourmand, Lausanne
Au Gourmand, Lausanne

Je me suis laissé tenter par un plat, la poitrine de porc à la sauce piquante (22 chf), riz inclu. C’était correct, une bonne portion, mais pas vraiment piquant, très peu. Lard coupé finement, courgette, poids mangetout, carotte, poivrons, mini champignon de Paris, 

Au Gourmand, Lausanne

Pour résumer, un établissement qui n’est vraiment pas pour moi, ni la carte, ni la cuisine ou le service ne me donnent vraiment envie, mais il attire quand même un peu de clientèle, peut-être grâce à la proximité de la gare ou pour l’expérience barbecue.

5 entrées, 7 plats, 8 garnitures, 5 riz, 5 bières, 2 minérales, 4 cafés : ~ 300 chf. pour six personnes.

Au Gourmand
Avenue Louis Ruchonnet 26
1003 Lausanne
+41 21 312 79 89

Crédit photo : foodaholic

Kozan, Genève

Ouvert en 2017, le Kozan est l’un de mes restaurants japonais favoris à Genève, probablement même de Suisse Romande. Propriétaire et également chef, Hiroshi Machida avec plus de 20 ans d’expérience, propose des sushis traditionnels, souvent agrémenté d’une petite touche personnelle, tandis que son épouse Makiko, oeuvre en cuisine.

Le restaurant est situé dans le quartier des Grottes, pas loin derrière la gare de Cornavin, cinq petites minutes à pied. Venant de Lausanne, entre bouchon et parking, il est plus judicieux de venir en train, si la voiture est un choix indispensable, le parking de la gare de Cornavin est le choix le plus sûr, à moins de vouloir tenter sa chance dans les rues aux alentours.

L’établissement est assez petit, cinq places au comptoir, une salle principale climatisée et une petite pièce, une trentaine de couverts, quarante, tout au plus avec une terrasse ombragée sur le trottoir de 16 places, pas très glamour, mais c’est mieux que rien. Un cadre simple à la japonaise, des tons clairs, un mobilier en bois, des tables dressées très simplement. Ils sont ouverts du mardi au samedi, fermés les dimanches et les lundis. Horaires coupés. Vente à l’emporter.

Dans une ville où les restaurants japonais pullulent dans tous les coins et malgré des prix assez élevés, ils ont réussi en quelques années à se faire une très bonne réputation auprès d’une clientèle exigeante. C’est souvent plein, il vaut mieux réserver ou venir tôt.

La carte axée très sushis & sashimis, grand choix d’entrées, quelques plats principaux. Belle variété de poisson et crustacés, des propositions folles (wagyu, caviar, botan ebi, natto).

Exemples de prix :
– menu midi (25 à 45 chf)
– edamame (8 chf)
– poulet teriyaki (34 chf
– sashimi thon gras (60 chf)
– thé vert froid 3 dl. (5 chf)
– thé vert, tasse (4 chf)
– café (4 chf)

Pour résumer, c’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité, mais cela requiert un certain prix, il est l’un des restaurants japonais le plus chers de Genève.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

13 septembre 2022

Il y a en ce moment à Genève, beaucoup de chamboulements concernant les restaurants japonais. La fermeture du Sauan, le Kakinuma qui n’accueille plus de clients le soir, l’Izumi qui ne renouvelle plus sa « licence Nobu » dont le chef va aller au Sachi du Mandarin Oriental, sans compter le projet Gaku.

Mardi midi, seul, sans réservation, peu avant midi. Il y avait déjà pas mal de monde, il ne me restait que la petite salle au fond, le bar ou la terrasse. Comme à mon habitude, j’ai choisi le bar, rien de plus plaisant que de voir le chef à l’oeuvre, surtout quand on mange seul.

Comme souvent, j’ai fait une première commande histoire de jauger la qualité des poisons du jour, car ce qui est magique avec les sushis, nous pouvons manger à chaque fois les mêmes poissons sans qu’ils soient la même chose, car les goûts et surtout la texture peuvent changer.

Comme la daurade que j’ai mangée une fois était fabuleuse, la dernière, elle était assez commune et aujourd’hui il n’y en a pas.

Les brochettes de poulet (14 chf) au wasabi étaient délicieuses, la viande était tendre et moelleuse, le wasabi et l’ail donnent un bon coup de fouet sans arracher le nez. Pas de daurade disponible aujourd’hui, j’ai donc pris du loup de mer (10 chf) à la place qui était bon, gras, mais une chaire un peu molle. La sériole (15 chf) était bonne aussi, mais sa chair était aussi molle. Pareil pour la seiche (9 chf), bon goût, mais aussi mou. Dommage. j’aime bien quand le poisson est un peu ferme sous la dent. Le saumon grillé (10 chf) était bon, fondant et parfumé. Le maquereau (9 chf) était excellent, lisse et fondant, légèrement acidulé, c’est vraiment l’un des poissons que j’adore le plus chez eux, le Kozan a vraiment la meilleure recette.

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

20 mai 2022

J’ai débarqué du train à Cornavin un jeudi soir à 18h50, sans réservation nulle part, le premier restaurant japonais appelé était complet, mais heureusement, il y avait encore de la place au Kozan.

Arrivé au restaurant, il n’y avait que le chef, ne parlant pas bien le français et soucieux de l’accueil, il est vite allé chercher quelqu’un, ah si je pouvais parler japonais. L’accueil était sympathique, souriant, je pouvais choisir une place en salle ou au bar, le comptoir évidemment, par contre les tabourets sont assez bas par rapport à la hauteur du comptoir. Durant la soirée, trois personnes en salle, un service souriant et convivial, deux en cuisine et le chef Machida derrière son comptoir à faire les sushis.

Il était à peine 19 heures, que le chef Machida était déjà pleinement occupé par des commandes à l’emporter.

Petite mise en bouche pour commencer. Du saumon frit dans une petite sauce aigre-douce, servi froid, un classique.

Arrive en premier une paire de brochettes de poulet au wasabi (12 chf), sakiyabi en japonais. J’adore ces brochettes, elles étaient tendres, nappées d’une sauce sucrée légèrement épaisse et recouvertes surtout de racine de wasabi hachée, juste ce qu’il faut pour chatouiller les narines.

Kozan, Genève

Puis arrivent les sushis, par paires lors de la commande. Un peu au compte goûte quand on est assis au comptoir. Dans l’ensemble, ils étaient tous très bons, celui à la daurade était ce soir au-dessus des autres, tandis que celui au thon gras un peu en-dessous.

Les nigiris à la seiche (9 chf) avaient une chair ferme au début qui requiert un peu de « mâchouiller » pour développer son goût. « customisé » avec une feuille de shiso et un coulis d’umeboshi. À éviter si vous n’aimez pas les textures visqueuses.

Les nigiris à la daurade (9 chf) étaient incroyables, excellents. Un poisson plein de significations au Japon. La chair était souple et ferme, goûtu, j’ai été agréablement surpris. Je le choisis rarement, car la daurade ou le loup de mer que j’ai pu manger dans le passé étaient souvent peu intéressants. Si la qualité au Kozan reste constante, je vais le prendre beaucoup plus souvent.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) avaient une chair fondante, lisse, légèrement acidulée et douce, garnis d’une petite algue marinée légèrement croquante. Qualité constante, vraiment top.

Kozan, Genève

Les nigiris au thon gras (20 chf) étaient aujourd’hui corrects, satisfaisants. Le thon était fondant et goûtu, bien coupé dans le sens de la membrane, mais on sentait quand même un peu de nerfs en bouche.

Les makis thon gras et ciboulette (15 chf) étaient bien garnis, on y sentait bien le thon et la ciboulette, un thon fondant et goûtu. Puisqu’il est haché, les quelques nerfs possibles passent inaperçus.

Les nigiris au saumon flambé (10 chf) étaient fondants, garnis d’un topping amer et piquant, de l’ail râpé peut-être ?

Kozan, Genève

Les nigiris anguille (12 chf) étaient servis chauds, une tranche épaisse, gélatineux, un mélange de texture souple, élastique et ferme. Quand c’est réussi, c’est vraiment un délice.

L’omelette (8 chf) en format izakaya, sans riz, était bonne, spongieuse, pas trop sucrée.

Kozan, Genève

La boule de sorbet citron et gingembre (8 chf) était bonne, goût équilibré, on sentait bien les deux ingrédients, assez sucré quand même, mais son prix fait un peu mal au cul. Pas trop le choix, après un copieux repas, j’aime finir sur un truc bien froid, glacé et si possible acide.

6 mai 2022

Sortant d’un autre restaurant japonais, mais qui n’était pas trop à mon goût, j’ai décidé de finir mon repas au Kozan, car assez proche, à 13h15, je n’avais pas énormément de choix.

Je suis arrivé à l’improviste, il restait encore de la place au bar. Ayant déjà mangé un peu, je mangerais moins, mais je vais me faire plaisir en testant des sushis un peu fous.

Les nigiris botan ebi (30 chf) étaient une première pour moi. C’était bon et fin, bien en chair, de couleur blanche, un peu rouge et translucide comme si elle était cuite, mais elle est bien crue. Garni d’oeufs de poisson volant. Attention, une grosse crevette crue, comme ça, peut s’avérer un peu écoeurant.

Kozan, Genève

Les gunkans au wagyu, oursin et caviar (80 chf) sont la proposition la plus luxueuse, mais dommage, ce n’est pas réussi, ça ne se marie simplement pas bien. À peine servie, j’ai fait l’erreur de sauter dessus, le caviar venait de sortir du frigo, donc trop froid, ses saveurs étaient atténuées. Le wagyu, flambé, était très fondant, mais l’oursin masquait son goût, ainsi que celui du caviar. Au final, une bouchée onctueuse au goût d’oursin, un peu cher payé pour cette expérience. Puis si on laisse au caviar se réchauffer pour gagner plus de saveur, le wagyu qui est flambé, refroidit et perd en qualité.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) étaient toujours aussi bons, fondant, d’une qualité constante, parmi les meilleurs que j’ai pu trouver.

Kozan, Genève

Les makis au thon gras et ciboulette (15 chf) étaient, délicieux, bien garnis, on y sentait bien le goût du thon.

Kozan, Genève

Les brochettes de poulet au wasabi (12 chf) étaient bonnes, bien grillées, tendres, douces, légèrement grasses, ce qu’il faut de piquant pour titiller le nez.

Kozan, Genève

Pour résumer, c’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité, mais cela requiert un certain prix, il est l’un des restaurants japonais le plus chers de Genève.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

Sumo Yakitori, Genève

Le Sumo Yakitori est un restaurant japonais à Genève qui est spécialisé comme son nom l’indique, dans les brochettes. Ce restaurant existe depuis très longtemps, au moins 2007. J’ai toujours voulu y aller, mais à chaque fois que je mets les pieds à Genève, je me sens comme aspiré dans les restaurants à sushis.

L’établissement est situé dans le quartier des Pâquis, à une dizaine de minutes à pied de la gare, au n°15 de la rue Manthoux, il est plus près du lac que du côté rue de Lausanne. Si vous êtes en avance, profiter d’aller faire quelques pas sur les quais, la vue est sympathique, il y a le jet et c’est à l’ombre avec un petit air frais, pas trop désagréable quand il fait chaud.

Petite terrasse couverte sur le trottoir, pas très glamour, je ne suis pas allé visiter le restaurant, mais la décoration m’a semblé assez atypique et aussi petit, de plus j’imagine sans climatisation, il doit faire chaud, surtout avec les grills.

Ils sont ouverts uniquement les soirs du mardi au samedi. Fermés les midis, les dimanches et les lundis. Vente à l’emporter.

Une carte qui se focalise sur les brochettes en tout genres, mais surtout sur le poulet. Il y a également quelques entrées et plats classiques japonais comme l’unadon, oyako-don ou curry-don.

Exemples de prix : edamame (10 chf), soupe miso (6 chf), tofu froid (10 chf), gyoza (14 chf), unadon (30 chf), Asashi 33 cl. (10 chf), Arkinaz 50 cl. (5 chf), café (4 chf).

Les brochettes coûtent en moyenne entre 3 et 7 francs la pièce, celle au Saint-Jacques coûte 24 francs ! Ouch. J’ai été surpris par le prix des edamame à 10 francs, j’espère que la portion est gigantesque et le prix de la bière Asashi à 10 francs mérite aussi d’être mentionné.

Sumo Yakitori, Genève
Sumo Yakitori, Genève

Repas du 29 juin 2022.

En compagnie de ma fidèle amie gastronome qui me suis depuis plus de quinze ans, on découvre ensemble ce fameux restaurant de brochettes.

Nous étions installés sur la terrasse, j’avais le dos tourné au restaurant, mais il me semble que c’était une soirée très calme, je n’ai pas vu grand monde, mis à part le groupe à côté de notre table.

La commande se fait avec une liste à remplir, comme pour les sushis. Nous avons choisi pas mal de plats à partager. Les boissons et les premiers plats sont vite arrivés.

Les oshinko (10 chf). Des légumes en saumure, six sortes, étaient pas mal, variés, il y avait du gingembre, du radis décliné en trois couleurs, de petites tomates et je pense de petites prunes. 

Sumo Yakitori, Genève

Le nasu yaki (12 chf). Une aubergine grillée au feu de bois qui était particulièrement sympa, très fondant avec un goût fumé fort prononcé.

Sumo Yakitori, Genève

Les choses sérieuses ont démarré avec les brochettes kawa (5 chf) et hatsu (4 chf), qui sont peu communes, car ce sont des brochettes de peau et coeurs de poulet. Je suis comme Eric Cartman, j’adore la peau. Les coeurs de poulet étaient bons, fermes et souples, pour ceux qui ne connaissent pas, les coeurs n’ont pas d’odeur, ni goût particulier.

Sumo Yakitori, Genève

Les brochettes kamo (6 chf) et tuskune (4 chf), respectivement canard et boulettes de poulet étaient bonnes.

Sumo Yakitori, Genève

Le uzura yaki (15 chf). Une demi caille marinée façon sumo était pour moi le plat le moins interessant, car il était trop cuit, presque sec.

Sumo Yakitori, Genève

Mon amie a pris  un yaki onigiri (11 chf), une boule de riz grillée au feu de bois. Je n’ai pas goûté, j’ai pris à la place un classique bol de riz blanc (4 chf).

Sumo Yakitori, Genève

Les yakitori negiponzu (7 chf), du poulet avec oignon nouveau et gelée de ponzu était très sympathique, j’ai trouvé qu’il se mariait très bien avec mon riz blanc.

Sumo Yakitori, Genève

Pour résumer, dans l’ensemble, tout était bon, mise à part la caille. Le concept est sympathique, la cuisine bonne et plaisante, conviviale à partager. Le service était correct, mais il manquait un peu de convivialité. Les prix sont relativement onéreux, les pris paraissent petits, mais la diversité de la carte et les petites portions fait que si on ne se modère pas un peu, l’addition risque d’être salée.

Pour deux, 18 brochettes, 4 petits plats, 2 riz, 2 cocktails, une minérale et un café, 183 francs.

Sumo Yakitori
Rue de Monthoux 15
1201 Genève

+41 22 731 19 50

Crédit photo : foodaholic