Lausanne, 2023

Mon dernier article datait de mai 2023. Entre lassitude et problèmes de santé, j’ai mis en pause FoodaHolic, même si j’ai un peu continué les restaurants, mais je n’avais plus le coeur à écrire mes sorties.

Après plus de sept mois de pause, l’envie reprend un peu, je tente une relance avec un rythme plus modéré.

Juin – Décembre 2023

Lausanne a pas mal bougé durant 2023 avec son lot de fermetures et ouvertures. Parmi mes connaissances, plusieurs cherchent à remettre leurs locaux et certaines agences immobilières annoncent une année 2024 mouvementée.

La tendance 2023 à Lausanne aura été marqué par les steakhouses avec les ouvertures du Beef’Or (Petit-Chêne), le Redwood (Flon), Crazy Kitchen (Tivoli). le Wonder Grill (Borde) ou le Leman Bae (Veytaux) qui s’inspire d’un célèbre et coûteux steakhouse. Il y aura eu également les restaurants de ramens avec Aki (Marterey), Neko (Cour), Black Market Ramen (Tunnel) ou le Kitsune (Malley). Le coté sucré n’est pas en reste avec The Sweet Sage (Flon), Kripsy Kreme (Pichard) ACarré (Marterey), Elssi (Harpe).

Un bon nombre de nouveaux établissements comme Café du Tramway (Valentin), le Aux 5 épices (Midi), Côté Sushi (Grand-Pont). La Parada (Tunnel), La Esquina (Mousquines), Brasserie Belleville (Flon), Bellantoni (Midi),  Le Petit Ajaccio (parc Valancy), Histoire Sans Faim (Plaines-du-Loup), Qui Résiste (Saint-Laurent), That’s Amore (Chailly), Matcha Picchu (Grand-Chêne), L’appart (Bourg), le renouveau Sardine (Barre), Roberto (Pully, prochainement), Shed Burger (Pully, prochainement), Why Not Burger (Pully, prochainement).

Quand certains ouvrent, d’autres ferment : Kantan Sushi (Chauderon), La Pomme de Pin (Cîté-Derrière), la boulangerie Délices du Théâtre (Georgette), Zafferano (Tivoli), Uncle Gau (Saint-François), Royal India (Chaucrau), Cusco 11 (Petit-Chêne), La Quequetterie (Petit-Chêne), New Way (Pully), Chez Tatii (Pully), Homy’s Place (Pully), Ho Wan (Pully).

Durant le 2e semestre 2023, j’ai beaucoup ralenti ma cadence concernant les restaurants, mais je me suis quand même laissé tenter par quelques-uns, de temps en temps.

Le Beef’Or
Rue du Petit-Chêne 28
1003 Lausanne
+41 21 312 87 32
www.beefor.ch

Un restaurant à viandes que j’ai testé à trois reprises. Pas vraiment pour tout les budgets, pour les amateurs de viandes, surtout celle de luxe. L’établissement a été totalement rénové, des travaux lourds ont été faits, plus rien à voir avec le BullDog Bar. Cadre un peu chic, lumière tamisée, c’est beau, mais attention, coté fenêtre, il fait assez froid, c’était mal isolé. Staff en nombre, parfois peu efficace, sur les trois visites :  une fois beaucoup de boissons alcoolisées ont été oubliées (en remerciement de l’avoir signalé, nos apéritifs ont été offerts) et lors de la dernière visite, ils ont amené à table deux entrées de suite par erreur (c’était ceux de la table à côté), digne d’une caméra cachée.

Globalement, c’était plutôt bon. Sur trois repas, j’ai toujours pris le pigeon. J’aime en manger et il n’est pas souvent à la carte, en plus à 32 francs, c’est un prix très attractif. Le premier était bon, le second était délicieux, le troisième bien trop saignant. Je viens de voir qu’il ne figure plus sur la carte, dommage.

De toutes les sauces, celle au foie gras et Porto ne m’a pas convaincue, simplement une mousse de foie gras en plus liquide, aucun goût de Porto, mais j’ai beaucoup aimé celle au jus de veau et vin rouge : goûtue, corsée, bien épaisse.

Le National, Chez Tò & Giò
Rue neuve 13
1003 Lausanne
+41 21 312 22 62
www.lenational-lausanne.ch

Il a été repris par une nouvelle équipe, ou partiellement. Je n’ai jamais mis les pieds dans l’ancien National, mais il me semble que la carte du moins, a changée, c’est d’ailleurs leur Faux-Filet de boeuf façon café de Paris qui m’a attiré chez eux. Une pièce suisse maturée mini 35 jours, nappée d’un beurre maison, servie avec des frites et une petite salade. Sauce en abondance, cuisson respectée, situé au centre-ville, prix corrects. Ils ont de bons arguments. Testé deux fois, les viandes étaient bonnes, ambiance sympathique et service décontracté.

Le Coco Mama
Rue du Lac 40
1815 Clarens
+41 21 964 25 35
www.cocomama.ch

Il s’agit de l’ancien restaurant thaïlandais Maï Thaï connu pour sa superbe terrasse. Le Coco Mama est un restaurant surfant sur la tendance « nikkei », un mélange de cuisine japonaise et péruvienne. Personnellement, c’était plus beau à voir qu’à manger, trop surfait à mon goût, surtout au vu des prix. Les vrais amateurs de la cuisine japonaise risquent de déchanter. Le service n’était pas top, un peu brouillon. Nous avions téléphoné pour prévenir de notre retard d’environ 15 minutes, mais nous sommes arrivés un peu comme s’il n’y avait pas de réservation..

Pho Ardoise
Av. de Chillon 52
1820 Territet
+41 21 961 19 88
www.pho-ardoise.ch

Restaurant familial proposant une cuisine vietnamienne avec une carte courte misant sur le fait maison et la qualité. Testé avec deux amis un samedi midi, il n’y avait malheureusement pas grand monde. J’ai trouvé le repas plutôt bon, des goûts différents, plus personnels. Le bouillon du pho était très bon, bien dégraissé, mais vraiment dommage pour la viande qui était très cuite, trop dure et sèche. Des morceaux coupés dans de la poitrine, alors qu’au début, ils utilisaient de la cuisse, mais certains clients se sont plaints des nerfs et tendons.

Chisana Sushi
Av. Paul-Cérésole 14
1800 Vevey
+41 21 921 32 22
www.chisanasushi.ch

Un restaurant japonais situé proche de la gare dont je m’étais réjouis de découvrir, mais j’ai été un peu déçu. Ni mauvais, ni très bon, simplement très standard avec des sushis de qualité corrects et des entrées de fabrication industrielle. Des prix dans la moyenne, pas trop cher, ni bon marché. Une ambiance asiatique moderne et kitch qui amusera certains.

Pasta e Sfizi
Av. d’Ouchy 3
1003 Lausanne
+41 21 323 23 50
www.pastaesfizi.ch

Un restaurant italien qui a ouvert très longtemps que j’ai découvert que très récemment en compagnie de deux amies avec le PG. L’ambiance était un peu froide, mais la carte m’avait beaucoup tapé dans l’oeil lors de la lecture. Nous avons testé le mille-feuille de perche, un plat de pâte et deux viandes. C’était salé, très, trop salé, pourtant je n’ai pas la main légère je cuisine La viande n’était pas assez cuite non plus, j’aime bien saignant, mais c’était presque bleu. La garniture n’était pas celle écrite sur le menu. Bref, beaucoup de points négatifs, le seul plat aimé par tous était le dessert, mais ça n’a pas suffit pour sauver la soirée.

Prochain article

Mon voyage en Finlande lors des deux premières semaines de janvier 2024. Helsinki, Rovaniemi, Ivalo, des huskies, des rennes, hôtel, cottage, restaurants et du -25°C …

Le Bologne, Genève

Ma duo gourmande de longue date m’a fait découvrir une belle pépite. Le Bologne à Genève, un restaurant au nom italien, mais qui n’a rien d’italien dans l’assiette. On y sert une très jolie cuisine, tantôt colorée, tantôt  gourmande, très plaisante.

L’établissement est situé à cinq minutes de la gare, un peu caché des grands axes. Une salle, une terrasse, ambiance brasserie parisienne dans des tons claires blanc et beige.

Une carte de mets assez courte avec  5 entrées, 5 plats, 5 desserts et un menu du jour.

Exemples de prix :
– menu de midi (e/p/d)  (38 chf)
– orezza 100cl.

Le Bologne
Rue Necker 9-11
1201 Genève
+41 22 732 86 80
www.lebologne.com

Crédit photo : foodaholic

2 mai 2023

Belle découverte, cela faisait longtemps que je n’avais pas trouvé un restaurant qui provoque « un petit plus ».

Il y avait du monde, peut-être même complet. Une équipe de trois ou quatre personnes en salle, pas mal de monde en cuisine aussi. Un service sympathique, rapide, efficace.

Avec mon amie, nous avons partagé un thon rouge (24 chf) crème de ricotta et vinaigrette de fruits avec un thon légèrement snacké, c’était plutôt frais, léger avec des goûts acidulés.

Puis elle a pris un risotto de céleri (24 chf), truffes noires et foie gras poêlé. Un plat très gourmand avec des goûts affirmés, un jus corsé. De mon côté, j’ai pris des asperges en tempura (18 chf), hollandaise à l’encre de seiche. C’était sympa, bon, une friture légère et croustillante, j’ai trouvé la sauce un peu « moche » au premier coup d’oeil, cette masse grisâtre, ça n’était pas vraiment alléchant.

Ensuite, elle a pris une pluma de pata negra (49 chf), teriyaki, mousseline au wasabi. La viande était vraiment tendre avec un goût très profond. Moi, j’ai pris une aile de raie rôtie (42 chf), vinaigrette de légumes, ail des ours. Très tendre, une assiette au visuel réussi, colorée et appétissante.

Pour résumer, un chouete restaurant, proche de la gare, à proximité des grands axes, mais aussi un peu caché. Jolie cuisine, gourmande et colorée.

Mardi, 12h00, deux personnes avec réservation.
3 entrées, 2 plats, 1 minérale : ~165 francs pour deux personnes.

Swagat, Vevey
Swagat, Vevey
Swagat, Vevey
Swagat, Vevey
Swagat, Vevey

Hungky, Genève

Le Hungky est un restaurant chinois ouvert en 2017 à Genève qui est situé à cinq minutes de la gare, derrière la rue du Mont-Blanc. Létablissement est plutôt récent, mais leur nom est plus ancien, ils étaient à un autre emplacement pas très loin de l’actuel mais qui a brûlé. C’est d’ailleurs devenu aussi un établissement chinois.

L’établissement est de petite taille, c’est serré avec une cinquantaine de places. Un cadre chinois assez dans le temps favorisant le nombre de places et mettant de côté la décoration.

Une belle carte de mets avec les classiques et pour une fois, des plats plus particuliers qui ne sont pas du nord avec plein d’huile et de piment, ce que j’apprécie beaucoup plus. Attention aux prix, ceux sur leur site web sont « à l’emporter » ou « à livrer » et ceux qui sont sur Google dant de 2021 ont subis la hausse de prix. Par exemple le poisson vapeur à 33 francs est maintenant à 34.90 francs.

Exemples de prix :
– menu du jour (20.90 chf)
– Coca-Cola Zero33 cl. (5.00 chf)

Hungky
Rue Chaponnière 3
1201 Genève
+41 22 732 20 77
www.hungky.ch

Crédit photo : foodaholic

8 mars 2023

Mercredi, 12h00, à deux sans réservation.

Le service était rapide, francophone, il y avait trois ou quatre personnes, plutôt nombreux pour une salle pas si grande que cela, de plus pas que des asiatiques, ce qui est assez rare dans la restauration asiatique. Peut-être un manque de main d’oeuvre ou une volonté de toucher une clientèle plus francophone ou internationale.

C’était passablement plein. Une clientèle variée, toutes nationalités, tout âges. Un restaurant qui attire tout le monde.

Par contre, le service manque un peu manque de sympathie, car nous avions une petite table pour deux et avec le nombre de plats commandés, c’était trop serré. Au début, ils ont bien voulu nous laisser la table adjacente mais on nous la repris avant la fin de notre repas qui resteras vide lors de notre départ. Dommage de traiter de la sorte des clients qui apportent plus de chiffres d’affaires que la moyenne des clients de midi qui mangent un simple plat du jour.

Nous avons commandé des raviolis vapeur Ha Kao (9.50 chf), des aubergines et petites crevettes séchées (17.90 chf) au sel et poivre, des langues de Canard (17.90) au sel et poivre, une daurade entière au gingembre (34.90 chf) à la vapeur et deux bols de riz nature (3 chf). Cela fait pas mal de sel et poivre, attention au sel, en consommer trop n’est pas bon pour la santé !

Les raviolis aux crevettes étaient plutôt bons, un classique, j’en mange pas souvent, je ne saurais dire s’ils sont faits maison. J’ai bien aimé les aubergines légères, fondants et croustillantes avec les petites crevettes séchées apportant une touche salée. Les langues de canards étaient bonnes, bien frites, croustillantes, pas trop grasses, un plat gourmand, même s’il n’y a pas grande chose « à manger », comme des pattes de poulet. Dommage pour la daurade, correcte, mais sans plus, je l’ai trouvé légèrement trop cuite.

Hungky, Genève
Hungky, Genève
Hungky, Genève
Hungky, Genève
Hungky, Genève

Pour résumer, un établissement chinois plutôt sympathique avec une carte orientée plus « cantonaise » avec moins d’huile et de piment, elle me plait assez  et ça change de la cuisine sichuanaise à la mode en ce moment. La cuisine dans l’ensemble était bonne, dommage pour le poisson vapeur qui n’était pas mauvais, correct mais pas inoubliable. Les prix sont attirants, mais le service est un peu brusque, on sent qu’ils cherchent à remplir au max les tables sans penser au comfort des clients.

1 entrée, 3 plats, 2 accompagnements, 2 minérales : ~95 francs pour deux personnes.

Kozan, Genève

Ouvert en 2017, le Kozan est l’un de mes restaurants japonais favoris à Genève, probablement même de Suisse Romande. Propriétaire et également chef, Hiroshi Machida avec plus de 20 ans d’expérience, propose des sushis traditionnels avec sa petite touche personnelle. Son épouse Makiko, oeuvre en cuisine. C’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité.

Le restaurant est situé dans le quartier des Grottes, à cinq petites minutes à pied derrière de la gare de Cornavin, très pratique si on vient en train, bus ou à pieds, mais en voiture, le parking de la gare de Cornavin est le choix le plus sûr, à moins de vouloir tenter sa chance dans les rues aux alentours.

L’établissement est assez petit, cinq places au comptoir, une salle principale climatisée et une petite pièce, une trentaine de couverts, quarante, tout au plus avec une terrasse ombragée sur le trottoir de 16 places, pas très glamour, mais c’est mieux que rien. Un cadre simple à la japonaise, des tons clairs, un mobilier en bois, des tables dressées très simplement. Ils sont ouverts du mardi au samedi, fermés les dimanches et les lundis. Horaires coupés. Vente à l’emporter.

La carte axée très sushis & sashimis, grand choix d’entrées, quelques plats principaux. Belle variété de poisson et crustacés, des propositions folles (wagyu, caviar, botan ebi, natto).

Exemples de prix :
– edamame (8 chf)
– poulet teriyaki (34 chf
– thé vert froid 3 dl. (5 chf)
– thé vert, tasse (4 chf)
– café (4 chf)

Dans une ville où les restaurants japonais pullulent dans tous les coins et malgré des prix assez élevés, ils ont réussi en quelques années à se faire une très bonne réputation auprès d’une clientèle exigeante. C’est souvent plein, il vaut mieux réserver ou venir tôt.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

 Repas du 21 février 2023

Mardi, 12 heures, à deux avec réservation.

Mon dernier repas au Kozan datait de septembre 2022. C’est toujours aussi fréquenté, il n’est pas facile d’obtenir une table à midi à la dernière minute. Les sushis étaient toujours aussi bons, fins, légers, de très bonne qualité. Un service jeune et sympathique, il faut aimer le style « détendu ». Le Kozan reste pour moi l’un des tops japonais de Genève.

Les brochettes de poulet (14 chf) au wasabi étaient délicieuses, ils sont les seuls à les proposer de cette facon. La qualité du thon gras dans le negitoromaki (16 chf) était très bonne. Le takokara (19 chf), des bouchées de poulpe frits bien croustillantes, tendres et légères. Le gourmand mais onéreux ika uni (20 chf), de la seiche coupée en spaghetti mélangé avec du corail d’oursin.

On ne le trouve pas partout, on profite du crabe mou en uramaki (21 chf). Je n’oublie pas mon nigiri favori, le maquereau mariné (9 chf), sans oublier quelques classiques, comme la daurade (10 chf), le loup de mer (10 chf), l’anguille (12 chf) ou le saumon saisi (11 chf). Un peu déçu de la seiche (9 chf), je préfère la version du Myo Sushi Bar à Lausanne qui est coupée de façon plus épaisse.

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

13 septembre 2022

Il y a en ce moment à Genève, beaucoup de chamboulements concernant les restaurants japonais. La fermeture du Sauan, le Kakinuma qui n’accueille plus de clients le soir, l’Izumi qui ne renouvelle plus sa « licence Nobu » dont le chef va aller au Sachi du Mandarin Oriental, sans compter le projet Gaku.

Mardi midi, seul, sans réservation, peu avant midi. Il y avait déjà pas mal de monde, il ne me restait que la petite salle au fond, le bar ou la terrasse. Comme à mon habitude, j’ai choisi le bar, rien de plus plaisant que de voir le chef à l’oeuvre, surtout quand on mange seul.

Comme souvent, j’ai fait une première commande histoire de jauger la qualité des poisons du jour, car ce qui est magique avec les sushis, nous pouvons manger à chaque fois les mêmes poissons sans qu’ils soient la même chose, car les goûts et surtout la texture peuvent changer.

Comme la daurade que j’ai mangée une fois était fabuleuse, la dernière, elle était assez commune et aujourd’hui il n’y en a pas.

Les brochettes de poulet (14 chf) au wasabi étaient délicieuses, la viande était tendre et moelleuse, le wasabi et l’ail donnent un bon coup de fouet sans arracher le nez. Pas de daurade disponible aujourd’hui, j’ai donc pris du loup de mer (10 chf) à la place qui était bon, gras, mais une chaire un peu molle. La sériole (15 chf) était bonne aussi, mais sa chair était aussi molle. Pareil pour la seiche (9 chf), bon goût, mais aussi mou. Dommage. j’aime bien quand le poisson est un peu ferme sous la dent. Le saumon grillé (10 chf) était bon, fondant et parfumé. Le maquereau (9 chf) était excellent, lisse et fondant, légèrement acidulé, c’est vraiment l’un des poissons que j’adore le plus chez eux, le Kozan a vraiment la meilleure recette.

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

20 mai 2022

J’ai débarqué du train à Cornavin un jeudi soir à 18h50, sans réservation nulle part, le premier restaurant japonais appelé était complet, mais heureusement, il y avait encore de la place au Kozan.

Arrivé au restaurant, il n’y avait que le chef, ne parlant pas bien le français et soucieux de l’accueil, il est vite allé chercher quelqu’un, ah si je pouvais parler japonais. L’accueil était sympathique, souriant, je pouvais choisir une place en salle ou au bar, le comptoir évidemment, par contre les tabourets sont assez bas par rapport à la hauteur du comptoir. Durant la soirée, trois personnes en salle, un service souriant et convivial, deux en cuisine et le chef Machida derrière son comptoir à faire les sushis.

Il était à peine 19 heures, que le chef Machida était déjà pleinement occupé par des commandes à l’emporter.

Petite mise en bouche pour commencer. Du saumon frit dans une petite sauce aigre-douce, servi froid, un classique.

Arrive en premier une paire de brochettes de poulet au wasabi (12 chf), sakiyabi en japonais. J’adore ces brochettes, elles étaient tendres, nappées d’une sauce sucrée légèrement épaisse et recouvertes surtout de racine de wasabi hachée, juste ce qu’il faut pour chatouiller les narines.

Kozan, Genève

Puis arrivent les sushis, par paires lors de la commande. Un peu au compte goûte quand on est assis au comptoir. Dans l’ensemble, ils étaient tous très bons, celui à la daurade était ce soir au-dessus des autres, tandis que celui au thon gras un peu en-dessous.

Les nigiris à la seiche (9 chf) avaient une chair ferme au début qui requiert un peu de « mâchouiller » pour développer son goût. « customisé » avec une feuille de shiso et un coulis d’umeboshi. À éviter si vous n’aimez pas les textures visqueuses.

Les nigiris à la daurade (9 chf) étaient incroyables, excellents. Un poisson plein de significations au Japon. La chair était souple et ferme, goûtu, j’ai été agréablement surpris. Je le choisis rarement, car la daurade ou le loup de mer que j’ai pu manger dans le passé étaient souvent peu intéressants. Si la qualité au Kozan reste constante, je vais le prendre beaucoup plus souvent.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) avaient une chair fondante, lisse, légèrement acidulée et douce, garnis d’une petite algue marinée légèrement croquante. Qualité constante, vraiment top.

Kozan, Genève

Les nigiris au thon gras (20 chf) étaient aujourd’hui corrects, satisfaisants. Le thon était fondant et goûtu, bien coupé dans le sens de la membrane, mais on sentait quand même un peu de nerfs en bouche.

Les makis thon gras et ciboulette (15 chf) étaient bien garnis, on y sentait bien le thon et la ciboulette, un thon fondant et goûtu. Puisqu’il est haché, les quelques nerfs possibles passent inaperçus.

Les nigiris au saumon flambé (10 chf) étaient fondants, garnis d’un topping amer et piquant, de l’ail râpé peut-être ?

Kozan, Genève

Les nigiris anguille (12 chf) étaient servis chauds, une tranche épaisse, gélatineux, un mélange de texture souple, élastique et ferme. Quand c’est réussi, c’est vraiment un délice.

L’omelette (8 chf) en format izakaya, sans riz, était bonne, spongieuse, pas trop sucrée.

Kozan, Genève

La boule de sorbet citron et gingembre (8 chf) était bonne, goût équilibré, on sentait bien les deux ingrédients, assez sucré quand même, mais son prix fait un peu mal au cul. Pas trop le choix, après un copieux repas, j’aime finir sur un truc bien froid, glacé et si possible acide.

6 mai 2022

Sortant d’un autre restaurant japonais, mais qui n’était pas trop à mon goût, j’ai décidé de finir mon repas au Kozan, car assez proche, à 13h15, je n’avais pas énormément de choix.

Je suis arrivé à l’improviste, il restait encore de la place au bar. Ayant déjà mangé un peu, je mangerais moins, mais je vais me faire plaisir en testant des sushis un peu fous.

Les nigiris botan ebi (30 chf) étaient une première pour moi. C’était bon et fin, bien en chair, de couleur blanche, un peu rouge et translucide comme si elle était cuite, mais elle est bien crue. Garni d’oeufs de poisson volant. Attention, une grosse crevette crue, comme ça, peut s’avérer un peu écoeurant.

Kozan, Genève

Les gunkans au wagyu, oursin et caviar (80 chf) sont la proposition la plus luxueuse, mais dommage, ce n’est pas réussi, ça ne se marie simplement pas bien. À peine servie, j’ai fait l’erreur de sauter dessus, le caviar venait de sortir du frigo, donc trop froid, ses saveurs étaient atténuées. Le wagyu, flambé, était très fondant, mais l’oursin masquait son goût, ainsi que celui du caviar. Au final, une bouchée onctueuse au goût d’oursin, un peu cher payé pour cette expérience. Puis si on laisse au caviar se réchauffer pour gagner plus de saveur, le wagyu qui est flambé, refroidit et perd en qualité.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) étaient toujours aussi bons, fondant, d’une qualité constante, parmi les meilleurs que j’ai pu trouver.

Kozan, Genève

Les makis au thon gras et ciboulette (15 chf) étaient, délicieux, bien garnis, on y sentait bien le goût du thon.

Kozan, Genève

Les brochettes de poulet au wasabi (12 chf) étaient bonnes, bien grillées, tendres, douces, légèrement grasses, ce qu’il faut de piquant pour titiller le nez.

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

Kakinuma, Genève

Le Kakinuma est l’un de mes restaurants japonais de Genève favoris. Il est situé dans le quartier des Eaux-Vives à une vingtaine de minutes à pied depuis la gare de Cornavin. Ouvert en 2006 par Shinya Kakinuma et son épouse Sho, lui aux sushis, elle en salle, ils proposent une cuisine de qualité authentique et traditionnelle.

Malgré une concurrence démentielle sur Genève, le Kakinuma ne désemplit pas, ils ont su au fil des ans, acquérir et garder une excellente réputation et fidéliser leur clientèle. Il est noté 14/20 au Gault & Millau (2022) et est mentionné au Guide Michelin (2022).

La famille Kakinuma possède également d’autres établissements dans le coin : le Temaki Bar (Quai du Mont-Blanc), l’Izakaya qui est fermé depuis un moment et le Gaku au Lion d’Or (Colony) ouvert en attendant l’ouverture de leur nouveau projet Gaku. qui était censé ouvrir en 2022.

Je les ai découverts en 2008, fréquenté régulièrement jusqu’en 2012, puis fait une pause jusqu’en 2022. Je suis agréablement surpris de voir que leurs prix n’ont pas grimpés.

L’établissement est tout petit, serré avec une trentaine de places. Un cadre simple, des tables noires, un sol en carrelage rouge sombre, des murs crème, une lumière tamisée, une ambiance sympathique. Une décoration japonaise légère, sans excès. Un fond musical léger, style jazz, mais inaudible dès qu’il y a du monde. En voiture, il faut parfois être très patient pour trouver une place dans les rues alentour, pour les moins joueurs, le parking de Rive-Centre est une bonne alternative.

Ils sont ouverts du lundi au vendredi, fermés les samedis et les dimanches. Horaires coupés. Depuis août 2022, Dû à certains raisons, ils ne font plus que de la vente à l’emporter le soir.

La carte propose un choix classique de mets japonais. Un joli choix d’entrées et de plats, les nigiris à la pièce sont très pratiques.

Exemples de prix :
– salade d’algues (10 chf)
– poulet teriyaki (28 chf)
– thé vert (6 chf)
– café (5 chf)

Repas du 13 janvier 2023

Vendredi, 12h30, deux personnes avec réservation.

Même plusieurs jours avant, il n’est pas certain d’arriver à réserver pour la date souhaitée, la réservation est maintenant quasi obligatoire sous peine de devoir improviser son repas.

La reprise suite aux vacances de Noël a réservé quelques surprises. C’est toujours fermé le soir, mais la vente à l’emporter reste possible, le choix des mets a diminué et certains prix ont augmenté. Adieu les huîtres panées que j’adorais tant, mais il y a du nouveau comme les tempuras de calamar.

Les brochettes de poulet (13 chf) ont prix un franc de plus, mais sont toujours aussi délicieuses. Une viande tendre et j’adore ce parfum de grill au charbon.

Les tempuras de calamar (20 chf) aux algues aonori c’est assez une tuerie. Des tentacules de calamars fermes et souples, frites dans un enorbage léger et croustillant. Pas facile de dire si c’est meilleur que les huîtres panées.

Assortiment de sushis à la carte. Dans l’ensemble, ils étaient bons, petits, légers, poissons frais et excellents. Maki negitoro (14 chf), nigiri maquereau (5 chf), nigiri calamar (5 chf), nigiri sériole (6 chf).

Ce que j’apprécie particulièrement au Kakinuma sont le service et le choix des nigiris à la pièce.

Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève

Repas du 9 juin 2022.

Après ce repas, je confirme que le kakinuma reste l’un de mes restaurants japonais favoris et ce n’est pas que mon avis, car il faut vraiment avoir de la chance pour avoir une table sans réservation. Il vaut mieux réserver un ou deux jours à l’avance pour s’assurer d’avoir une table.

Car j’ai voulu réserver un mercredi pour le soir même, c’était malheureusement complet, ils m’ont proposé une table pour le jour suivant.

Toujours aussi nombreux, quatre personnes en salle, l’accueil était rapide, courtois et décontracté. Le service était rapide, souriant et efficace, la cuisine a bien suivi, peu d’attente, malgré mes quatre commandes durant le repas.

1er round avec quelques sushis à la carte. Chez eux, les nigiris sont à la pièce, très pratique pour tester les poissons du jour sans trop se remplir l’estomac. Maki au thon gras (13 chf), nigiris de thon gras (8 chf), seiche (4 chf), maquereau (4 chf), sériole (6 chf), poisson blanc (5 chf). Ils étaient bons dans l’ensemble. Le thon gras chez eux est relativement « abordable », mais pour le maquereau, je préfère celui du Kozan.

Incontournables, les traditionnelles brochettes de poulet (12 chf) étaient bonnes.

Je ne pouvais pas rater l’occasion de manger à nouveau les huîtres panées (30 chf), car peu de restaurants en proposent et puis comment résister à ces bouchées croustillantes et iodées.

Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève

2e round avec une nouvelle fournée de nigiris, j’ai pu affiné mon choix après la première série. J’ai aussi testé le foie gras poêlé, sauce ponzu (30 chf). Un poil cher, mais bon, j’adore tellement cette odeur, irrésistible. Délicieux avec du riz, seul c’est un peu triste.

Kakinuma, Genève

3e round avec une petite fournée de nigiris au thon gras, quand c’est bon, on ne compte pas. J’ai craqué pour un deuxième service de brochettes de poulet, mais dommage, elles étaient cette fois un peu trop cuites.

Kakinuma, Genève

4ème et le dernier, j’ai finis avec un dorayaki (12 chf) fait maison fourré aux haricots rouges, servi avec une petite boule de glace vanille.

Kakinuma, Genève

Pour résumer, au niveau du prix et du service, je dirais qu’il est au-dessus du Kozan qui n’est pas moins bon, mais différent. Pour la qualité des sushis et de son choix, je préfère par-contre le Kozan.

Repas du 29 avril 2022.

L’accueil était rapide et souriant. Trois personnes en salle, un service très sympathique et décontracté, parfois amical, mais en restant pro. Au moins deux personnes en cuisine et deux personnes au sushis bar, c’était rapide, les plats se sont enchaînés, peut-être un poil trop vite. Addition et encaissement rapides, ce qui n’est pas toujours le cas dans la restauration. Ambiance très animée, c’était plein, beaucoup de tables réservées et les quelques places restantes ne l’ont pas été longtemps.

Le repas débute avec une petite mise en bouche froide à base d’épinards et de sésame, un classique.

Le sashimi de maquereau (20 chf) est l’un de mes plats favoris chez eux. Il est préparé par eux, très fondant, goût équilibré, pas trop acide, ni trop sucré, d’une qualité constante. Accompagné de petites garnitures : wasabi, gingembre rapé, tobiko, shiso, quelques algues, oignons nouveaux ciselés. Habituellement, beaucoup de restaurants le proposent en nigiris, mais en sashimi, c’est plus rare.

Kakinuma, Genève

Le sashimi de seiche (28 chf) était correct, bon. Il était coupé en « nouilles » et servi avec presque les mêmes petites garnitures que le maquereau. Le prix demandé est assez élevé, peut-être qu’en nigiris, c’est plus satisfaisant, sauf si on n’aime pas le riz.

Kakinuma, Genève

Les nigiris étaient très bons, petits, légers, par pièce. Le thon gras (8 chf) était beau, fondant, délicieux. L’omelette (4 chf) était sympathique, spongieux, assez sucré. Le saumon flambé (6 chf) était bon.

Kakinuma, Genève

Le tofu frit (16 chf) était très bon et gourmand. Trois cubes, une panure transclucide, fine et croustillante, il faut vite déguster avant que le croustillant soit ramollis par le bouillon, attention, c’est chaud. Le bouillon était bon et corsé, garni de nori ciselé, du daikon râpé et de petits champignons nameko.

Kakinuma, Genève

Les brochettes de poulet (12 chf) étaient bonnes, bien grillées et tendres. Un classique, servies par deux.

Kakinuma, Genève

Les huîtres panées (30 chf) étaient excellentes. Une portion de sept pièces, servie avec un quartier de citron, de la moutarde japonaise, une sauce tonkatsu ainsi qu’un petit bol de salade. Elles étaient bien frites, une jolie coloration, , une panure croustillante, une bonne odeur et goût iodé. Simple et délicieux.

Kakinuma, Genève

En résumer, le Kakinuma est très bon japonais. Les sushis à la pièce sont très pratiques et les prix sont globalement assez raisonnables. Le choix des entrées et plats est chouette, dommage pour les sashimis qui manquent de choix. 10 ans après mon dernier repas chez eux, la qualité des prestations est toujours aussi bonne, le service est même mieux qu’avant. Cafés offerts, geste sympa qui fait toujours plaisir.

Mes autres repas chez eux : 26 juin 2012, 20 mars 2012

Kakinuma
Rue Henri-Blanvalet 3
1207 Genève
+41 21 735 47 11
www.kakinuma.ch

Crédit photo : foodaholic

Kakinuma, Genève
Kakinuma, Genève