Umamido, Lausanne

Umamido est un restaurant japonais qui vient d’ouvrir à Lausanne depuis le 22 septembre, spécialisé dans les ramens et les donburis. Umamido est aussi présent à Genève et également en Belgique. Il est situé sous la gare, là où se trouvait le restaurant Les Arcades qui était spécialisé dans les fondues.

Le gros du changement a été le bar et de la cuisine, un coup pinceau, une insonorisation au plafond et un mobilier neuf. Le cadre, l’esprit des lieux n’ont pas beaucoup changé, ils ont gardé les boiseries et les tons d’avants, c’est resté très bistrot, rien ne laisse apparaître une ambiance asiatique, mis à part quelques « norens », bouteilles de sake ou affiche de cinéma en japonais. La salle est lumineuse, pas très grande, mais il y a quand même une quarantaine de couverts et une vingtaine sur la terrasse. Ils sont ouverts tous les jours, service continu.

La carte se focalise principalement sur les ramens, les donburis et une liste d’extras ainsi que quelques entrées, pas de desserts. 

Exemples de prix :
– edamame (5.50 chf)
– karaage (11.90 chf)
– nigiris saumon (9 chf)
– Asahi 33 cl. (5.50 chf)
– Thé froid Hojicha 30 cl. (4.90 chf)

Umamido, Lausanne

23 septembre 2022

Vendredi soir, repas improvisé en compagnie de David et Tomoko de MarutCha, sans réservation. De toute façon, il n’y a pas de réservation possible, c’est donc au bonheur la chance. J’ai bien fait d’arriver tôt, seul, sans attendre mes amis, car c’était déjà bien rempli vers 19h00, quand nous sommes partis vers 20h00, c’était archi complet avec une file d’attente, pas mal pour le 2ème jour d’ouverture.

Ils sont plutôt nombreux pour un si petit local, trois personnes en salle, une à la caisse et trois en cuisine. Ambiance décontractée, mais terriblement bruyante, car plein. Un service sympathique, souriant, jeune. Le paiement a été un peu chaotique, nous avons dû faire la file au milieu de la salle entre ceux qui paient et ceux qui attendent une place, bloquant le passage, pas très pratique.

Ne raffolant pas de ramens, je me suis laissé tenter par un donburi. Le Portobello Katasu Donburi (23.40 chf) qui est végétarien, à base de riz, garni de champignons portobello frits, sauce teriyaki et légumes croquants. Je n’ai pas pu résister à l’envie de rajouter plein d’extras : oeuf parfait (2.50 chf), poulet (3.50 chf), chashu (3.50chf), huile mayu maison (1.50 chf) et sauce kara mayo (1.50 chf).

Mon donburi de luxe était gourmand, mais pas vraiment bon. Les champignons étaient croustillants, mais vite mous à cause de la sauce. Le riz était trop humide, trop cuit, pâteux et avec la sauce, ce n’était pas mieux. Les trois fines tranches de chashu étaient bien pâles, un chashu plus bouilli que rôti. Les trois morceaux de poulet frits n’étaient pas très tendres, plutôt secs. Seul l’oeuf parfait, onctueux, coulant, servi froid était bien préparé, mais froid.

Umamido, Lausanne

Mon ami a pris des Tan Tan Men (25.90 chf), un plat signature à base d’un bouillon crémeux de poulet assaisonné de sauce sésame, porc haché, épinards, negi, huile rayu parfumée et oeuf parfait. C’était correct, mais pas assez copieux pour lui, il a donc pris pour compléter des gyozas (9.70 chf) au poulet et légumes, une portion de six pièces. Des gyozas fait maison, selon la serveuse, mais j’en doute grandement,

Son amie a pris un Tonkotsu Ramen (21.50 chf) qu’elle a plutôt bien aimé. Base de bouillon de porc, deux tranches de chashu, huile mayu, pousses de soja, champignons kikurage, negi.

Pour résumer, joli départ avec une grosse affluence, mais dommage que mon donburi ait été plutôt décevant. Je metse sur le compte, je l’espère des balbutiements du début.

Umamido
Boulevard de Grancy 46
1006 Lausanne
+41 21 616 31 06
www.umamido.ch

Crédit photo : foodaholic

Plaisir d’Asie, Gex, France

Le Plaisir d’Asie est un restaurant vietnamien à Gex, situé près du rond-point à côté du Lidl.

Le restaurant est grand, spacieux avec une terrasse et places de parking privées. Un cadre sympathique, propre et lumineux, confortable, des couleurs sobres, bien décoré, pas trop chargé, juste quelques décorations qui rappellent l’Asie. Il est vraiment en contraste avec les restaurants vietnamiens de Lausanne.

La carte est sympathique, complète, spécialités vietnamiennes, mais aussi des plats plus chinois.

Exemple de prix :
– rouleau de printemps (6.50)
– siu mai (7)
– poulet au basilic (13.50)
– Badoit 100 cl. (5.50)
– Coca Cola 33 cl. (3.50)
– café (2)

Charme Thaï, Denens

18 septembre 2022.

Dernier repas de notre weekend à Gex. Nous avons choisi le Plaisir d’Asie un peu au hasard, surtout parce qu’il était proche de la frontière et ouvert assez tôt.

Nous sommes arrivés vers 18h15. Nous étions les premiers clients, mais la salle s’est remplie petit à petit.

Un service sympathique et souriant, une personne qui semble être le patron ou le gérant, parfaitement bilingue, il y avait une autre personne, mais ne parlait pas du tout le français, il était juste présent pour apporter les plats et débarrasser.

En entrée, j’ai pris des nems au porc (6.50) qui étaient bons, 4 pièces, croustillants, pas trop gras. Selon moi, de grandes chances qu’ils soient faits maison.

Mon ami a pris un potage pékinois piquant (8.50) qui était généreux, servi dans un bol plus grand que nos tailles classiques, il n’était pas vinaigré, ne pas confondre avec le potage aigre piquant.

Charme Thaï, Denens

Ensuite, j’ai pris une soupe pho (18) que j’ai trouvée bonne. Bien préparé, un bouillon assez bien degraissé, une viande mi-cuite, des boulettes de boeuf, basilic thaïe, ciboule, oignon et à part des haricots mungs et citron. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu ces boulettes de viande dans une soupe pho au restaurant.

Charme Thaï, Denens

Mon ami a pris des nouilles sautées au poulet (17) qu’il a fort apprécié. Son amie un bo bun (17) qui m’a paru très appétissant et généreux.

Charme Thaï, Denens
Charme Thaï, Denens

Pour résumer, c’était vraiment une bonne surprise. Je regrette de ne pas avoir de si bon vietnamien près de chez moi.

2 entrées, 3 plats, 3 minérales, 1 café : ~ 80 pour trois personnes.

Plaisir d’Asie
514 Rue des Entrepreneurs
01170 Gex, France
+33 4 50 99 26 53
www.plaisirdasie.fr

Crédit photo : foodaholic

Charme Thaï, Denens

Le Charme Thaï à Denens est un restaurant thaïlandais à Denens et qui a acquis une forte bonne réputation dans la région depuis des années, il a su séduire la population locale et attirer les amoureux de la cuisine thaïlandaise dans une commune comme Denens. L’établissement a été repris par Vicky et Tony depuis juin 2022 qui ne sont pas totalement des inconnus, puisqu’ils étaient les propriétaires du Golden Mango, un petit traiteur restaurant qui a vite séduit les Lausannois.

La commune de Denens est situé près de Morges accessible avec le bus 726 qui relie Morges (gare) à Denens (Cigogne) en 13 minutes, puis l’établissement est cinq petites minutes de marche. Le restaurant possède également sept places privées et divers parkings sont à proximité.

Le restaurant est de taille moyenne, une salle de 40 couverts et une terrasse de 30 couverts. Un joli cadre typé thaï en blanc, noir et or, assez lourdement décoré. Ils sont ouverts du mardi au dimanche, midi et soir, fermés les dimanches soir et les lundis.

La carte est sympathique, entrées classiques, potages, salades, puis les currys et les plats sautés.

Exemple de prix :
– salade de papayes (17 chf)
– nouilles sautées aux crevettes (27 chf)
– Henniez 100 cl. (9.80 chf)
– Singha 33 cl. (6.80 chf)
– café (4 chf)

Charme Thaï, Denens

16 septembre 2022.

Vendredi soir, 5 personnes avec réservation. Repas entre amis avec Kohji qui était le premier chef du Palace Sushi Zen, son ami qui gère Kurukuru, un groupe FB répertorie les événements japonais en Suisse Romande et les patrons de MarutCha. C’était très animé et bruyant, il y avait beaucoup de commande à l’emporter, la salle était à deux tables près, pleine.

Navré pour les photos très jaunes, une fois le soleil couché, l’éclairage de la salle était fortement inamicale pour les photos.

En entrée, j’ai partagé une salade de porc haché (15 chf) et un assortiment d’entrées (17 chf p.p / min. 2 pers.). Mes amis ont également pris la salade de porc haché et une salade de papaye (17 chf).

La salade de porc était bonne, il y avait de l’échalote, de la menthe, de la citronnelle, c’était bien acidulé et surtout très poivré.

L’assortiment était composé de rouleaux de printemps, raviolis frits au porc et crevette, crevettes panées, galettes de porc haché au curry et légumes, puis poulet cuit en feuilles de pandanus, ce dernier était sec, mais le reste était plutôt bon.

J’ai été très surpris par le parfum des épices qui étaient fort agréable, vraiment différent des raviolis ou rouleaux mangés dans la plupart des restaurants.

Charme Thaï, Denens
Charme Thaï, Denens

En plat, j’ai pris un boeuf sauté (29 chf) à l’ail et au poivre avec un bol de riz parfumé (3 chf) et aussi partagé des aubergines sautées (18 chf) à l’ail, piment et basilic.

Le boeuf était bon, même très bon, une viande bien cuite, tendre et juteuse, une sauce abondante qui sentait bien l’ail et le poivre. Les aubergines étaient bonnes, fondantes.

Mes amis ont pris des nouilles de riz fraîches sautées aux crevettes (27 chf), au poulet (26 chf), des liserons sautés (18 chf), un bol de riz gluant (4 chf).

Charme Thaï, Denens
Charme Thaï, Denens

En dessert, nous avons pris une coupe danemark (12 chf), un colonel (14 chf), une mangue fraîche au riz collant (15 chf). J’ai pris comme d’habitude pour faciliter ma digestion, une boule de glace citron-yuzu (4.50 chf).

Le patron nous a offert des khanom sot sai, un dessert thaïlandais à base de noix de coco et riz. Vite présenté, c’est une sorte de pâte de riz cuit à la vapeur, farci à la noix de coco et enrobé dans une feuille de banane. C’était assez sucré, collant, visqueux, glissant, pas vraiment facile à manger proprement et de manière élégante.

Pour résumer, c’était bien, un bon repas avec des épices aux goûts prononcés, une qualité au-dessus de la moyenne. Ils méritent leur réputation.

5 entrées, 6 plats, 2 riz, 4 desserts, 2 minérales, 3 bières : ~ 320 chf. pour cinq personnes.

Charme Thaï
Route Cantonale 10
1135 Denens
+41 21 802 01 03
www.charmethai.ch

Crédit photo : foodaholic

La Terrasse d’Arnaud, Lausanne

La terrasse d’Arnaud à Lausanne est un café-restaurant qui propose une cuisine traditionnnelle, simple, sans chichi. Discret, presque caché, il est situé à deux pas du double giratoires de Montchoisi, il ne figure dans aucun guides, ne possède aucun labels, il n’a même pas de site web et pourtant, il a pourtant quelque chose qui attire les gens du quartier.

Restaurant de quartier avec sa clientèle, taille moyenne, charmant, une petite quarantaine de couverts et une terrasse forte appréciée de taille similaire. Un cadre simple, passe-partout, ni vieux, ni moderne. Ils sont ouvert tous les jours, fermés le dimanche soir, horaires continus, cuisine midi et soir.

La carte est vraiment petite avec peu de choix, mais un peu de tout.

Exemple de prix :
– salade verte (5 chf)
– tomme vaudoise panée (22 chf)
– fondue moitié-moitié (24 chf)
– Arkinaz 50 cl. (5 chf)
– thé froid 30 cl. (3.80 chf)

La Terrasse d'Arnaud, Lausanne

12 septembre 2022.

Je suis passé au hasard un vendredi midi, mais c’était plein à craquer, voulant manger plus tranquillement, je suis donc revenu trois jours après, un lundi soir et c’était bien plus calme. Repas seul, sans réservation, vers 19 heures.

Deux personnes en salle, un service sympathique, convivial et souriant. Du monde sur la terrasse, plutôt calme à l’intérieur. Ambiance conviviale, certains clients, des habitués, n’étaient plus très frais, mais restaient corrects.

Même si la carte est courte, le choix n’a pas été si facile que ça.

En entrée, j’ai pris un os à moelle (9.50 chf) qui était bien rempli. Oignon, persil, gros sel, pain grillé, c’était simple et gourmand.

La Terrasse d'Arnaud, Lausanne

Ensuite, un tartare d’omble chevalier (33 chf) avec un petit rabais, car je l’ai pris volontairement sans toasts, ni salade composée. Il était bon, une texture ferme mais un peu trop cuit, trop acidulé à mon gout.

La Terrasse d'Arnaud, Lausanne

En plat, une entrecôte parisienne (29 chf), pommes de terre grenaille au romarin, légumes de saison et beurre aux herbes maison. C’était assez copieux. L’entrecôte était large et fine, rendant la cuisson saignante un peu difficile, elle était donc un peu plus cuite que voulue, un peu dure aussi, mais globablement correcte. J’ai beaucoup aimé la tomate très croustillante. Les pommes de terre grenailles en abondance, au moins 10, étaient fondantes.

La Terrasse d'Arnaud, Lausanne

En dessert, un moelleux au chocolat (12 chf) avec sa glace vanille. Classique et sympathique, rien à redire. J’ai un petit doute sur le fait maison ou non, cette couleur, ce format, ce goût, j’ai l’impression de le voir un peu trop souvent et partout.

La Terrasse d'Arnaud, Lausanne

Pour résumer, un lieu très apprécié par les habitants du quartier, surtout sa terrasse. Petit restaurant, petite équipe, ambiance conviale avec une cuisine simple, généreuse et bien faite, j’ai surtout été surpris par les prix un peu en dessous de la moyenne.

Entrée, deux plats et un dessert, deux minérales : ~ 85 chf. pour une personne.

La Terrasse d’Arnaud
Avenue de Montchoisi 26
1006 Lausanne
+41 21 616 64 00

Crédit photo : foodaholic

Kozan, Genève

Ouvert en 2017, le Kozan est l’un de mes restaurants japonais favoris à Genève, probablement même de Suisse Romande. Propriétaire et également chef, Hiroshi Machida avec plus de 20 ans d’expérience, propose des sushis traditionnels, souvent agrémenté d’une petite touche personnelle, tandis que son épouse Makiko, oeuvre en cuisine.

Le restaurant est situé dans le quartier des Grottes, pas loin derrière la gare de Cornavin, cinq petites minutes à pied. Venant de Lausanne, entre bouchon et parking, il est plus judicieux de venir en train, si la voiture est un choix indispensable, le parking de la gare de Cornavin est le choix le plus sûr, à moins de vouloir tenter sa chance dans les rues aux alentours.

L’établissement est assez petit, cinq places au comptoir, une salle principale climatisée et une petite pièce, une trentaine de couverts, quarante, tout au plus avec une terrasse ombragée sur le trottoir de 16 places, pas très glamour, mais c’est mieux que rien. Un cadre simple à la japonaise, des tons clairs, un mobilier en bois, des tables dressées très simplement. Ils sont ouverts du mardi au samedi, fermés les dimanches et les lundis. Horaires coupés. Vente à l’emporter.

Dans une ville où les restaurants japonais pullulent dans tous les coins et malgré des prix assez élevés, ils ont réussi en quelques années à se faire une très bonne réputation auprès d’une clientèle exigeante. C’est souvent plein, il vaut mieux réserver ou venir tôt.

La carte axée très sushis & sashimis, grand choix d’entrées, quelques plats principaux. Belle variété de poisson et crustacés, des propositions folles (wagyu, caviar, botan ebi, natto).

Exemples de prix :
– menu midi (25 à 45 chf)
– edamame (8 chf)
– poulet teriyaki (34 chf
– sashimi thon gras (60 chf)
– thé vert froid 3 dl. (5 chf)
– thé vert, tasse (4 chf)
– café (4 chf)

Pour résumer, c’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité, mais cela requiert un certain prix, il est l’un des restaurants japonais le plus chers de Genève.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

13 septembre 2022

Il y a en ce moment à Genève, beaucoup de chamboulements concernant les restaurants japonais. La fermeture du Sauan, le Kakinuma qui n’accueille plus de clients le soir, l’Izumi qui ne renouvelle plus sa « licence Nobu » dont le chef va aller au Sachi du Mandarin Oriental, sans compter le projet Gaku.

Mardi midi, seul, sans réservation, peu avant midi. Il y avait déjà pas mal de monde, il ne me restait que la petite salle au fond, le bar ou la terrasse. Comme à mon habitude, j’ai choisi le bar, rien de plus plaisant que de voir le chef à l’oeuvre, surtout quand on mange seul.

Comme souvent, j’ai fait une première commande histoire de jauger la qualité des poisons du jour, car ce qui est magique avec les sushis, nous pouvons manger à chaque fois les mêmes poissons sans qu’ils soient la même chose, car les goûts et surtout la texture peuvent changer.

Comme la daurade que j’ai mangée une fois était fabuleuse, la dernière, elle était assez commune et aujourd’hui il n’y en a pas.

Les brochettes de poulet (14 chf) au wasabi étaient délicieuses, la viande était tendre et moelleuse, le wasabi et l’ail donnent un bon coup de fouet sans arracher le nez. Pas de daurade disponible aujourd’hui, j’ai donc pris du loup de mer (10 chf) à la place qui était bon, gras, mais une chaire un peu molle. La sériole (15 chf) était bonne aussi, mais sa chair était aussi molle. Pareil pour la seiche (9 chf), bon goût, mais aussi mou. Dommage. j’aime bien quand le poisson est un peu ferme sous la dent. Le saumon grillé (10 chf) était bon, fondant et parfumé. Le maquereau (9 chf) était excellent, lisse et fondant, légèrement acidulé, c’est vraiment l’un des poissons que j’adore le plus chez eux, le Kozan a vraiment la meilleure recette.

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève

20 mai 2022

J’ai débarqué du train à Cornavin un jeudi soir à 18h50, sans réservation nulle part, le premier restaurant japonais appelé était complet, mais heureusement, il y avait encore de la place au Kozan.

Arrivé au restaurant, il n’y avait que le chef, ne parlant pas bien le français et soucieux de l’accueil, il est vite allé chercher quelqu’un, ah si je pouvais parler japonais. L’accueil était sympathique, souriant, je pouvais choisir une place en salle ou au bar, le comptoir évidemment, par contre les tabourets sont assez bas par rapport à la hauteur du comptoir. Durant la soirée, trois personnes en salle, un service souriant et convivial, deux en cuisine et le chef Machida derrière son comptoir à faire les sushis.

Il était à peine 19 heures, que le chef Machida était déjà pleinement occupé par des commandes à l’emporter.

Petite mise en bouche pour commencer. Du saumon frit dans une petite sauce aigre-douce, servi froid, un classique.

Arrive en premier une paire de brochettes de poulet au wasabi (12 chf), sakiyabi en japonais. J’adore ces brochettes, elles étaient tendres, nappées d’une sauce sucrée légèrement épaisse et recouvertes surtout de racine de wasabi hachée, juste ce qu’il faut pour chatouiller les narines.

Kozan, Genève

Puis arrivent les sushis, par paires lors de la commande. Un peu au compte goûte quand on est assis au comptoir. Dans l’ensemble, ils étaient tous très bons, celui à la daurade était ce soir au-dessus des autres, tandis que celui au thon gras un peu en-dessous.

Les nigiris à la seiche (9 chf) avaient une chair ferme au début qui requiert un peu de « mâchouiller » pour développer son goût. « customisé » avec une feuille de shiso et un coulis d’umeboshi. À éviter si vous n’aimez pas les textures visqueuses.

Les nigiris à la daurade (9 chf) étaient incroyables, excellents. Un poisson plein de significations au Japon. La chair était souple et ferme, goûtu, j’ai été agréablement surpris. Je le choisis rarement, car la daurade ou le loup de mer que j’ai pu manger dans le passé étaient souvent peu intéressants. Si la qualité au Kozan reste constante, je vais le prendre beaucoup plus souvent.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) avaient une chair fondante, lisse, légèrement acidulée et douce, garnis d’une petite algue marinée légèrement croquante. Qualité constante, vraiment top.

Kozan, Genève

Les nigiris au thon gras (20 chf) étaient aujourd’hui corrects, satisfaisants. Le thon était fondant et goûtu, bien coupé dans le sens de la membrane, mais on sentait quand même un peu de nerfs en bouche.

Les makis thon gras et ciboulette (15 chf) étaient bien garnis, on y sentait bien le thon et la ciboulette, un thon fondant et goûtu. Puisqu’il est haché, les quelques nerfs possibles passent inaperçus.

Les nigiris au saumon flambé (10 chf) étaient fondants, garnis d’un topping amer et piquant, de l’ail râpé peut-être ?

Kozan, Genève

Les nigiris anguille (12 chf) étaient servis chauds, une tranche épaisse, gélatineux, un mélange de texture souple, élastique et ferme. Quand c’est réussi, c’est vraiment un délice.

L’omelette (8 chf) en format izakaya, sans riz, était bonne, spongieuse, pas trop sucrée.

Kozan, Genève

La boule de sorbet citron et gingembre (8 chf) était bonne, goût équilibré, on sentait bien les deux ingrédients, assez sucré quand même, mais son prix fait un peu mal au cul. Pas trop le choix, après un copieux repas, j’aime finir sur un truc bien froid, glacé et si possible acide.

6 mai 2022

Sortant d’un autre restaurant japonais, mais qui n’était pas trop à mon goût, j’ai décidé de finir mon repas au Kozan, car assez proche, à 13h15, je n’avais pas énormément de choix.

Je suis arrivé à l’improviste, il restait encore de la place au bar. Ayant déjà mangé un peu, je mangerais moins, mais je vais me faire plaisir en testant des sushis un peu fous.

Les nigiris botan ebi (30 chf) étaient une première pour moi. C’était bon et fin, bien en chair, de couleur blanche, un peu rouge et translucide comme si elle était cuite, mais elle est bien crue. Garni d’oeufs de poisson volant. Attention, une grosse crevette crue, comme ça, peut s’avérer un peu écoeurant.

Kozan, Genève

Les gunkans au wagyu, oursin et caviar (80 chf) sont la proposition la plus luxueuse, mais dommage, ce n’est pas réussi, ça ne se marie simplement pas bien. À peine servie, j’ai fait l’erreur de sauter dessus, le caviar venait de sortir du frigo, donc trop froid, ses saveurs étaient atténuées. Le wagyu, flambé, était très fondant, mais l’oursin masquait son goût, ainsi que celui du caviar. Au final, une bouchée onctueuse au goût d’oursin, un peu cher payé pour cette expérience. Puis si on laisse au caviar se réchauffer pour gagner plus de saveur, le wagyu qui est flambé, refroidit et perd en qualité.

Kozan, Genève

Les nigiris au maquereau mariné (9 chf) étaient toujours aussi bons, fondant, d’une qualité constante, parmi les meilleurs que j’ai pu trouver.

Kozan, Genève

Les makis au thon gras et ciboulette (15 chf) étaient, délicieux, bien garnis, on y sentait bien le goût du thon.

Kozan, Genève

Les brochettes de poulet au wasabi (12 chf) étaient bonnes, bien grillées, tendres, douces, légèrement grasses, ce qu’il faut de piquant pour titiller le nez.

Kozan, Genève

Pour résumer, c’est une adresse que je conseille vivement à tous ceux qui cherchent des sushis de qualité, mais cela requiert un certain prix, il est l’un des restaurants japonais le plus chers de Genève.

J’aime beaucoup les sushis du Kozan, car les nigiris sont petits et légers avec la petite touche personnelle du chef quand il ne croule pas sous les commandes. Comme le riz n’est pas trop serré, il faut un peu de dextérité lors de la manipulation et surtout éviter de trop les tremper dans la sauce soja.

Je ne conseille pas trop le gunkan super luxe au wagyu, oursin et caviar, un mélange qui se marie mal, vaut mieux les manger séparement.

Kozan
Rue Jean-Jacques-de-Sellon 7
1201 Genève
+41 22 740 30 80
www.kozan-geneve.ch

Crédit photo : foodaholic

Kozan, Genève
Kozan, Genève
Kozan, Genève