Premier repas au Tao Yuan à Vevey qui est un restaurant chinois tenu par la même famille depuis 2000. Il est situé à quelques minutes de la gare, c’est un petit restaurant familial, une carte classique, des prix dans la moyenne supérieure.

L’établissement est assez petit avec environ une quarantaine de places. Je devine que les lieux ont été rénovés, il y a quelques années. Un cadre plutôt atypique pour un restaurant chinois, car c’est un style assez occidental, simple et contemporain, mobilier sobre, des tons foncés, tout en gardant de belles décorations chinoises comme cette réplique d’un habit de l’empereur mis en valeur dans un tableau cadre géant. Ils sont ouverts du lundi au samedi, horaires coupés, fermés les dimanches.

La carte est assez sympathique, très classique avec quelques petites surprises, rien d’exceptionnel en soi, mais qui peuvent faire plaisir comme des cuisses de grenouille, une sole vapeur ou simplement une omelette aux oignons.

Exemple de prix :
– rouleau de printemps (8 chf)
– potage aigre piquant  (9 chf)
– boeuf croustillant (28 chf)
– Coca-Cola 33 cl. (4.80 chf)
– thé, théière. (5 chf)
– café (3.80 chf)

17 décembre 2022.

Samedi, 12h00, en solo, sans réservation.

Pas grand monde à mon arrivée, mais la salle s’était rempli peu à peu. Trois personnes en salle dont la patronne, un service sympathique, souriant, bilingue.

Les classiques chips de crevettes en mise en bouche.

En entrée, j’ai pris des nems (15 chf), 4 rouleaux (farine de riz) farcis au porc et légume, servie avec de la menthe et des feuilles de salade type laitue que je préfère plus pratique que la iceberg, car plus facilement enroulable autour du nem.

C’était excellent avec le petit plus. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu le petit « tient, c’est particulièrement bon ? ». Les rouleaux étaient légers, croustillants, presque aériens. La farce était bonne, mais un peu « maigre et sèche » à mon goût, je préfère quand il y a une viande un peu plus de grasse.

La Bruschetta, Lausanne

En entrée, j’ai aussi pris des calamars frits (15 chf), plus par envie, par gourmandise que par faim. Une texture ferme et souple, enrobage croustillant, des goûts légèrement relevés, j’aime beaucoup ce genre de combinaison.

C’était bon, gourmand et plutôt copieux. De bonnes grosses lamelles de calamar bien épaisses, pas toujours facile à manger avec des baguettes, ça glisse un peu.

La petite salade qui accompagnait le plat était composée de chou et de carotte avec une sauce vinaigrette et sésame, sympa, mais je n’en suis pas fan.

La Bruschetta, Lausanne

En plat, une sole vapeur au soja (38 chf) avec un riz nature (3.50 chf). J’étais très content de voir ce plat à la carte, surtout à 38 francs, qui est une affaire comparé Au Canard Pékinois (50 chf) ou au Dong Fang (58 chf).

J’ai apprécié que l’on me propose avec ou sans arrêtes, cela n’arrive pas souvent dans les restaurants chinois. Malheureusement, le plat en soi était un peu décevant. Déjà les morceaux de poireaux crus, ça fait très cheap, autant ne rien mettre. Le souci était la chair, je l’ai trouvé dense, trop ferme, compacte, c’était une sensation peu agréable en bouche, je ne pense pas que cela soit un problème de cuisson, mais je m’attendais plus à une chair tendre et moelleuse. Par contre, j’ai été surpris par la sauce soja, plutôt agréable, parfumée, corsé, avec un goût de champignons ou noix de saint-jacques.

Il est certainement peu probable que l’on utilise une belle sole de ligne de Bretagne, mais plus une espèce de sole bien plus abordable, ce qui n’est pas une excuse, car on peut sortir d’excellent poissons vapeur avec une simple et bête daurade d’élevage de Grèce à moins de 10 frs./kg.

La Bruschetta, Lausanne

Pour résumer, la sole vapeur est à oublier, mais les nems valent le détour, en plus le cadre et le service très occidentaux plairont surement à certains.

2 entrées, 1 plat, 1 thé, 1 café : ~ 80 chf. pour une personne.

Tao Yuan
Rue de la Clergère 2
1800 Vevey
+41 21 921 20 33
www.restaurant-chinois-tao-yuan.ch

Crédit photo : foodaholic